Loi 101 au cégep - Un débat qui divise, selon Bureau-Blouin

<div>
	Pauline Marois, vue ici aux côtés du candidat dans Rosemont, Jean-François Lisée, et du député sortant de Bourget, Maka Kotto, promet de renforcer la loi 101.</div>
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir
Pauline Marois, vue ici aux côtés du candidat dans Rosemont, Jean-François Lisée, et du député sortant de Bourget, Maka Kotto, promet de renforcer la loi 101.

Convaincre les jeunes d’accepter l’application de la loi 101 au cégep sera un « défi important » puisque c’est un « débat qui divise beaucoup les gens », croit Léo Bureau-Blouin. « Si on forme le prochain gouvernement, on va avoir beaucoup de travail à faire à ce niveau-là », a confié au Devoir l’ancien leader étudiant maintenant candidat péquiste dans Laval-des-Rapides. La raison ? « On sent que c’est un débat qui divise beaucoup les gens. […] Il y a un travail de communication à faire. Et je vais notamment avoir un rôle à jouer là-dedans si le PQ forme le prochain gouvernement. »


L’application de la loi 101 au cégep fait partie d’une nouvelle loi 101 qu’un éventuel gouvernement Marois adopterait dans les 100 premiers jours suivant son élection. Elle s’appliquerait aussi aux écoles de formation professionnelle et à l’éducation des adultes. En tout, 8000 étudiants devraient désormais s’inscrire dans le réseau francophone. La chef péquiste a présenté de nouveau ce chapitre du programme péquiste hier à Montréal.


En 2011, M. Bureau-Blouin n’avait pu convaincre la Fédération étudiante collégiale (FECQ) - qu’il présidait à l’époque - de prendre une position claire sur le sujet, tellement le clivage était grand dans les rangs de l’organisation.


Au terme d’une assemblée générale annuelle de la FECQ au Saguenay - Lac-Saint-Jean, « il n’avait pas été possible de trouver un consensus sur la question », explique-t-il dans une lettre ouverte publiée dans notre page Idées (A 7). Deux résolutions, une favorable à la position du PQ (adoptée au congrès d’avril 2011) et une autre défavorable, n’avaient pu ni l’une ni l’autre obtenir une majorité. Les représentants de cinq cégeps appuyaient la position du PQ, alors que ceux des cinq autres s’y étaient carrément opposés. Le camp des favorables était composé de Sainte-Foy, Saint-Hyacinthe, Jonquière, Rimouski et Rouyn-Noranda. Celui des réfractaires, de Gaspé, Rosemont, Alma, Édouard-Montpetit et Ahuntsic. M. Bureau-Blouin avait à l’époque soutenu qu’une « politique publique aussi importante [devait] tenir sa légitimité dans un consensus ferme au sein des étudiants cégépiens, ce qui n’est pas le cas actuellement».


À l’époque, rappelle-t-il, le principal reproche à la mesure du PQ était qu’elle « ne faisait pas partie d’un plan intégré de renforcement de la Charte de la langue française ». Avec le projet d’une nouvelle loi 101, cette lacune est corrigée, croit le nouveau politicien. Aujourd’hui, malgré les embûches, il écrit dans sa missive avoir « la ferme conviction qu’une réflexion d’ensemble combinée à des mesures structurantes permettra de rallier une majorité de Québécois et de préserver notre identité ».

 

Autres éléments


Parmi les autres éléments de la nouvelle loi 101, se retrouverait l’obligation, pour les entreprises de 11 à 50 employés, d’appliquer la loi 101. En tout, 54 000 entreprises devraient s’y soumettre.


