Rentrée scolaire: Charest refuse d'envisager le pire
Il accepte cependant que les cégeps s'y préparent
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Legault imposerait des sanctions aux professeurs qui refusent de rentrer en classe
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Marois se défend d'être confuse sur l'application de la loi 12
Jean Charest approuve les directions de cégeps qui se préparent à la rentrée de la semaine prochaine en engageant des agents de sécurité et en consultant les services de police. Mais il refuse d’envisager que la rentrée dans les 14 cégeps touchés par les grèves étudiantes se passe mal.
Le chef libéral ne voit rien d’anormal dans le fait que les directions des cégeps montréalais rencontrent des représentants du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) ou qu’ils procèdent à l’embauche d’agents de sécurité en vue de la rentrée. «Les gens veulent prendre toutes les précautions possibles», a-t-il fait valoir dans un point de presse en matinée. «Chaque établissement doit prendre ses décisions en fonction de ses besoins.»
Pour l’heure, Jean Charest refuse d’envisager que la rentrée de la semaine prochaine, en raison des votes que plusieurs associations étudiantes s’apprêtent à reconduire, pourrait être le théâtre de débordements. «Il n’y a pas de raison pour que ça se passe autrement que dans le calme», croit-il.
«Ce n’est pas le temps de commencer à évoquer toutes sortes de scénarios. C’est le temps de rappeler chacun à ses responsabilités et à ses devoirs», a-t-il plaIdé. «Plutôt que de faire des hypothèses sur ce qui n’ira pas bien parce que, possiblement, il y aura des perturbations, essayons donc ensemble de favoriser la rentrée.»
Sanctionner les professeurs?
Sanctionner les professeurs?
Contrairement au chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, Jean Charest ne veut pas menacer de sanctions les professeurs qui choisiraient de ne pas franchir les piquets des manifestants et de ne pas donner leurs cours. «On n’est pas dans les sanctions, on est dans la rentrée», a-t-il dit.
Le chef libéral s’est défendu de laisser planer une épée de Damoclès au-dessus de la tête des enseignants . «S’il y a un épée de Damoclès, ce n’est pas moi qui la tient dans les mains», a-t-il dit, pointant du doigt ceux qui songent à employer des moyens de pression. C’est la chef du Parti québécois, Pauline Marois, qui «demande aux étudiants de continuer leurs moyens de pression», a-t-il dénoncé. .«Je n’ai pas trouvé ça très édifiant de la part d’une chef de parti politique qui demande la confiance de la population.»
«C’est François Legault qui, après avoir appuyé la loi 78 [maintenant la loi 12], change son capot de bord», a-t-il ajouté.
Selon lui, l’entente signée entre le gouvernement et la Fédération des enseignantes et des enseignants du Québec (FEEQ-CSN) est «un grand pas dans la bonne direction» vers une rentrée paisible.
«Sil y a des situations particulières, à ce moment-là, on y fera face», a poursuivi Jean Charest. Il n’a pu préciser comment la loi 12 (le projet de loi 78) sera appliqué aux abords des cégeps. Il s’attend toutefois à ce que les policiers usent de leur jugement dans l’application de la loi. «Ils doivent, dans chaque situation particulière, faire preuve de jugement. C’est ce qu’ils ont fait, c’est ce qu’ils font», a-t-il soutenu.
Par ailleurs, le Parti libéral a tenu à réfuter l’affirmation de Pauline Marois qui veut que jamais le PQ n’a vu son financement doubler lorsqu’il était au pouvoir, comme c’est le cas pour le PLQ. La chef péquiste a cité des chiffres provenant des années 2000, mais les libéraux ont déterré ceux des années 90. Les dons au PQ sont passés de 2,57 millions en 1993, avant l’élection, à 5,54 millions l’année de l’élection en 1994 et à plus de 6 millions en 1995, l’année du référendum.








