La CAQ n’a pas le monopole de la lutte contre la corruption
Québec solidaire rappelle ses engagements en matière de financement des partis politiques
S’adressant directement à M. Duchesneau, dont la candidature au sein de la CAQ a été officialisée hier, la coporte-parole a rappelé qu’un document élaboré par son parti, dévoilé la veille du déclenchement des élections, appelait justement les partis du Québec à prendre des mesures concrètes pour, notamment, diminuer le plafond des dépenses électorales et réformer le financement des partis politiques.
« On voulait vraiment que, tous partis confondus, la classe politique s’engage à mettre fin à la corruption. Aucun parti n’a voulu signer notre déclaration, et la CAQ non plus », a dénoncé Mme David.
Elle a donc invité Jacques Duchesneau, de même que le chef de la CAQ, François Legault, à faire leurs les mesures proposées par Québec solidaire — propositions qui avaient reçu un accueil glacial, la semaine dernière, de la part du Parti libéral, qui avait répliqué aux allégations de corruption en accusant Québec solidaire de financement occulte.
Cette charge ne semble pas avoir ébranlé Françoise David, laquelle a maintenu hier que « Québec solidaire n’a jamais été attaqué par qui que ce soit pour son manque d’intégrité ».
Elle a d’ailleurs souligné que son parti a mené des « recherches sur [ses] propres bases, avec des équipes réduites », pour déposer deux rapports sur la collusion dans les partis politiques : un premier ayant révélé l’usage de prête-nom pour le financement de partis par la firme de génie-conseil AXOR, et un autre intitulé Le financement sectoriel : Portrait et propositions de Québec solidaire pour en finir avec la corruption, déposé en mai dernier et qui détaille les dessous de la corruption depuis 30 ans.
« Ce rapport a été remis aux enquêteurs de la commission Charbonneau, où on va aller comme témoins, et il est très clair qu’on prend déjà l’engagement formel de souscrire à ses recommandations », a déclaré Françoise David, rappelant ainsi que Jacques Duchesneau n’a pas le monopole de la lutte contre la corruption.
« Pas d’huile sur le feu »
Au lendemain de sa virulente sortie contre Amir Khadir, Gilles Duceppe a maintenu samedi qu’il assumait l’ensemble de ses propos. Qualifiée de « malheureuses attaques personnelles » par Amir Khadir lui-même, cette charge à fond de train a reçu le même accueil de Mme David.
« Nous avons répondu sur le ton le plus calme et le plus posé que nous pouvions adopter. […] Nous ne mettrons pas d’huile sur le feu », a-t-elle statué. La porte-parole a plutôt mis de l’avant le projet de « souveraineté sociale » de son parti, qu’a aussi écorché Gilles Duceppe, vendredi, lui qui craint une division du vote souverainiste.








