Pauline Marois souhaite que tous les étudiants retournent en classe
Même si elle la juge « ignoble », Pauline Marois souhaite qu’étudiants et professeurs respectent la loi spéciale (la loi 12) visant à mettre fin à la grève.
« Ce que je souhaite, c’est que 100 % des étudiants puissent retourner en classe », a déclaré, prudente, la chef péquiste. Cette dernière arborait jusqu’au mois de juin le carré rouge, symbole de la grève étudiante (qualifiée de « boycott » par le gouvernement et ceux qui s’y opposent).
Alors que nombre d’étudiants s’apprêtent à voter sur la reconduction ou non de la grève, laquelle, dans plusieurs cas, a commencé en février, la chef péquiste s’est refusé à donner quelque directive : « Je ne veux pas m’immiscer dans la démocratie étudiante. Ils ont leurs propres règles. D’ailleurs, nous [les gouvernements péquistes passés] avons encadré et permis la constitution d’associations étudiantes. C’est évident que ce que je souhaite, c’est qu’il y ait la plus grande participation possible [aux votes de grève]. Mais ça leur appartient. » Au contraire, hier matin, le chef libéral Jean Charest a soutenu que certains votes de grève n’étaient pas légitimes, notamment ceux qui se tiennent sans une grande participation des étudiants concernés.
Les étudiants en travail social de l’Université de Montréal ont voté pour la reconduction de la grève lundi. Ils ne rentreront donc pas en classe comme prévu le 27 août. Le taux de participation fut très bas, 9,6 %.
Marois énigmatique
Si la chef péquiste souhaite un retour massif en classe, elle en appelle donc à la fin de la grève ? « Non, je n’ai pas dit ça », a-t-elle répondu, énigmatique, ajoutant tout de suite : « C’est parce qu’évidemment, ils doivent pouvoir terminer leurs études. Les universités doivent continuer à fonctionner normalement. »
Quant à l’entente intervenue entre le gouvernement et les syndicats de professeurs de cégep pour indemniser ces derniers, Mme Marois a déploré qu’une telle chose soit devenue inévitable. À ses yeux, Jean Charest « doit assumer les conséquences de cette crise en versant ces 18 millions aux professeurs. Je crois que c’est normal qu’on le fasse parce qu’on leur en demande plus que ce qui était prévu », a-t-elle déclaré. Pour Mme Marois, le chef libéral a « provoqué » sciemment cette crise à des fins électorales.
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Votes de grève
Lundi, l’Association des étudiants en service social de l’Université de Montréal a été la première à reconduire la grève jusqu’au 7 septembre, à condition que 50 000 autres étudiants du réseau suivent le mouvement. Les 59 membres présents représentent un taux de participation de 9,6%.
Le même jour, 21 des 117 membres de l’Association des étudiantes et étudiants de maîtrise et de doctorat en lettres et communication de l'Université de Sherbrooke ont voté la reconduction de la grève à 14 contre 1.
Les étudiants du cégep Marie-Victorin sont toujours en grève. Hier, ils ont entériné une semaine de perturbation lors du retour en classe, lundi prochain. Un vote de grève pourrait avoir lieu lundi.
L’Association facultaire des étudiants en sciences humaines de l’UQAM reste en grève jusqu’à la gratuité scolaire. À la suite de l’assemblée d’hier, elle encourage ses membres à aller faire respecter les lignes de piquetage dans les cégeps.








