Commission Charbonneau: l'avocate du PQ a bien fait de se montrer dure avec Duchesneau, dit Marois
Sainte-Anne-des-Monts — L'avocate du Parti québécois à la commission Charbonneau, Estelle Tremblay, a eu raison de se montrer «dure» avec Jacques Duchesneau, croit maintenant Pauline Marois. C'est nul autre que le procureur en chef Sylvain Lussier qui vient de lui donner raison, a soutenu la chef péquiste aujourd'hui.
Dans une interview à La Presse aujourd'hui, M. Lussier a fait remarquer que M. Duchesneau avait refusé de donner des noms et s'était montré vague dans ses réponses.
En juin, la chef péquiste avait soutenu que Me Tremblay avait «peut-être poussé un peu loin» son interrogatoire de l'ancien policier, devenu depuis candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans Saint-Jérôme. «Elle n'avait pas le mandat de décrédibiliser M. Duchesneau, je peux vous l'assurer», avait assuré Pauline Marois. Dans les rangs du PQ, on s'inquiétait du ton de l'interrogatoire serré mené par l'avocate.
Aujourd'hui, toutefois, la chef péquiste a soutenu que rétrospectivement, c'était le «professionnalisme» qui avait conduit Mme Tremblay à «élever le ton et à être un peu dure». «Certains ont dit qu'elle a fait un peu un excès de zèle, mais en même temps, elle était un peu estomaquée de voir les réponses. Peut-être que M. Lussier lui donne raison aujourd'hui.»
Pauline Marois se demande, du reste, si le chef de la CAQ François Legault et son candidat vedette Jacques Duchesneau font confiance à la commission Charbonneau.
«Moi, je peux vous dire que je fais totalement confiance à la commission Charbonneau, nous allons l'appuyer dans son travail et nous allons recevoir ses résultats en appliquant éventuellement ce qu'ils nous recommanderons. Je trouve ça un peu inquiétant que M. Duchesneau semble mettre en doute la commission Charbonneau.»
D'autres détails suivront








