Lettre - Participer à la réélection du gouvernement Charest
À mon avis, la réélection du gouvernement Charest serait un drame. Même s’il était élu sans la majorité absolue des voix, il serait réélu. Ce qu’on retiendrait, c’est que les Québécois l’ont choisi et qu’ils donnent leur aval à sa politique. La réélection du Parti libéral, cela signifierait la poursuite du Plan Nord, le mépris de l’environnement, la poursuite de la politique de la poudre aux yeux, des annonces factices, le faux intérêt pour la nation québécoise et sa langue.
La réélection du Parti libéral signifierait probablement le développement d’un système plus perfectionné d’entraide entre les petits amis qui ont de gros intérêts. La réélection du Parti libéral signifierait qu’on donnerait encore quatre ans aux libéraux pour implanter les gaz de schiste, pourrir l’île Anticosti, rire des étudiants, orienter les universités en priorité sur les besoins de la machine économique, etc.
Personnellement, l’idée de réélire Jean Charest me répugne et il m’apparaît plus important de nous débarrasser de ce gouvernement et de le remplacer par un autre « moins pire » selon le qualificatif utilisé par certains.
Se sachant impopulaire, ce parti qui malmène le pays depuis trop longtemps, compte sur la division du vote pour se maintenir. Il faut reconnaître là de très grandes qualités de stratège, d’autant plus que la majorité des gens n’y voient que du feu.
Pour moi, « voter selon mes convictions », c’est d’abord nous débarrasser au plus vite de ce gouvernement et lui faire connaître notre répugnance pour ses valeurs et sa politique. Je m’en voudrais d’avoir contribué à cette réélection en choisissant d’être puriste. Cette fois-ci plus que jamais, il faut penser collectif.
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Marie Vaillancourt - Montréal, le 2 août 2012








