Lettre - On s’attaque au messager. Incroyable!
Ce qui m’a étonné, Monsieur le Premier Ministre, ce n’est pas qu’une personne qui était sous filature ait réussi à vous parler quelques minutes et qu’après, on ait cessé la filature. Il peut y avoir beaucoup de raisons à cela. Je suis persuadé que vous n’êtes pas en cause. Ce serait trop grossier.
Ce qui m’a étonné, c’est votre réaction. Voilà que vous vous en prenez au messager. Vous êtes le seul et unique responsable de cette situation. Avec votre appel à la collecte de fonds coûte que coûte, les 100 000 $ obligatoires, vous avez instauré dans votre entourage un système où des personnages douteux, pour s’en tenir à ce qualificatif, se promènent allègrement dans votre entourage. Accès à vos bureaux, accès à vous facilement, tellement connus de votre sécurité immédiate qu’on les laisse passer comme s’ils étaient des gens de la famille. Vous récoltez ce que vous avez semé.
La Société Radio-Canada, son équipe d’Enquête ont depuis quatre ou cinq ans fait un formidable travail de recherche pour mettre fin à la collusion, au tripotage, aux faveurs, aux retours d’ascenseur, etc. Au lieu de vous en réjouir, vous les méprisez. On est tannés de la corruption, on veut une bonne bouffée d’air frais.
Monsieur le Premier Ministre, le grand responsable de cette situation, c’est vous.
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Gérard St-Denis, Retraité - Sainte Brigitte-des-Saults, le 9 août 2012








