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L’épreuve des faits - Une mesure à revoir et à corriger

4 août 2012 | Amélie Daoust-Boisvert | Québec
Gaétan Barrette aspire au poste de ministre de la Santé dans un gouvernement caquiste.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Gaétan Barrette aspire au poste de ministre de la Santé dans un gouvernement caquiste.
Les activités médicales particulières (AMP), que la CAQ promet de « réviser », c’est cette mesure qui oblige les jeunes médecins de famille à travailler 12 heures par semaine à l’hôpital.

La mesure existe depuis 20 ans, mais François Legault lui-même l’a renforcée alors qu’il était ministre de la Santé en 2002. Alors qu’au départ ce sont les médecins comptant moins de dix ans de pratique qui étaient tenus d’effectuer des AMP, François Legault a étendu l’obligation à tous ceux comptant moins de 15 ans d’expérience. Entre 15 et 20 ans, ils sont tenus à six heures d’AMP. En 2002, la mesure avait soulevé un tollé parmi les jeunes médecins.


Avec son annonce d’hier, François Legault reconnaît-il avoir fait erreur à l’époque? «C’est une mesure qui a été mise en place dans une situation de crise, répond le Dr Gaétan Barrette, qui aspire au poste de ministre de la Santé. Ça devait être temporaire et ça a pris une mesure démesurée sous un gouvernement libéral. Ça ruine la vie professionnelle de la plupart des médecins de famille et les empêche de prendre plus de patients. »


En janvier dernier, le Dr Barrette avait affirmé sur les ondes du 98,5 FM que les AMP étaient la seule décision prise par un ministre de la Santé (François Legault) qui trouvait grâce à ses yeux.


Le Dr François-Pierre Gladu, qui demande la disparition des activités médicales particulières depuis de nombreuses années, ne peut que se réjouir que leur « révision » soit au menu. « Toute la faute ne revient pas à François Legault, mais ce n’était pas la chose à faire [en 2002], tant mieux s’il l’avoue », dit le président de l’Association des jeunes médecins du Québec, qui espère que peu importe le parti qui sera élu, le vainqueur s’attaquera de front à ce problème. « C’est une des principales mesures qui peut ramener les médecins dans les cabinets », ajoute-t-il.

 
 
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