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Charest étoffe ses engagements économiques pour l'emploi

3 août 2012 14h42 | Robert Dutrisac | Québec
Laval – Jean Charest a mis un peu de chair sur son engagement économique de création d’emplois en promettant de mesures pour encourager les travailleurs âgés à demeurer sur le marché du travail.

Le chef libéral veut également organiser une « conférence nationale » afin d’adapter le marché de l’emploi aux réalités des travailleurs de 55 ans et plus, mais aussi à celles des femmes. Cette conférence se penchera notamment sur les horaires de travail.

Jean Charest s’est défendu de vouloir ainsi s’assurer le vote des femmes alors que l’électorat féminin a l’occasion de voter pour une femme, Pauline Marois, qui aspire à devenir première ministre. « Ça n’a aucun lien avec ça », a-t-il affirmé. « D’ailleurs, c’est un sujet qui a été une préoccupation durant toute ma carrière politique et auquel je crois profondément. »

Sur une note personnelle, Jean Charest a rappelé qu’il avait deux filles, « deux jeunes femmes merveilleuses […] pour qui j’ai un souhait et j’ai un objectif, c’est que tout soit possible pour ces jeunes femmes dans leur vie ». Il a souligné qu’il avait formé le premier conseil des ministres composé autant de femmes que d’hommes. Dans les conseils d’administration sociétés d’État, il a aussi instauré la parité hommes-femmes. Mais la tâche n’est pas achevée, selon lui. « On ne se présente pas aujourd’hui devant les Québécois pour dire que le travail est terminé ».

Un gouvernement libéral abaisserait à 62 ans l’âge d’admissibilité au crédit d’impôt de 1500 $ par an pour les travailleurs qui décident de continuer à travailler. Le dernier budget Bachand avait introduit une telle mesure pour les travailleurs de 65 ans et plus. C’est 100 000 personnes de plus qui auraient accès à cette mesure, pour un coût de 120 millions en 3 ans, selon les calculs des libéraux.

Cette mesure s’ajoute à une réduction de la taxe sur la taxe sur la masse salariale d’un maximum de 1000 $ par employé de 65 ans et plus pour les entreprises, ceci était déjà prévu dans le dernier budget.

Jean Charest a mentionné que la proportion des personnes âgées de 55 ans à 64 ans qui sont sur le marché du travail est inférieure au Québec par rapport au reste du Canada. Ainsi, le taux d’emploi de ces personnes au Québec n’est que de 53 % alors qu’il est de 59 % dans le reste du Canada et de 60 % en Ontario.

Le chef libéral a dû expliquer pourquoi son plan prévoyait que la création de 250 000 emplois en cinq ans était nécessaire pour réduire le taux de chômage à 6 % tandis que le Mouvement Desjardins estimait que l’ajout de seulement 135 000 emplois permettait pour atteindre cet objectif et qu’Emploi-Québec fixait la barre à 173 000 postes. C’est que ces prévisions ne tiennent pas compte des mesures qu’il venait de dévoiler, mesures qui diminuent le nombre de départ hâtif à la retraite et de là, gonflent la main-d’œuvre active, a avancé Jean Charest. « Dès l’instant où les mises à la retraite se sont pas au niveau prévu, bien, ça change toutes les données », a-t-il fait valoir.
 
 
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