Gabriel Nadeau-Dubois démissionne

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	Gabriel Nadeau-Dubois ne prendra plus la parole publiquement tant que durera la grève étudiante. </div>
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir
Gabriel Nadeau-Dubois ne prendra plus la parole publiquement tant que durera la grève étudiante. 

Meurtri par la diabolisation constante dont il a fait l’objet de la part du gouvernement Charest, Gabriel Nadeau-Dubois vient de remettre sa démission de co-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) afin de donner un nouvel élan à l’organisation.

En entrevue au Devoir, Gabriel Nadeau-Dubois n’a pas caché sa lassitude devant « l’enflure verbale » des libéraux au cours des six derniers mois, des « attaques personnelles et dégradantes » ainsi que des sous-entendus que la CLASSE puisse être un nid de « terroristes ». M. Nadeau-Dubois est particulièrement virulent à l’égard du premier ministre. « Je ne pardonnerai jamais à Jean Charest les propos tenus en marge du Salon Plan Nord. Alors qu’il y avait des blessés graves, des affrontements extrêmement corsés à l’extérieur, la seule chose que le premier ministre du Québec avait à répondre, c’est de faire des blagues de mauvais goût avec ses amis du milieu des affaires. Ça me reste en travers de la gorge », a-t-il soutenu qualifiant même l’attitude de Jean Charest d’« indigne ».


Si le porte-parole de la CLASSE part fatigué mais sans amertume, le militant se dit toujours aussi convaincu de la nécessité de poursuivre la « lutte » qui a largement dépassé le débat de la hausse des droits de scolarité. « Ce n’est pas un manque de confiance ni des craintes pour la continuité du mouvement. La partie de moi qui est porte-parole a besoin de prendre du recul », a-t-il précisé.


« GND », comme plusieurs le nomment, a expliqué avoir pris cette décision alors que le mouvement étudiant s’apprête à franchir une nouvelle étape. Confrontées à la loi spéciale, les associations étudiantes doivent se prononcer sur le retour ou non en classe qui est prévu la semaine prochaine.


Tard hier soir, il a transmis aux militants de la CLASSE sa lettre de démission. Le congrès, c’est-à-dire l’instance décisionnelle de la CLASSE, se réunira samedi et dimanche. Les militants devront y décider s’ils comblent le siège laissé vacant par Gabriel Nadeau-Dubois. Deux autres porte-parole de la CLASSE sont en fonction. Il s’agit de Jeanne Reynolds et Camille Robert.


Dans sa lettre, M. Nadeau-Dubois explique qu’il n’a « jamais été un chef » et que son départ le démontre puisque l’organisation continuera à mobiliser les étudiants. « La CLASSE a besoin de sang neuf », ajoute-t-il.


« Le climat d’ébullition politique et sociale que nous avons contribué à mettre en place au Québec doit impérativement se poursuivre dans les prochains mois et les prochaines années. Les critiques soulevées par la jeunesse québécoise ce printemps sont beaucoup plus profondes pour être réglées par une campagne électorale de 35 jours », écrit Gabriel Nadeau-Dubois.  


Puis, il rappelle que le mouvement a « remis en question des institutions sclérosées et corrompues qui avaient grand besoin de l’être et nous avons contesté le tout-à-l’économie des libéraux ». Selon Gabriel Nadeau-Dubois, le gouvernement Charest « n’a pas le droit de donner de leçon de démocratie : il est l’incarnation même de la corruption et du détournement des institutions publiques ». Il affirme aux militants que « Jean Charest a fait preuve à l’endroit des étudiants et à [son] endroit, d’une charge de violence inouïe ». Son seul regret est que Jean Charest dirige toujours le Québec, lui qui est « un premier ministre méprisant et violent envers le Québec et sa jeunesse ».


M. Nadeau-Dubois vient de terminer une tournée de la CLASSE qui l’a mené aux quatre coins du Québec. Au Devoir, il a dit estimer qu’il s’agit d’un succès avec une participation populaire « souvent impressionnante » et qui lui a fait connaître des « moments touchants ». C’est au cours de ces semaines à sillonner les régions que M. Nadeau-Dubois a réfléchi à son départ.


