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Les attaques contre Legault s’intensifient

Les sondages publiés hier montrent l’appui croissant à la Coalition avenir Québec

11 août 2012 | Antoine Robitaille | Québec
Sondages aidant, François Legault est, des chefs des trois principaux partis, celui qui semblait comme étant le plus serein, hier. Jean Charest et Pauline Marois ne se sont pas faits prier pour s’en prendre à leur adversaire caquiste.
Photo : La Presse canadienne (photo) Graham Hughes Sondages aidant, François Legault est, des chefs des trois principaux partis, celui qui semblait comme étant le plus serein, hier. Jean Charest et Pauline Marois ne se sont pas faits prier pour s’en prendre à leur adversaire caquiste.
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François Legault prend de plus en plus l’allure de cible universelle de la présente campagne. Jean Charest et Pauline Marois ont multiplié les attaques à son endroit, hier, à la suite de deux sondages, dont un Léger Marketing-Le Devoir montrant que la Coalition avenir Québec voit ses appuis augmenter.



À Québec, devant l’Agence du revenu, la chef péquiste s’est posée en gestionnaire proposant de manière « sérieuse » des solutions « réalisables et responsables » ; contrairement à son rival caquiste, qui, selon elle, fait des « promesses en l’air ».

Mme Marois soutient que les engagements de M. Legault « ne sont pas réalisables, c’est broche à foin ». La chef péquiste s’est demandé où M. Legault allait prendre l’argent pour les financer. « Est-ce qu’il a trouvé un arbre où pousse l’argent ? C’est une insulte à l’intelligence des Québécois et je peux vous dire que les gens que je croise, ils me le disent à tous les jours : “On est tannés des belles promesses qui ne se réalisent jamais.” » La veille, Pauline Marois avait soutenu que François Legault avait changé d’avis sur tellement de sujets (la souveraineté, les baisses, etc.) qu’il méritait le sobriquet de « girouette olympique ».


De Val-d’Or, en Abitibi-Témiscamingue, le chef libéral a aussi pourfendu François Legault, le qualifiant de « comptable qui ne sait pas compter » et soutenant qu’il jouait au « casino » avec l’argent des contribuables. Il a raillé « celui qui devait faire le ménage et passer le balai » et qui « est en train d’écrire des chèques à tout le monde ». Une tendance à dépenser l’argent public qui doit faire grincer des dents dans son parti, a soutenu M. Charest : « Les anciens adéquistes doivent être assez déçus d’apprendre que le gauchiste M. Legault a décidé de dépenser l’argent avant qu’on atteigne l’équilibre budgétaire. » M. Charest a enjoint à ces tenants du conservatisme fiscal dans les rangs caquistes de « raisonner » leur chef. « On ne peut pas, en même temps, promettre le ménage et dépenser 5 milliards $ après une semaine de campagne », a-t-il pesté.


Le PLQ et le PQ ont proposé des évaluations des engagements de la CAQ depuis le début de la campagne, mais n’arrivent pas au même chiffre. Le PLQ estime que les engagements annuels pour l’année 2016-2017 de la CAQ sont de 4,5 milliards $. Le PQ les estime à 4,3 milliards $. Le parti de Pauline Marois se dit beaucoup plus « responsable » que la CAQ et soutient qu’il n’a promis que 382 millions $. Les libéraux, eux, soutiennent avoir 412,8 millions d’engagements. Ils reprochent au PQ de ne pas tout calculer et soutiennent qu’il a plutôt promis 2,6 milliards $.

 

Répliques de Legault


À la question « Que révèlent ces attaques virulentes ? », le chef caquiste a eu cette réponse, accompagnée d’un éclat de rire : « Avec toute l’expérience que vous avez, vous savez sûrement que c’est parce que nos affaires vont bien ! » Au fond, il s’agit d’une crise de panique de la part de vieux partis qui « sont pris de court », a-t-il opiné.


Se faire critiquer par Jean Charest, celui-là même qui avait promis 5 milliards de baisses d’impôt en 2003 qu’il n’a pas su livrer, « ça ne fait pas très sérieux », a-t-il lancé.


« Que Mme Marois dise que c’est “broche à foin”, c’est quand même le comble ! » Selon M. Legault, Mme Marois ne fera jamais le ménage dans les finances publiques, entre autres parce qu’elle a 17 candidats qui « sont des syndicalistes ». « C’est syndiqué FTQ chez Hydro-Québec. Donc Mme Marois a les deux mains attachées, ne fera jamais le ménage, ne sera jamais capable de libérer les marges de manoeuvre pour […] baisser les impôts des Québécois », a-t-il déclaré. Il reproche aussi à Jean Charest de ne pas avoir accepté de faire le « ménage » dans ses neuf années au pouvoir : « Je ne vois pas pourquoi […] il le ferait dans les quatre ou cinq prochaines années ! »



***

 

Avec Jessica Nadeau et La Presse canadienne

Sondages aidant, François Legault est, des chefs des trois principaux partis, celui qui semblait comme étant le plus serein, hier. Jean Charest et Pauline Marois ne se sont pas faits prier pour s’en prendre à leur adversaire caquiste. Mesures annoncées jusqu’au jour 9<br />
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