Un gouvernement Marois utiliserait au reste la clause dérogatoire « sans réserve » afin d’empêcher les « écoles passerelles ». Après un bref séjour dans une de ces écoles privées non subventionnées anglophones, un élève, sa fratrie et toute sa descendance peuvent obtenir la permission de fréquenter le réseau d’écoles anglaises subventionnées. La faille avait été colmatée en 2002, mais la Cour suprême l’avait rouverte à moitié il y a trois ans, soutenant qu’un élève démontrant qu’il a eu un « parcours authentique » vers l’enseignement en anglais devrait pouvoir y accéder. Le gouvernement Charest s’était plié à ce jugement, faisant adopter sous bâillon, en 2010, la loi 115.


Mme Marois a aussi indiqué qu’elle reverra les règles qui permettent à des entreprises, comme Bombardier Aéronautique, de se soustraire à l’obligation d’assurer à ses employés le droit de travailler en français.

30 commentaires
  • Francois Parent - Inscrit 13 août 2012 06 h 47

    Donner de nouveaux pouvoir Office de la langue française

    Il serait temps de changer les règles à l'Office de langue Française afin de mieux protéger la langue. En ce moment les règles sont là pour en décourager plus d'un à vouloir porter plainte. Par exemple si vous avez un produit qui n'est pas dans votre langue et bien il faut l'acheter et envoyez l'emballage à l'Office. Et quand il y en a une quarantaine de produits qui ne respect pas la langue françcaise et bien bonne chance. De plus l'Office ne peux amender les contrevenants.

    • Sylvain Auclair - Abonné 13 août 2012 11 h 24

      Tout à fait d'accord.

      Et ce serait aussi une chose à faire pour l'Office de protection du consommateur. On ne peut pas porter plainte sans avoir d'abord tenté de s'entendre avec le commerçant. Mais que faire sur l'infraction présumée ne nous a pas heurtés directement, par exemple si on n'a pas acheté le produit en question?

    • Martin Girard - Inscrit 13 août 2012 12 h 43

      Le gouvernement du Québec n'a qu'à donner le droit d'amende aux municipalités pour avoir contrevenu à la loi 101. La ville de montréal aime déjà pas mal en donner à tout le monde (panneaux de stationnement incompréhensibles?), les commerces seraient vite mis au pas.

    • Sylvain Auclair - Abonné 13 août 2012 15 h 01

      Amendes? Mais l'OQLF ne donne jamais d'amendes. D'une part, quand la situation est corrigée, il ferme le dossier; c'est le cas de 98% des plaintes; d'autre part, tout ce qu'il peut faire, c'est transférer un dossier au directeur des poursuites criminelles et pénales, qui va -- peut-être -- poursuivre le commerce fautif devant un tribunal, qui, lui, infligera peut-être une -- petite -- amende.
      Le stationnement interdit et les vidages sorties avant l'heure, c'est bien plus grave que le respect de cette loi.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 13 août 2012 23 h 15

      Ce n’est pas l’anglais qui est menacé au Québec, c’est le français.

      La minorité anglophone du Québec est sûrement parmi les plus choyées au monde. La radio anglophone semble être majoritaire à Montréal. Un réseau hospitalier anglophone gras dur, avec un CHU svp. Avec trois universités anglophones pour 7% de vrais anglophones, va-t-on pour une fois s'interroger sur le degré de subvention des universités anglophones du Québec eu égard au poids démographique des vrais anglophones du Québec ?

      On en est rendu au point où le Québec finance lui-même son assimilation à l'anglais : alors que les véritables anglophones représentent 7 % de la population du Québec, le réseau collégial et universitaire anglophone québécois reçoit environ 25 % des subventions. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu'elles devraient avoir. On en est rendu au point où le Québec finance lui-même son assimilation à l'anglais. À quand une Commission d'enquête sur cette situation absurde?

      Pour une question de justice envers la majorité, il est grand temps que le réseau d'enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu'au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec, et ce à tous les niveaux : primaire, secondaire, et surtout aux niveaux collégial et universitaire.

      Le génocide culturel du peuple québécois francophone est en marche, gracieuseté du gouvernement libéral du Québec.


      Nous sommes en train de perdre notre pays, le Québec. 400 ans d’essouchage, de défrichage et de développement pour en arriver là ?