Certains tiraillements politiques internes à la CLASSE font également partie des facteurs expliquant sa décision. La CLASSE est vraisemblablement une machine qui écorche ses leaders. Gabriel Nadeau-Dubois a reconnu qu’il y avait parfois un écart entre ses positions personnelles et celles adoptées par le congrès. Ainsi affirme-t-il qu’il est « sain pour une organisation de présenter de nouveaux visages pour qu’il n’y ait pas de stigmatisation ».


« La CLASSE est une organisation très démocratique, mais ça n’a pas que des points positifs. C’est une organisation très vigilante à l’endroit de ses porte-parole et où on fait un suivi très serré. […] Mais ce ne sont pas les tensions qui motivent mon départ. Il y a actuellement des tensions et des débats à l’interne comme il y en a toujours eu », affirme Gabriel Nadeau-Dubois, pour qui il s’agit d’une preuve de santé démocratique. Sur le plan personnel, il ne cache toutefois pas que les critiques font en sorte que « personne ne se sent jamais trop confortable ».


« La CLASSE est dure pour ses élus. Ce n’est un secret pour personne. Mais je ne peux m’empêcher de voir là-dedans un rempart très efficace contre l’autoritarisme », soutient M. Nadeau-Dubois. Ce dernier critique d’ailleurs « la fixation des médias et du monde politique à vouloir absolument trouver un chef ». « C’est un symptôme [révélant] à quel point notre démocratie est malade. On vit dans un système hiérarchique et tellement autoritaire qu’on a de la misère à imaginer qu’il soit possible de s’organiser de manière non autoritaire », affirme-t-il.


Pour ce qui est de la suite des choses, Gabriel Nadeau-Dubois n’entend pas suivre les traces de son ancien compagnon d’armes, Léo Bureau-Blouin, qui est passé de la Fédération étudiante collégiale du Québec à la vie politique comme candidat pour le Parti québécois. Il estime qu’un leader étudiant est redevable au mouvement et ne doit pas se servir de l’attention médiatique dont il a bénéficié pour faire avancer des convictions personnelles. À cet égard, il ne prendra plus la parole publiquement tant que durera la grève étudiante.

***

Les étudiants votent
 

Tous les étudiants n’ont pas l’intention de s’exposer aux amendes salées promises par la loi 12, qui ordonne la reprise des cours au plus tard le 17 août pour la majorité des établissements postsecondaires du Québec. Après les assemblées générales des cégeps de Saint-Jérôme et de Valleyfield hier, le mouvement étudiant a perdu ses premiers grévistes.


L’Association générale étudiante du cégep de Saint-Jérôme (AGECSJ) a été la première, depuis la nouvelle salve de votes de grève initiée lundi, à se prononcer en faveur d’une « trêve électorale » hier matin. Les 3600 étudiants du cégep de Saint-Jérôme sont attendus en classe le 16 août, seront exceptionnellement en grève pour la manifestation nationale du 22 août, et se prononceront sur un nouveau mandat de grève après le jour de l’élection. La session d’hiver 2012 se terminera le 28 septembre, selon un calendrier qui « respecte les conditions nécessaires à la sanction des études collégiales » selon la direction, tandis que la session d’automne est reportée au 15 octobre.


Un deuxième retour en classe a été voté hier en soirée : 426 des 1965 membres de l’Association générale des étudiants du collège de Valleyfield ont sanctionné le retour en classe, prévu pour le 14 août, tandis que 246 s’y sont opposés.


Ces deux cégeps ont mis un frein la lancée des quatre associations - représentant environ 9000 membres - qui ont confirmé leur intention de poursuivre la grève depuis lundi.


Aujourd’hui, le cégep André-Laurendeau tient un vote de grève à 10 h, tandis que l’Association facultaire des étudiants en arts de l’UQAM se rencontre à midi, notamment pour « traiter de la question de l’annulation du trimestre de l’hiver 2012 ».  

128 commentaires
  • Pierre Bourassa - Inscrit 9 août 2012 00 h 35

    un premier ministre méprisant et violent envers le Québec et sa jeunesse

    « Je ne pardonnerai jamais à Jean Charest les propos tenus en marge du Salon Plan Nord. Alors qu’il y avait des blessés graves, des affrontements extrêmement corsés à l’extérieur, la seule chose que le premier ministre du Québec avait à répondre, c’est de faire des blagues de mauvais goût avec ses amis du milieu des affaires. Ça me reste en travers de la gorge », a-t-il soutenu qualifiant même l’attitude de Jean Charest d’« indigne ».

