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    Loi 101 au cégep - Un débat qui divise, selon Bureau-Blouin

    13 août 2012 |Antoine Robitaille | Québec
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	Pauline Marois, vue ici aux côtés du candidat dans Rosemont, Jean-François Lisée, et du député sortant de Bourget, Maka Kotto, promet de renforcer la loi 101.</div>
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir
    Pauline Marois, vue ici aux côtés du candidat dans Rosemont, Jean-François Lisée, et du député sortant de Bourget, Maka Kotto, promet de renforcer la loi 101.

    Convaincre les jeunes d’accepter l’application de la loi 101 au cégep sera un « défi important » puisque c’est un « débat qui divise beaucoup les gens », croit Léo Bureau-Blouin. « Si on forme le prochain gouvernement, on va avoir beaucoup de travail à faire à ce niveau-là », a confié au Devoir l’ancien leader étudiant maintenant candidat péquiste dans Laval-des-Rapides. La raison ? « On sent que c’est un débat qui divise beaucoup les gens. […] Il y a un travail de communication à faire. Et je vais notamment avoir un rôle à jouer là-dedans si le PQ forme le prochain gouvernement. »


    L’application de la loi 101 au cégep fait partie d’une nouvelle loi 101 qu’un éventuel gouvernement Marois adopterait dans les 100 premiers jours suivant son élection. Elle s’appliquerait aussi aux écoles de formation professionnelle et à l’éducation des adultes. En tout, 8000 étudiants devraient désormais s’inscrire dans le réseau francophone. La chef péquiste a présenté de nouveau ce chapitre du programme péquiste hier à Montréal.


    En 2011, M. Bureau-Blouin n’avait pu convaincre la Fédération étudiante collégiale (FECQ) - qu’il présidait à l’époque - de prendre une position claire sur le sujet, tellement le clivage était grand dans les rangs de l’organisation.


    Au terme d’une assemblée générale annuelle de la FECQ au Saguenay - Lac-Saint-Jean, « il n’avait pas été possible de trouver un consensus sur la question », explique-t-il dans une lettre ouverte publiée dans notre page Idées (A 7). Deux résolutions, une favorable à la position du PQ (adoptée au congrès d’avril 2011) et une autre défavorable, n’avaient pu ni l’une ni l’autre obtenir une majorité. Les représentants de cinq cégeps appuyaient la position du PQ, alors que ceux des cinq autres s’y étaient carrément opposés. Le camp des favorables était composé de Sainte-Foy, Saint-Hyacinthe, Jonquière, Rimouski et Rouyn-Noranda. Celui des réfractaires, de Gaspé, Rosemont, Alma, Édouard-Montpetit et Ahuntsic. M. Bureau-Blouin avait à l’époque soutenu qu’une « politique publique aussi importante [devait] tenir sa légitimité dans un consensus ferme au sein des étudiants cégépiens, ce qui n’est pas le cas actuellement».


    À l’époque, rappelle-t-il, le principal reproche à la mesure du PQ était qu’elle « ne faisait pas partie d’un plan intégré de renforcement de la Charte de la langue française ». Avec le projet d’une nouvelle loi 101, cette lacune est corrigée, croit le nouveau politicien. Aujourd’hui, malgré les embûches, il écrit dans sa missive avoir « la ferme conviction qu’une réflexion d’ensemble combinée à des mesures structurantes permettra de rallier une majorité de Québécois et de préserver notre identité ».

     

    Autres éléments


    Parmi les autres éléments de la nouvelle loi 101, se retrouverait l’obligation, pour les entreprises de 11 à 50 employés, d’appliquer la loi 101. En tout, 54 000 entreprises devraient s’y soumettre.


    Un gouvernement Marois utiliserait au reste la clause dérogatoire « sans réserve » afin d’empêcher les « écoles passerelles ». Après un bref séjour dans une de ces écoles privées non subventionnées anglophones, un élève, sa fratrie et toute sa descendance peuvent obtenir la permission de fréquenter le réseau d’écoles anglaises subventionnées. La faille avait été colmatée en 2002, mais la Cour suprême l’avait rouverte à moitié il y a trois ans, soutenant qu’un élève démontrant qu’il a eu un « parcours authentique » vers l’enseignement en anglais devrait pouvoir y accéder. Le gouvernement Charest s’était plié à ce jugement, faisant adopter sous bâillon, en 2010, la loi 115.


    Mme Marois a aussi indiqué qu’elle reverra les règles qui permettent à des entreprises, comme Bombardier Aéronautique, de se soustraire à l’obligation d’assurer à ses employés le droit de travailler en français.

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	Pauline Marois, vue ici aux côtés du candidat dans Rosemont, Jean-François Lisée, et du député sortant de Bourget, Maka Kotto, promet de renforcer la loi 101.</div>
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	«On va avoir beaucoup de travail [de communication] à faire» – Léo Bureau-Blouin</div>
     
     
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