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    Saines habitudes de vie - Barrette dénonce «l’intimidation» de Marois

    Jean Charest se porte à la défense du candidat caquiste

    13 août 2012 |Antoine Robitaille | Québec
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	Gaétan Barrette est convaincu qu’il était la cible de Pauline Marois.</div>
    Photo: La Presse canadienne (photo) Paul Chiasson
    Gaétan Barrette est convaincu qu’il était la cible de Pauline Marois.

    Malgré les précisions de Pauline Marois, Gaétan Barrette ne décolère pas et en rajoute contre la chef péquiste pour une deuxième journée d’affilée. Le candidat de la Coalition avenir Québec dans Terrebonne se dit maintenant victime d’« intimidation » de la part de la chef péquiste.


    « On est au niveau de l’intimidation dans les écoles primaires. […] Elle a quel âge, Mme Marois ? » a-t-il lancé ce matin à Québec, en marge de la présentation de la plateforme de la CAQ. Radiologue, il aspire à devenir ministre de la Santé dans un éventuel gouvernement Legault.


    La chef péquiste a soutenu samedi à Terrebonne, sans jamais nommer M. Barrette, que le ministre de la Santé devait se montrer « exemplaire » sur le plan des « saines habitudes vie ». Son seul commentaire fut le suivant : « Je crois qu’un ministre de la Santé a un devoir effectivement d’être exemplaire. Comme, pour moi, le ministre de l’Éducation a un devoir d’être exemplaire ; envoyer ses enfants à l’école publique par exemple. » Elle annonçait un crédit d’impôt afin d’inciter les jeunes à faire du sport.


    Dimanche matin à l’émission Les coulisses du pouvoir à RDI, Pauline Marois a tenté de mettre fin à la polémique : « Je ne voulais d’aucune façon attaquer M. Barrette. » Son intention, a-t-elle expliqué, était de dire que « tout le monde » doit tenter d’avoir de bonnes habitudes de vie. « Voyons donc, est-ce que je vais répondre, comme chef de gouvernement, que c’est pas important les habitudes de vie ? »


    M. Barrette reste toutefois convaincu qu’il était bel et bien la cible du « commentaire de bas étage » de Mme Marois. « C’est une défense insignifiante parce que Mme Marois a fait ces commentaires-là avec son candidat en santé, dans mon comté », a-t-il insisté. « Les gens sont pas des imbéciles.


    Qualifiant d’« intimidation » le commentaire de la chef péquiste, M. Barrette a soutenu que cette dernière utilisait une méthode dont elle avait pourtant été victime elle-même. « C’est une personne qui a souffert de cela toute sa vie et qui utilise ces mêmes tactiques », a-t-il noté, rappelant que Mme Marois avait été ciblée parce qu’elle « était une femme » ; « parce qu’elle avait la coiffure qui était pas de la bonne couleur ou de la bonne longueur, parce qu’elle avait des vêtements qui coûtaient trop cher, parce qu’elle avait des bijoux, des foulards, des ci et des ça. Et aujourd’hui, elle utilise ça ? ».


    Lorsqu’un journaliste a noté qu’il s’agissait d’une question qui revenait souvent, M. Barrette, exaspéré, a explosé : « J’ai déjà répondu, il est temps de passer à autre chose, là. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse là ? Que je fasse un acte de contrition physique devant vous ? Que je m’engage à faire un régime ? Que je me mette sur Weight Watchers ? Que je perde 10 kilos par semaine ? Là, un moment donné… y en a combien ici qui fument ? Allez-vous arrêter de fumer parce que vous suivez l’autobus du chef ? Voyons donc ! »


    Au début du mois, Le Journal de Montréal l’avait questionné sur le sujet, et M. Barrette avait pourtant lui-même soulevé la question de l’exemplarité du ministre de la Santé : «Je ne suis pas le modèle de santé. […] Je suis un individu gourmand, avait-il admis.


    À Québec, Jean Charest a dénoncé la chef péquiste. Selon lui, Pauline Marois a clairement voulu se moquer du physique du candidat-vedette de la CAQ. « La remarque qu’elle a faite était clairement dirigée contre lui », juge-t-il. « Franchement, est-ce le genre de sujet [dont] on veut débattre pendant une campagne électorale alors qu’on veut parler de l’avenir du Québec ? », a-t-il lancé.


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    Avec Robert Dutrisac et Jessica Nadeau

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	Gaétan Barrette est convaincu qu’il était la cible de Pauline Marois.</div>
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	Après avoir dévoilé la plateforme électorale de son parti, François Legault est allé à la rencontre d’électeurs à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie.</div>
     
     
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