    Merci pour tout Gabriel.
    Devoir de mémoire:Des élections sur le dos des étudiants seulement M. Charest?
    http://www.youtube.com/watch?v=UmpXMM_I7Hg

    • Louka Paradis - Inscrit 9 août 2012 18 h 34

      Entièrement d'accord : un Premier Ministre indigne ; grotesque même (l'adjectif vient de lui).

      Bravo M. Nadeau-Dubois pour votre engagement édifiant, votre intégrité et votre belle fougue stimulante ! et merci mille fois d'avoir contribué à rallumer la flamme de l'espoir.
      Bon succès pour la suite des choses...

      Louka Paradis, Gatineau

  • Monique Hamel - Inscrite 9 août 2012 00 h 46

    MERCI


    Merci à toi... un gros merci. Les mots me manquent pour écrire ma reconnaissance envers votre mouvement... et le rôle que tu as joué. Gabriel, tu as «le souffle le plus long»... Tu es un homme brillant et sage. Tu seras un pédagogue extraordinaire. Nous te souhaitons tout le bonheur du monde... ce monde que nous tentons de construire autrement... ensemble.

    • Anne Marie Thouin - Inscrite 9 août 2012 11 h 22

      Un suberbe document vidéo a été publié hier soir par l'artiste Mario Jean remémorant le soulèvement majeur du mouvement étudiant au printemps dernier.

      J'aime à penser que ce document, arrivant somme toute en même temps que votre décision de vous retirer, en soit un de profonde reconnaissance.

      Très bonne suite Gabriel et... Merci.

      https://vimeo.com/47205376

  • André Michaud - Inscrit 9 août 2012 01 h 00

    La parole aux citoyens

    Dans le conflit étudiant la parole est maintenant aux citoyens qui voteront le 4 septembre prochain. Pour les citoyens c'est devenu LA cause à régler pour enfin passer à autres choses.

    Si ces derniers votent libéral, les associations ne défieront pas la volonté démocratique , sinon les citoyens exigeraient plus de présence policière et plus d'arrestations pour imposer le respect, et les associations perdraient tout support des citoyens.

    Si la Classe veut un autre type de société, elle doit se présenter aux élections et le proposer aux citoyens, pas lui imposer par la rue et ses manifs de type anarchiste. C'est ainsi que fonctionne une démocratie.

    • Jean-Francois Boismenu - Inscrit 9 août 2012 06 h 55

      La parole est aussi aux étudiants, car la grande majorité des cégeppiens et universitaires ont plus de 18 ans. Cependant, si on en juge par le taux de participation des assemblées de Valleyfield et St-Jérôme, on peut se demander s'ils prendront la peine de voter le 4 septembre. Si les jeunes se sortent pas voter, je serai extrêmement déçu et amer.

    • Serge Grenier - Inscrit 9 août 2012 08 h 14

      Et vous Monsieur Michaud, vous voulez vraiment le type de société que nous avons ? Vous croyez vraiment que des élections peuvent changer quelque chose ?

      J'ai 60 ans, ça fait plus de 40 ans que je vote et ça n'a jamais changé.

      Depuis longtemps avant ma naissance, les manifestations dans la rue ont contribué à faire bouger les choses. Elles ont forcé les élus à tenir compte des besoins de la population. Mais sans les manifestations, JAMAIS aucun gouvernement n'aurait fait quoi que ce soit pour la population. Les gouvernements ne s'occupent que des corporations.

      Serge Grenier

    • Jean-Yves Arès - Abonné 9 août 2012 08 h 29

      Taux de participation a l’école de service social de l'Université de Montréal : 63 sur 638 étudiants, Faculté des sciences humaines de l'UQAM : 350 sur 4623, cégep de Saint-Jérôme : 250 sur 4,200.

      Le dernier taux de participation aux élections provinciale est considéré faible et tourne autour de 35%.

      C’est donc dire qu’a la vu de la totale maigreur des taux de participation des associations étudiantes on ne peut que conclure que GND, qui était le porte flambeau de cette contestation tout a fait démesurée, n’a pas du tout rallier le monde étudiant sinon que pour une tranche marginale.

      Il me semble que c’est cet échec qui vaut la démission du monsieur aujourd’hui.