      Le français, en Amérique depuis 400 ans. Le français, qui a été parlé dans toute l’Amérique du Nord par nos ancêtres. Le français, de plus en plus menacé dans notre pays le Québec.
      OUI au Cégep en français.
      NON au surfinancement du réseau anglophone au TRIPLE de : leur pourcentage de population.
      Qu’on se le dise : "Au Québec, c’est en français que ça se passe."

  • Sylvain Auclair - Abonné 13 août 2012 07 h 54

    Une contre-proposition

    Pourquoi ne pas imposer des examens de français à tous ceux qui veulent aller à l'université anglaise au Québec, et qui ne viennent pas de cégeps français? Après tout, ces gens s'apprêtent à vivre au Québec pendant plusieurs années et ils vont à l'université, non? Ils devraient savoir le français.

    • Michel Richard - Inscrit 13 août 2012 15 h 44

      M Auclair, je pense que vous allez trop vite ! La clientèle universitaire voyage beaucoup: beaucoup d'étudiants de l'étranger viennent à l'université ici, et vice-versa.

    • Sylvain Auclair - Abonné 13 août 2012 18 h 30

      Bien entendu. Et si j'étais aller étudier en Allemagne, j'aurais trouvé normal qu'on exige que je sache l'allemand.

  • Jean Lapointe - Abonné 13 août 2012 09 h 03

    Le fond du problème


    Le problème, quand on est une simple province, c'est qu'on est obligé de passer des lois, en matière de langues par exemple, qui risquent d'être perçues comme réduisant les libertés individuelles.

    La raison en est bien simple mais pas facile à comprendre.

    C'est que, comme le Québec est une simple province du Canada et comme les droits collectifs des «francophones» ne sont pas protégés au sein de ce pays-là dans la constitution , ce sont les droits individuels qui priment (dans le cas des autochtones c'est différent) même au Québec.

    Si les droits des« francophones» comme collectivité étaient reconnus officiellement , ce pourrait être différent.

    Mais comme nous sommes obligés de faire autrement pour protéger notre langue dans l'état actuel des choses, on nous fait passer pour des intolérants par les fédéralistes.

    Pas étonnant alors que beaucoup de Québécois soient réticents à accepter certaines lois. C' est que, ignorant le fond du problème, ils se laissent influencer par les partisans d'un Canada uni parce qu'ils ne veulent qu'on ait une mauvaise opinion d'eux.

    Si le Québec était un pays indépendant, nous n'aurions pas ce problème-là.

    Il faut essayer d'expliquer cela aux opposants à certains projets de lois mais ce n'est pas facile à comprendre.

    Il faut donc surtout essayer de convaincre de plus en plus de Québécois que c'est l'indépendance qu'il nous faut si nous voulons que nos droits collectifs soient respectés et si nous voulons aussi que les droits individuels le soient sans que nous soyons perçus comme des intolérants.

    Des lois continueraient sûrement d'être nécessaires mais elles seraient probablement plus facilement acceptées par la population.

    • Michel Richard - Inscrit 13 août 2012 15 h 45

      M Lapointe.

      Le problème n'a rien à voir avec le statut de province.

    • Sylvain Auclair - Abonné 13 août 2012 20 h 47

      En fait, ce serait même pire. Il existe des conventions internationales concernant le traitement des minorités. Le tout est de savoir définir ce qu'est la minorité anglo-québécoise, et espérer qu'une vraie majorité francophone aura un pouvoir d'attraction normal.

      Pacte international relatifs aux droits civiles et politiques:

      Article 27 Dans les Etats où il existe des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques, les personnes appartenant à ces minorités ne peuvent être privées du droit d'avoir, en commun avec les autres membres de leur groupe, leur propre vie culturelle, de professer et de pratiquer leur propre religion, ou d'employer leur propre langue.

    • Charbel Hanna - Inscrit 14 août 2012 00 h 25

      Le nationalisme est rarement porteur de bonnes choses, monsieur.

