Lettre - Les Publi-Sacs nouveaux sont arrivés
Depuis longtemps, j’ai banni les Publi-Sacs de ma boîte à lettres, ayant vite découvert qu’on me faisait traverser toute la ville pour pas grand-chose, en m’alléchant avec de fausses soldes et de belles images d’objets de mauvaise qualité. Mais voici que des Publi-Sacs d’un nouveau genre s’introduisent chez moi par la radio de Radio-Canada et même par Le Devoir. Horreur !
Cela est-il possible ? Oui, car ce que j’appelle « Publi-Sacs nouveaux », ce sont les promesses électorales. Elles ont éclos avant même la fin de la première semaine de campagne électorale. Avec leur clinquant, leurs belles couleurs, leurs garanties limitées, l’affirmation que vous n’aurez rien à payer avant Noël, l’impression qu’elles vous sont destinées à vous qui êtes unique et important, ne sont-elles pas semblables aux attrape-nigauds des publicitaires ?
Si encore c’était comme la vraie publicité qui me fait parfois sourire ! Mais les annonces de 100 $ pour ceci, 1000 $ pour cela avec le payez plus tard qui reste sous-entendu, épargnez-moi cela ou je penserai que vous, messieurs Charest et Legault, vous nous prenez pour des imbéciles, moi, mon mari, mes enfants et tous mes concitoyens.
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Mireille Guay - Sherbrooke, le 9 août 2012