      Et on peut comprendre aussi que ce n’est pas demain que la CLASSE va former un parti et présenter son projet devant les électeurs …

    • Denis Boyer - Inscrit 9 août 2012 08 h 38

      "C'est ainsi que fonctionne une démocratie."

      Votre définition du terme "démocratie" est l'inverse de la définition du terme. C'est la victoire de la propagande sur la raison : faire accepter une définition contraire au vrai sens d'un terme par la masse de la société.

      La démocratie est définie comme ceci : "Gouvernement où le peuple exerce la souveraineté." ou encore comme cela : "Société libre et surtout égalitaire où l'élément populaire a l'influence prépondérante."
      Selon ces définitions, le peuple est justifié de marcher dans la rue pour exercer son pouvoir légitime face à un dirigeant qui refuse de l'écouter (un gouvernement anti-démocrate, par le fait même!)

      Si vous croyez vivre dans une démocratie, je suis désolé de vous apprendre qu'il s'agit en réalité d'une plutocratie!

    • Marc Morin - Inscrit 9 août 2012 09 h 20

      je crois que vous jouez à l'autruche quand vous prétendez que les étidiants vont se tairent si les libéraux sont réélu. Je crois plutôt qu'on risque bien d'avoir quatre années de chaos social ,et ça ce n'est bon ni pour la société ni pour les finances du Québec. Je vous rappelle que la grogne ne vient pas seulement des étudiants mais beaucoup du peuple qui en a marre de la corruption(les nouvelles parlent de nouveaux cas presque quotidiennement) et qu'on les prennent pour des cruches qu'on peut remplir comme on le veut.

    • Guylaine Vézina - Inscrit 9 août 2012 09 h 40

      Démocratie égale pouvoir par le peuple. Si le pouvoir réside dans le fait d'aller voter aux quatre ans, peut-on réellement parler de pouvoir? Pour ce qui est de se faire entendre entre 2 élections, on le voit avec des enjeux sociaux comme la gratuité scolaire, l'exploitation des ressources naturelles, le développement d'énergie verte..., c'est un travail de Sisyphe que d'arriver à se faire entendre. Ajouter à cela l'influence de l'argent, et il devient évident que ce qui reste aux citoyens comme pouvoir est plus théorique que pratique. Suggestion de départ: changer soit la définition de mot pouvoir ou soit celle du mot démocratie. On ne construit pas sur de la novlangue.

    • André Michaud - Inscrit 9 août 2012 10 h 35

      @ m.Serge Grenier

      Moi aussi j,ai un peu plus de 60 ans et j'ai été gauchiste et syndicaliste pendant des décennies , j'ai participé à des dizaines de manifs, signé des dizaines de pétitions , donné du fric à de associations gauchistes, supporté En Lutte, composé des dizaines de chansons dites engagées, chanté pour le premier mai etc. etc...

      ..pour finir par réaliser ma chance immense d'être né au Canada, sûrement un des cinq pays au monde ou il fait le mieux vivre (sauf pour le climat) .

      La société parfaite ou le système idéal ça n'existera jamais car l'humain est profondément imparfait et plein de contradictions. Ma naiveté et mon romantisme révolutionaire me semble aujourd'hui bien puéril et déconnecté de la réalité. J'ai perdu mon temps et mon énergie., et la vie est si courte.

      Comme le disait Chruchil la démocratie est le moins pire des système. Si on part du fait qu'il ne faut respecter les élus qui si on a voté pour eux, sinon sortir dans la rue...ce serait catastrophique, non? Je ne veux pas d'une société dirigée par des militants gauchistes dans la rue, et non élus.

