Charest se défend d'avoir provoqué la candidature de Duchesneau
Québec - Le chef libéral Jean Charest s'est défendu, ce samedi, d'avoir provoqué l'entrée en scène retentissante de Jacques Duchesneau, dont la candidature est pressentie à la Coalition avenir Québec (CAQ).
Le Devoir a rapporté ce matin que M. Duchesneau avait décidé de faire le saut en politique en apprenant que M. Charest s'était attribué la note huit sur dix pour ses efforts de lutte à la corruption.
Samedi, M. Charest a nié qu'il avait fait un gaffe en s'accordant ainsi cette évaluation. «J'ai exprimé tout ce que nous avons fait depuis que nous sommes le gouvernement sur cette question là, a-t-il dit. Oui, je n'ai aucune hésitation à dire que c'est la note qu'on s'attribue, que le travail que nous avions fait est quand même substanciel.»
Lors d'un point de presse, le chef libéral a aussi dissipé toute notion que les libéraux sont inquiets de l'arrivée de l'ancien dirigeant de l'Unité anticollusion (UAC) dans l'arène politique.
M. Charest a affirmé qu'il faudra attendre l'entrée en scène de M. officielle de M. Duchesneau pour déterminer si cela change la campagne électorale. «C'est faux, vous dites qu'ils sont inquiets, moi je n'ai pas entendu cela, a-t-il répondu à un journaliste. C'est une campagne électorale et pendant une campagne électorale il va y avoir des opposants.»
Le chef libéral a déclaré que la candidature M. Duchesneau, qui reste encore à confirmer par la CAQ, ne remet pas en question la valeur du mandat qu'il a accompli pour le gouvernement dans la lutte à la collusion et la corruption.
Interrogé à ce sujet, M. Charest n'a exprimé aucun doute sur la neutralité d'un mandat gouvernemental accompli par M. Duchesneau.
M. Charest a affirmé que son gouvernement a mis en oeuvre les recommandations d'un rapport de M. Duchesneau, en créant notamment la commission d'enquête sur la construction présidée par la juge France Charbonneau.
La nouvelle de la candidature de M. Duchesneau a causé un retentissement, vendredi, lorsque les médias ont commencé à rapporter l'information.
Sur la caravane électorale, les libéraux se sont aussitôt retranchés dans le mutisme, mais M. Charest a voulu dissiper la perception qu'ils avaient été ébranlés.
M. Duchesneau, qui avait été mandaté par M. Charest, a produit un rapport accablant, notamment sur le financement des partis politiques, ce qui a placé les libéraux sur la défensive.
Samedi, lors d'une étape dans la circonscription de Crémazie, dans le nord de Montréal, le chef libéral a répété que son parti respecte les règles de financement.
Par ailleurs, M. Charest a continué de préciser, samedi, son plan pour développer l'emploi, cette fois en présentant des mesures visant les jeunes, les immigrants et les travailleurs à faible revenu.
La caravane libérale a terminé samedi un passage de deux jours dans la région montréalaise, pour remettre le cap sur Québec, avec une étape en Mauricie.
Par Alexandre Robillard
Le Devoir a rapporté ce matin que M. Duchesneau avait décidé de faire le saut en politique en apprenant que M. Charest s'était attribué la note huit sur dix pour ses efforts de lutte à la corruption.
Samedi, M. Charest a nié qu'il avait fait un gaffe en s'accordant ainsi cette évaluation. «J'ai exprimé tout ce que nous avons fait depuis que nous sommes le gouvernement sur cette question là, a-t-il dit. Oui, je n'ai aucune hésitation à dire que c'est la note qu'on s'attribue, que le travail que nous avions fait est quand même substanciel.»
Lors d'un point de presse, le chef libéral a aussi dissipé toute notion que les libéraux sont inquiets de l'arrivée de l'ancien dirigeant de l'Unité anticollusion (UAC) dans l'arène politique.
M. Charest a affirmé qu'il faudra attendre l'entrée en scène de M. officielle de M. Duchesneau pour déterminer si cela change la campagne électorale. «C'est faux, vous dites qu'ils sont inquiets, moi je n'ai pas entendu cela, a-t-il répondu à un journaliste. C'est une campagne électorale et pendant une campagne électorale il va y avoir des opposants.»
Le chef libéral a déclaré que la candidature M. Duchesneau, qui reste encore à confirmer par la CAQ, ne remet pas en question la valeur du mandat qu'il a accompli pour le gouvernement dans la lutte à la collusion et la corruption.
Interrogé à ce sujet, M. Charest n'a exprimé aucun doute sur la neutralité d'un mandat gouvernemental accompli par M. Duchesneau.
M. Charest a affirmé que son gouvernement a mis en oeuvre les recommandations d'un rapport de M. Duchesneau, en créant notamment la commission d'enquête sur la construction présidée par la juge France Charbonneau.
La nouvelle de la candidature de M. Duchesneau a causé un retentissement, vendredi, lorsque les médias ont commencé à rapporter l'information.
Sur la caravane électorale, les libéraux se sont aussitôt retranchés dans le mutisme, mais M. Charest a voulu dissiper la perception qu'ils avaient été ébranlés.
M. Duchesneau, qui avait été mandaté par M. Charest, a produit un rapport accablant, notamment sur le financement des partis politiques, ce qui a placé les libéraux sur la défensive.
Samedi, lors d'une étape dans la circonscription de Crémazie, dans le nord de Montréal, le chef libéral a répété que son parti respecte les règles de financement.
Par ailleurs, M. Charest a continué de préciser, samedi, son plan pour développer l'emploi, cette fois en présentant des mesures visant les jeunes, les immigrants et les travailleurs à faible revenu.
La caravane libérale a terminé samedi un passage de deux jours dans la région montréalaise, pour remettre le cap sur Québec, avec une étape en Mauricie.
Par Alexandre Robillard








