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Marois se défend d'être confuse sur l'application de la loi 12

8 août 2012 11h50 | Antoine Robitaille | Québec
Saint-Siméon — «C'est pas du tout confus», s'est exclamé Pauline Marois ce matin, au sujet de sa position sur la loi spéciale pour mettre fin à la grève étudiante. Alors que des votes de reconduction de la grève se prennent dans les cégeps et les universités, la chef péquiste a refusé de dire s'il fallait sanctionner les professeurs qui respecteront les piquets de grève. Elle a toutefois redit qu'à son sens, la loi devait être respectée.


«Je ne veux inciter personne à défier la loi», a-t-elle répété à plusieurs reprises, soutenant que c'était au premier ministre Jean Charest de trouver une solution à un «gâchis» dont il était responsable. Aux yeux de Pauline Marois, la loi spéciale (12) est «ignoble» et doit être abrogée, mais 100 % des étudiants doivent retourner en classe.
 
Pour solutionner la crise, Mme Marois a incité les étudiants à aller voter en masse le 4 septembre. Son gouvernement proposera sa solution: tenir un sommet sur la question du financement de l'éducation post-secondaire. À ce sommet, un gouvernement Marois proposera l'indexation des frais de scolarité, ce qui signifie «pratiquement» un gel, a-t-elle précisé. Dans le passé, la chef péquiste avait soutenu que l'indexation des frais serait une des formules discutées au sommet, mais n'avait pas affirmé que ce serait la position de son éventuel gouvernement.
 
Au sujet des votes de reconduction de grève qui se tiennent actuellement, la chef péquiste s'est encore abstenu de prendre position. «Je ne veux pas m'immiscer dans ce processus, qui est propre aux associations étudiantes.»

Une fois au pouvoir, un gouvernement Marois rencontrerait toutefois les associations étudiantes pour améliorer les règles en la matière: «Un jour il faudra discuter avec [elles] pour voir comment encadrer sans doute cet exercice démocratique.» La chef péquiste n'a toutefois pas précisé si elle souhaitait fixer un seuil de participation en deça duquel un vote de grève serait nul et non avenu.


D'autres détails suivront

 
 
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