    • Martin Bilodeau - Abonné 9 août 2012 10 h 58

      @ M. Serge Grenier

      «... le type de société que nous avons? »
      Mais de quel type de société parlez-vous au juste? À quel pays ou nation compareriez-vous le Québec, riche en programmes et services sociaux de tout acabit, riche en ressources naturelles, riche en culture, riche en histoire, et tutti quanti?
      Mais qu'est-ce que vous voulez de plus? Recevoir encore plus de services payés par tous, mais en faisant fi de la dette, en ne diminuant pas les dépenses et en n'augmentant pas impôts, tarifs et taxes? Si la philanthropie s'affichait et permettait, par exemple, aux universités de se financer mieux, ce serait tellement facile!
      Laisser les structures adminsitratives archi-lourdes présentes dans plusieurs instances comme elles le sont présentement? Nationalisation de l'eau? Je serais d'accord mais fortement encadrée pour éviter une administration serrée à la gorge.
      Créer plus de zones protégées, plus de parcs nationaux? Absolument, mais le gouvernement a déjà augmenté le pourcentage à cet effet.
      Augmentation des redevances? Je serais pour, et ce, même si celles en place font partie de la moyenne. Une province de moratoire, d'abrogation, de stagnation comme le propose le PQ ou QS? SVP, regardons plus loin que la corruption, et ce, sans mettre la tête dans l'autruche :) sur ce sujet d'importance.

    • Serge Grenier - Inscrit 9 août 2012 11 h 33

      @ Monsieur Michaud

      Les manifestants n'ont jamais parlé de diriger la société à partir de la rue. Ils ont parlé contre la corruption, le détournement de l'Éducation au service des corporations et tout ce genre de chose. Ils ont demandé un gouvernement responsable et des dirigeants honnêtes.

      Dites-nous, Monsieur Michaud, si vous et moi et tous les gens de la gauche, de toutes les gauches, si nous n'avions pas contesté l'ordre établi, où serions-nous aujourd'hui ?

      Pensez-vous qu'il y aurait l'internet où nous pouvons commuiquer gratuitement ? Pensez-vous qu'il y aurait des hôpitaux où nous pouvons être soignés même si nous n'en avons pas les moyens ? Pensez-vous qu'il y aurait un seul de nos enfants à l'université, nous qui ne sommes pas de la haute société ? Pensez-vous qu'ils auraient hésité un seul instant à détruire la vallée du St-Laurent en installant des puits pour extraire le gaz de schiste ?

      Vous dites que nos luttes sont puériles et déconnectées de la réalité. Réalisez-vous seulement ce que vous êtes en train de dire ?

      Sans toutes les luttes que nous avons menées, le monde serait bien pire que ce que George Orwell a imaginé dans son livre «1984» ou Aldous Huxley dans «Le meilleur des mondes».

      Serge Grenier

    • Jean Côté - Inscrit 9 août 2012 11 h 45

      M. Michaud, le parti qui ressemble le plus à ce que propose la CLASSE, c'est QS et ça ne passe pas. Les revendications des étudiants en boycott, elles ne sont pas populaires, elles ne sont pas souhaitées par la population. La CLASSE n'a pas à former un parti politique, elle en serait incapable de par son fonctionnement et elle n'aurait qu'un appui marginal, se partageant le vote des rêveurs irresponsables avec QS.

      Les médias ont donné beaucoup trop d'importance à un groupe minoritaire. Il faut souhaiter l'élection d'un gouvernement libéral pour passer le message qu'on ne peut pas utiliser la force, l'intimidation et la prise d'otage du centre ville pour forcer des mesures impopulaires et irréalistes.

      Des mois de contestation pour une hausse totale plus petite que le budget loisir des universitaires. Ridicule comme mouvement social.

      Pour ce qui est de GND, la majorité de la population lui dit bon débarras.

      Jean Côté

    • Norisna Cazangian - Inscrit 9 août 2012 12 h 26


      Tout a fait d'accord M. Michaud!!!!

    • André Michaud - Inscrit 9 août 2012 14 h 19

      @ Serge Grenier

      Les gens comme René Lévesque ou Pierre Elliot trudeau n'ont pas fait des réformes et ajouté des droits et services , ou reconnu l'homosexulaité ou enlevé la peine de mort à cause de manifs dans la rue , mais par conviction.

      Pour moi ceux qui ont fait avancer les choses sont beaucoup au niveau des sciences, souvent dans l'ombre des caméras. Comme exemple, les scientifiques qui ont rendu la production de papier beaucoup moins polluante ont beaucoup plus fait pour l'environnement que ma participation dans des manifs pro environnement.

      Si j'avais été plus scientifique et moins contestataire et pro-arts, j'aurais pu apporter bien plus concrètement à notre communauté. je souhaite que les jeunes ne fassent pas mes erreurs, mais je sais que la vie ne focntionne pas ainsi, chacun doit faire sa propre expérience et ses erreurs..et qu'étudier en sciences c'est moins facile et plus exigeant.

