Aussant veut faire sa place aux débats des chefs
« C’est la première fois au Québec qu’un parti représenté à l’Assemblée nationale n’est pas invité aux débats télévisés. Pourtant, la loi électorale est claire : tous les partis ayant au moins un député au Parlement doivent obtenir la même tribune dans les médias durant la campagne. On va utiliser tous les moyens juridiques pour faire valoir ce droit », a insisté celui qui siège sous la bannière d’ON à l’Assemblée nationale après avoir claqué la porte du Parti québécois en juin 2011.
Jean-Martin Aussant a convié hier soir les militants d’ON à un spectacle regroupant divers artistes proches du parti, comme Guillaume Wagner, Kim Lizotte et Alex Nevsky, au Club Soda à Montréal. Lors d’une rencontre à laquelle les médias étaient invités, le candidat de la nouvelle circonscription de Nicolet-Bécancour a rappelé que le leitmotiv de son parti - la souveraineté du Québec - le distingue clairement des autres formations politiques qui se veulent, elles aussi, nationalistes. « En votant pour nous, il n’y a pas de surprise : à Option nationale, on veut un pays. Pour nous, réformer le fédéralisme, c’est un exercice vain. On ne veut pas dicter à un autre peuple comment nous gérer, on veut se gérer nous-mêmes », a précisé le député de Yamaska-Nicolet.
Avec 121 candidats confirmés, Jean-Martin Aussant se félicite que son parti ait mobilisé autant d’aspirants en seulement huit mois d’existence. Quant à une possible division du vote de la gauche, le chef d’ON s’est dit ouvert à la création d’une coalition regroupant des partis souverainistes, mais il ne le fera pas aux dépens des idées défendues par son parti.
« Le jour où les autres partis seront d’accord avec l’accession à la souveraineté telle que nous l’entendons, avec la nationalisation des ressources naturelles et avec le principe de la gratuité scolaire, ce jour-là, nous pourrons travailler tous ensemble », a-t-il lancé en précisant qu’un mode de scrutin avec des éléments proportionnels permettrait aux convictions des électeurs d’être mieux exprimées à l’Assemblée nationale.