      Ainsi, Québec Solidaire propose la souveraineté empreinte de progressisme afin d'inclure, dans le projet de souvraineté, les Québécois anglophones et allophones, ce que le PQ et Option Nationale de font pas.

      Pour résumer clairement mon idée, je demandai une fois à mon amie si elle était souverainiste : celle-ci me répondit ''Mais non ! je suis anglophone''.

      Si un tel mode de pensée est déplorable, il n'en demeure pas moins légitime : le projet de pays avancé par les nationalistes québécois des dernières décennies était tant axé sur la culture de la majorité francophone québécoise que les autres Québécois s'en sentaient naturellement exclus.

      La protection de la langue française est de mise, mais je crois en deux choses plus fondamentales :

      1. L'éducation suppérieure doit être offerte dans la langue désirée par l'étudiant (ainsi, de nombreux pays non-anglophones offrent l'éducation suppérieure dans les deux langues, selon le choix de l'étudiant).

      2. Les projets de loi d'une telle envergure ne devrait être adopté que par le biais d'une démocratie directe (référendum), afin d'être assuré que ce projet de loi reflète bien le choix collectif (qu'on ne me dise pas que le Parti Québécois aura été élu démocratiquement : le PQ aura été élu pour son programme général, pas pour chaque petites clauses de la palteforme).

      Un réel processus démocratique s'impose, et, malgré qu'il soit long et difficile, il n'est pas impossible - la Suisse, par exemple, fait adopter la majorité de ses grands projets de loi par référendum populaire, via sa ''formule magique''.

      Aussi, il faut s'assurer que le droit fondamental d'études dans la langue désirée - pour le travail désiré et pour l'avenir que l'on se dessine - ne soit pas brimé, ni par la loi, ni par le choix collectif et démocratique.

  • Sylvain Auclair - Abonné 13 août 2012 09 h 26

    Une question

    Quitte à rouvrir la loi C-11 (vu qu'il semble qu'on n'appelle plus les lois par leur numéro de projet de loi), va-t-on finalement obliger les commerçants à servir leurs clients en français, opérationnalisant finalement un des droits fondamtenaux fondés par la Charte?

    Et, pendant qu'on y est, vu que seul le service en français est un droit, va-t-on interdire aux commerçants d'exiger la connaisance d'autres langues à l'embauche des vendeurs?

  • André Michaud - Inscrit 13 août 2012 10 h 03

    Les droits des francophones et des parents!!

    Un anglo a le droit d'envoyer ses enfants au primaire en anglais et au secondaire en français et de s'assurer ainsi qu'ils soient bilingues.

    Hélas , nous les francophones, n'avons pas ce droit à cause de la Loi 101 !!!

    Une loi injuste qui désavantage les francophones, et les confint dans la médiocrité de cours d'anglais totalement inefficaces, souvent par des profs francos avec un accent horrible..!!!

    Est-ce ce que les PARENTS veulent pour leurs jeunes, non! Ils veulent que leurs jeunes deviennent bilingues , un outil essentiel au XXI iè siècle.

    Combien de parents veulent que leurs enfants parlent l'anglais comme Mme Marois?

    • Sylvain Auclair - Abonné 13 août 2012 11 h 55

      Une loi qui force les gens à faire preuve de bon sens, c'est-à-dire à éduquer les enfants dans leur langue maternelle, comme c'est effroyable, n'est-ce pas?

    • Martin Girard - Inscrit 13 août 2012 12 h 39

      Avec la croissance de la chine comme prochaine puissance mondiale, peut-être que nous devrions plustôt envoyer nos enfants dans des écoles chinoises, question de les préparer au XXIe siècle.

      L'apprantissage de l'anglais au québec n'est pas une nécessité, sauf dans quelques domaines spécifiques et encore. Croire que c'est essentiel c'est accepter de se laisser marcher sur les pieds.