    • Serge Grenier - Inscrit 9 août 2012 15 h 35

      @ Martin Bilodeau

      Vous dites :

      « Mais qu'est-ce que vous voulez de plus?
      Recevoir encore plus de services payés par tous ? »

      Je n'en veux pas plus, j'en veux moins.

      Moins de corruption, moins de pollution, moins de gaspillage, moins de mafia, moins de bureaucratie, moins de chicane.

      Je vis très simplement et je n'utilise à peu près jamais les services de l'État. Je suis plutôt déçu du monde et je me réfugie dans le travail. Ce que les jeunes ont fait depuis quelques mois, ça me réconcilie avec la vie.

      Je pense que vous devriez consulter www.liberaux.net attentivement et vous comprendriez peut-être qu'il y a une grande distance entre ce que le gouvernement dit et ce qu'il fait.

      Pendant les manifestations, j'ai pris de nombreuses photos et je les regardais encore tout à l'heure. Des hommes, des femmes, des enfants. De tous les âges, de toutes les grandeurs, de toutes les couleurs. Du vrai monde vivant. Dans la rue.

      Des gens qui font des réunions, qui se concertent, qui ont des opinions et qui ont le coeur de faire quelque chose pour les défendre.

      Ici dans les commentaires, il y en a qui les critiquent. Je les vois comme des gens isolés, qui prétendent parler au nom des autres, mais qui n'ont fait ni réunion, ni consultation et qui ont très peu de crédibilité. Ils font confiance à un gouvernement qui les trompe et craignent les personnes qui tentent sincèrement de les aider.

      Je me demande souvent s'il ne s'agit pas d'agents déguisés en citoyens et qui sont payés par le gouvernement pour venir semer la zizanie dans les médias sociaux.

      De toutes façons, l'avenir appartient aux jeunes. Nous devrions nous contenter de les soutenir ou au moins de nous enlever de dedans leurs jambes.

      Serge Grenier

    • Sylvie Poirier - Inscrite 9 août 2012 21 h 29

      Monsieur Michaud, le gouvernement libéral est d'une autre époque. De plus, le PLQ a avoué ne rien comprendre à la crise étudiante. Quand un homme a perdu toute conscience humaine, qui ment, qui vole un peuple, qui cache des revenus, qui utilise les policiers pour frapper les jeunes du Québec, qui embrasse mafia, qui amoindrit son ministre ancien ministre de la justice à coup de millions, qui donne nos terres pour presque rien, si c'est cela instruire un peuple, suivre les mauvais exemples, je m'excuse, je ne suis pas de cette école. J'admire les réveils collectifs, et j'admire l'audace, la passion, que nous ont servi ces jeunes avec brio. La planète en parle encore. Les libéraux dépenseront probablement 30 000 $ en carburant pour venir nous chanter leurs vieillent chansons apprisent lorsqu'ils étaient à l'état de foetus que vous goberez encore et encore. Fait dodo, cola mon petit frère, fait dodo t'auras du l'eau l'eau. Il est temps pour les québécois de laisser la rondelle de hockey et de focusser pendant, qu'il est encore le temps, sur l'avenir. Gabriel Nadeau-Dubois a ouvert la porte à des prises de conscience... et malheureusement ce n'est pas tout le monde qui est doté d'une faculté de voir l'avenir comme Jules Vernes par exemple. Les trois derniers leader étudiants avaient cette faculté de se propulser dans le futur et de tire à ce gouvernement : «Vous allez nul part!» «Vous êtes entrain de détruire le Québec». «Vous voulez que les Québécois perdent leur langue natal». «Vous donnez nos richesses énergétiques», qu'est-ce qui va nous rester?». Eux, ils savent, eux, ils ont compris que demain arrive vite et que la tomate au marché coûtera cette hiver 4 à 5 dollars chacune. Ils dit la vérité... nos étudiants sont pauvres de plus en plus pauvres. Continuez à penser qu'il faut donner l'argent des pauvres aux riches.
      Continuez votre oeuvre Monsieur Nadeau. Continuez votre oeuvre les étudiants. Vous êtes l'espoir de demain.

    • Lise Trépanier - Inscrite 15 août 2012 07 h 41

      Tout à fait d'accord.

  • Patrick Daganaud - Abonné 9 août 2012 02 h 33

    Trop de classe!

