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Marois invite les «fédéralistes fatigués» à rejoindre le PQ

Jean-Martin Aussant critique l’appel de la chef péquiste

9 août 2012 | Antoine Robitaille | Québec
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	La chef du Parti québécois, Pauline Marois, et son candidat dans Jonquière, Sylvain Gaudreault, lors d’une conférence de presse à Saint-Siméon, hier.</div>
Photo : La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, et son candidat dans Jonquière, Sylvain Gaudreault, lors d’une conférence de presse à Saint-Siméon, hier.
Pauline Marois estime que les « fédéralistes fatigués » peuvent voter sans réserve pour le Parti québécois le 4 septembre puisqu’il s’agit d’une élection sur un « choix de gouvernement » et non sur « l’avenir du Québec ». Une déclaration qui a profondément déplu à son ancien député et maintenant rival, Jean-Martin Aussant, chef d’Option nationale.

« Il peut y avoir tout à fait des fédéralistes fatigués qui peuvent voter pour le Parti québécois », a insisté la chef péquiste en matinée, après avoir réclamé le vote de « tous les Québécois et toutes les Québécoises qui veulent avoir un gouvernement responsable ».


Mme Marois a soutenu que l’élection actuelle ne consistait pas en un « référendum » pour déterminer le statut politique du Québec, mais plutôt en un « référendum » sur le gouvernement Charest. Celui-ci, a-t-elle dit, « n’a pas su servir le Québec comme il aurait dû le faire ». Il s’agit, a-t-elle martelé, d’un « gouvernement corrompu, un gouvernement qui a dilapidé les fonds publics, un gouvernement qui n’a pas donné de réponse aux problèmes que vivent nos concitoyens ».


Le programme péquiste ne prévoit plus la tenue d’un référendum « le plus tôt possible » comme ce fut le cas de 2005 à 2007, mais bien au « moment jugé opportun ». Pauline Marois a toutefois dit souhaiter « qu’il puisse en avoir un le plus tôt possible ». Et lors d’une telle consultation, les fédéralistes qui auront voté PQ à l’élection et qui « ne sont pas d’accord avec [la souveraineté] auront le loisir d’aller l’exprimer ».


Pour Jean-Martin Aussant, il s’agit d’un « message étrange » pour un parti qui se dit souverainiste. Cela signifie que la chef péquiste « manque de transparence » soit avec les fédéralistes, soit avec les souverainistes. « Un parti souverainiste devrait vouloir convaincre les fédéralistes de devenir souverainistes et pas leur dire « venez chez nous et il n’y aura pas de problème ! ». C’est une des raisons pour lesquelles j’ai quitté le PQ. Et quand je vois des déclarations comme celles-là, ça me confirme que j’avais raison de le faire. » Selon son programme adopté en février, un gouvernement ON n’attendrait pas la tenue d’un référendum pour enclencher le processus d’accession à la souveraineté du Québec.

 
 
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