    • André Michaud - Inscrit 13 août 2012 13 h 37

      @ Sylvain Auclair

      Quelle importance croyez-vous les jeunes ( et moins jeunes) donnent à faire des efforts pour apprendre à parler et écrire le français ?

      Même un certain pourcentage de ceux sortent qui sortent des universités pour devenir profs ont peine à maitriser la langue!

      Pour avoir vu des tonnes de copies de l'examen de français écrit de secondaire 5 dans le cadre de mon travail, je peux vous dire que mon père avec une 4iè année primaire en 1920 écrivait avec moins de fautes qu'un fort pourcentage des jeunes de secondaire 5 aujourd'hui...

      La fierté de la langue française ça existe plus "en principe" que dans la réalité quotidienne. C'est le temps et les efforts que l'on met sur un apprentissage qui détermine notre réel intérêt.

      Puisqu'il n'y a plus d'intérêt chez les citoyens à maitriser le français, laisons alors le libre choix de choisir une autre, que ce soit l'anglais ou le chinois..

    • Sylvain Auclair - Abonné 13 août 2012 14 h 35

      Monsieur Michaud:
      1- je ne comprends pas en quoi aller à l'école anglaise va aider les gens à devenir bilingues, vu que vous dites vous-mêmes qu'ils ne savent déjà pas écrire le français.
      2- mes deux parents ont été à l'école dans les années 30-40, et ils écrivent/écrivaient assez mal, merci.
      3 - Je fréquente plusieurs forums, en français (y compris des forums fréquentés par des Français) et en anglais, et les messages sont toujours pleins d'erreurs d'orthographe.
      4 - de nombreux francophones parlent déjà à moitié en anglais entre eux. Ont-ils vraiment besoin de ne plus savoir le français? Écoutez TFO, et voyez comment on parle les jeunes Franco-Ontariens parlent le français.

    • Martin Girard - Inscrit 13 août 2012 15 h 43

      @André Michaud

      Parce que les gens qui n'ont aucun intérêt à maitriser le français vont avoir de l'intérêt pour les autres langues si on leur laisse le choix...

      La fierté, la volonté d'apprentissage et de perfectionnement de la langue fraçaise, ce n'est certainement pas en montrant aux jeunes que toutes les langues s'équivalent que nous allons les développer. La protection du français est la protection de notre culture et de notre identité.

      On pourrait sortir bien des arguments sophistes d'un bord ou de l'autres également, comme les copies que vous avez vu passer et que vous utilisez comme arguement. Où étaient les professeurs qui avaient la tâche d'enseigner et qui ne l'ont visiblement pas faite? Si les professeurs n'ont plus d'intérêt à l'ensignement, aussi bien abolir cette profession. Puis pourquoi pas le système scolaire en entier ?

    • André Michaud - Inscrit 13 août 2012 18 h 05

      @ Martin Girard

      Ce n'est pas tant la faute des profs que du ministère de l'éducation qui a imposé des méthodes d'apprentissage farfelues , esseyant de nous faire croire que l'on peut apprendre sans effort, au son, sans dictées, etc...des réformes que les bons profs avaient dénoncé.

      E tquand les bureaucrates du ministère ont vu les résultats il était "trop tard". Si on corrigeait aujourd'hui comme les religieux des années 60, le taux d'échec serait astronomique, avec toutes les conséquences sur le réseau scolaire. On a donc baissé les exigences . J'ai vu des copies pleine de fautes, mais un élève passait avec 80% à cause de sa bonne argumentation...

      Ici, comme dans d'autres pays, c'est la bureaucratie qui s'est imposée aux bons profs , et qui a détruit l'apprentissage de la langue. Et j'ai bien peur que réalistement il est maintenant trop tard , car la volonté populaire est ailleurs.

    • Gaétan Parent - Inscrit 13 août 2012 21 h 51

      M.Lisée est pour le bilinguiste individuel,mais pas pour tous.

      Pour qui alors?

      Pour lui bien sur.