    Je vous salue, Gabriel Nadeau-Dubois!

    Vous êtes un grand démocrate et un grand guerrier pacifique.

    Il est dommage que vous ayez « trop de classe » pour, dans le contexte sociopolitique québécois, poursuivre un combat dont vous comprenez parfaitement la systémique.

    Il est vrai que l'actuel gouvernement et ses roués roulent tant dans la corruption que le salissage est devenu leur état d'âme et de conscience.
    Vous en êtes d'autant plus victime que vous représentez ce qu'ils honnissent : le vrai.

    Sans doute aussi, je l'espère, serez-vous en mesure de libérer votre parole.
    Votre respect des processus de délégation a limité la portée de votre voix vivifiante : elle peut et doit se faire entendre encore dans l'arène publique.

    Mais il est vrai que vous méritez également du repos...après les élections!

    Patrick Daganaud, vieux routier de l'Éducation

    P-S. : Dans un pacte de l'ONU signé au tournant des années 60, le Canada s'est engagé à rendre gratuite la fréquentation de tous les paliers de l'éducation, universitaire compris. Ce pacte, ratifié au moment où les sociétés envisageaint le meilleur devenir collectif, demeure et englobe le Québec...

    • Solange Bolduc - Abonnée 9 août 2012 10 h 53

      Très bel hommage à Gabriel Nadeau-Dubois. Merci!

  • helene poisson - Inscrite 9 août 2012 02 h 50

    M. Charest est en deuil

    M. Jean Charest, criminaliste de formation et ex-ministre conservateur vient de perdre sa tête de turc favorite: GND

    Avec GND disparaissent une série de ''punchs'' démagogiques du PLQ, savamment dosés pour le dernier sprint de la campagne électorale.

    Ajouter un post-it jaune au carré rouge aiderait l'amnésique population québécoise à se remémorer de la Commission Bastarache.
    Peu importe la compétence, l'allégeance libérale favorise la nomination à un poste de juge. Surtout pour juger la loi 12 (ex 78).

    Entre le BBQ et les Jeux olympiques, qui se souvient du coup de téléphone de M. Charest, alors jeune mnistre de M. Mulroney, au juge Macérola de la Cour supérieure pour obtenir un traitement de faveur pour le sprinter dopé Ben Johnson ? Dépoussiérer le rapport de la Commission Dobin pour plus de détails.

    À date, la Commission Charbonneau prive d'informations pertinentes les électeurs d'un excellent journaliste d'enquête, M. André Noel.

    Vraiment, les Commissions ont souvent été rentables pour M.Charest.

    Et l'éclipse de Gabriel Nadeau-Dubois nous aidera encore mieux à réaliser que les commissions de toutes sortes ont souvent été rentables pour cet excellent charmeur de serpent qu'est M. Charest, incluant son salaire secret payé par la caisse électorale des donateurs libéraux discrets. Le magicien Luc Langevin et Messmer ne sont que des peee-wee comparativement à M. Charest.

    Le citoyen Gabriel Nadeau-Dubois a bien fait son travail (malgré des menaces de sévices). À nous maintenant de bien faire le nôtre le 4 septembre en allant voter en masse, malgré la loi 78.

    Voter pour qui ? Pour un très gros taux de participation de tout le monde le 4 septembre... et le 5, 6, 7,... etc

    • Jean-Michel Lambert - Inscrit 9 août 2012 18 h 32

      @ André Michaud
      La science ne règle malheureusement pas la source du problème.

      Le système est à réformer.

      Tenter de diminuer les impacts écologiques de nos trains de vie alors que cette tendance de surconsommation est la base du problème est absurde.

      Si la science avait eu un avenir, j'aurais été de votre avis. Mais présentement, elle contribue à faire persister les problématiques actuelles; les gens continuent de croire qu'un miracle scientifique rattrapera toutes nos erreurs passées. Avec la science, l'homme continuera de vouloir contrôler tout de la vie, de la Terre. Avec la science, l'arogance de l'homme continue de le mener à sa perte. Les scientifiques sont bons. Les hommes qui tentent de lier ces découvertes aux sphères politique et économique violent ensuite cette bonté. Les scientifiques ne peuvent que donner plus de moyen à l'homme de faire perdurer sa bêtise.

      De plus, les réelles problématiques se font connaitre par la rue, pas par les médias.