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Lettre - CAQ et langue

14 août 2012 | Jean Archambault - Montréal, le 12 août 2012 | Québec

Dans le calendrier de diffusion du Recensement Canada 2011, il a été prévu que les données sur la langue seraient divulguées lors de la dernière étape de publication, le 24 octobre 2012. Ce choix de révéler ces données sur la langue, tant à la maison qu’au travail, était certainement guidé par des raisons politiques. Au Québec, ces statistiques sont primordiales pour évaluer la situation du français. Pour le Grand Montréal, il est clair que ces données indiqueront que le processus d’anglicisation se poursuit et même se renforce, mettant en danger la place du français à la maison, et surtout au travail.


Pour tous les souverainistes et nationalistes qui ont à coeur l’épanouissement du français comme langue commune pour l’ensemble des Québécois, seul le PQ (à part Option Nationale) a dans son programme un renforcement de la loi 101 par des modifications législatives concrètes. La CAQ, à part des voeux pieux de François Legault qui ressemblent à ceux du PLQ, ne s’engage pas à modifier la Loi sur les écoles passerelles et à renforcer la loi 101 sur l’affichage et sur la langue de travail.


Par conséquent, je demande à tous les souverainistes et tous les nationalistes qui pensent appuyer la CAQ de comprendre qu’un tel vote signifie leur acceptation d’un statu quo à la PLQ sur les questions de la langue à un moment crucial pour l’avenir de leur langue. Les statistiques du Recensement de 2011 sur l’état de la langue française au Québec et principalement dans la région de Montréal mettront en évidence que le processus de fragilisation de la langue se poursuit et atteint un point de non-retour. Seul un vote pour le programme crédible de soutien du français du PQ pourrait enrayer ce processus de fragilisation. La question de la langue doit être au coeur des débats de l’élection ; il ne faudrait pas que souverainistes et nationalistes regrettent leur vote à la lueur des données qui sont dévoilées le 24 octobre 2012.


***

Jean Archambault - Montréal, le 12 août 2012

 
 
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