100 jours après l'élection, le PQ abolirait la loi 78 et la hausse des droits de scolarité
S'il est élu, le Parti québécois entend toujours abolir la Loi 78 et mettre un holà sur la hausse des droits de scolarité décrétée par les libéraux dans les 100 jours suivants l'élection. Mais un gouvernement dirigé par Pauline Marois tiendrait aussi un sommet afin de trouver une solution sur la question des droits de scolarité.
La chef péquiste a promis ce matin que ce sommet sur le financement des universités sera l'occasion de débattre de tous les aspects du financement des études supérieures. Les étudiants auront le tiers des voix lors de ce sommet. Selon Mme Marois, cette rencontre de tous les intervenants du milieu permettra d'offrir une «véritable écoute» à toutes les parties prenantes.
Le PQ entend y défendre l'idée d'une simple indexation des droits de scolarité en fonction de la hausse du coût de la vie. Mais Mme Marois a soutenu ce matin qu'aucune option ne serait écartée, y compris la question de la gratuité. Une idée défendue depuis des mois par la CLASSE.
Le candidat de Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin, a dit qu'il souhaitait qu'un «consensus» se dégage d'un éventuel sommet. Même s'il a dit défendre l'idée du gel, comme il le faisait lorsqu'il présidait la Fédération étudiante collégiale du Québec, il a dit être ouvert à la discussion. «Nous n'arriverons pas au sommet avec des idées définitives», a-t-il simplement indiqué. Il n'a pas précisé s'il jugeait que l'indexation constituerait un obstacle à l'accessibilité.
M. Bureau-Blouin a aussi souligné que bien la question des droits de scolarité a «monopolisé» le débat sur l'accessibilité aux études supérieures depuis quelques années, d'autres aspects mériteraient davantage d'attention. Selon lui, il faut aussi étudier les enjeux du logement, de l'aide financière et du remboursement des dettes d'études.
En faveur d'une trêve
Entre temps, Mme Marois et Léo Bureau-Blouin se sont dit en faveur d'«une trêve électorale». Cela voudrait dire que les associations étudiantes qui doivent se prononcer bientôt sur la poursuite de la grève mettraient un frein à leur mouvement, le temps des élections.
Par ailleurs, la leader péquiste estime que le «sous-financement des universités» mis de l'avant par le Parti libéral pour justifier la hausse de 82 % des droits de scolarité sur sept ans ne tient tout simplement pas la route. Elle a ainsi rappelé que le Québec investit plus par étudiant que plusieurs autres provinces canadiennes.
Pauline Marois juge qu'il faudrait plutôt regarder du côté de la «gestion» des universités, et notamment des primes de départs généreuses — les «parachutes dorés» — accordées à certains hauts dirigeants. Elle estime aussi que les campus délocalisés qui se multiplient un peu partout au Québec sont trop coûteux et produisent une concurrence inutile entre les universités. Elle a chiffré le manque à gagner en raison de ces campus à 56 millions de dollars.
Encore une fois, les questions posées à Mme Marois et à M. Bureau-Blouin ont surtout tourné autour de la crise étudiante et de l'appui du PQ à cette «rue» dénoncée par Jean Charest. «C'est beaucoup mieux d'être dans la rue avec les citoyens qu'à Sagard avec les mieux nantis», a laissé tomber la jeune recrue péquiste.
«Si les gens sont dans la rue, c'est à cause de lui, a ajouté la chef souverainiste. Il a ridiculisé les jeunes lors d'un sommet sur le Plan Nord. Il a dit aux jeunes d'aller se trouver une job dans le Nord. C'est cruel et méchant d'agir comme ça.»
Reprenant l'idée des libéraux voulant que ce soit au tour de la «majorité silencieuse» de s'exprimer, Mme Marois a affirmé que cette «majorité» était en fait constituée «des députés libéraux qui sont demeurés silencieux dans le dossier de la collusion et de la corruption».
Maintenant, a-t-elle ajouté, il «instrumentalise» une crise qu'il a «provoquée et envenimée» afin de «masquer son bilan». La chef péquiste se dit convaincue que les élections ont été déclenchées en plein été, alors que plusieurs électeurs sont en vacances, pour éviter que celles-ci coïncident avec la reprise de la Commission Charbonneau.
Mme Marois consacre aujourd'hui une bonne partie de sa journée pour aller à la rencontre des électeurs en se livrant à un certain nombre de bains de foule. Elle a notamment fait un long trajet en métro, accompagnée par une meute de journalistes. Elle est accompagnée de plusieurs candidats et députés de la région montréalaise. Dans le cas de certains, il s'agit de leur première activité du genre.
Cette journée tournée vers la «rue» a donné lui à un accrochage entre libéraux et péquistes. Lors d'une marche au marché Atwater, la candidate du PQ dans Saint-Henri-Sainte-Anne, Sophie Stanké, s'est retrouvée nez à nez avec son adversaire libérale, la ministre Marguerite Blais. Les deux femmes sont restées polies, mais le ton de leurs échanges a été pour le moins ferme.
Mme Stanké lui a dit que le premier ministre «dénigre les gens qui sont dans la rue», soulignant qu'il s'agit là d'un mouvement social multigénérationnel. Mme Blais a répliqué que les libéraux condamnaient la «désobéissance civile». Il faut rappeler que ce moyen d'action souvent employé au cours de l'Histoire récente n'implique absolument pas le recours à des actes violents.
La chef péquiste a promis ce matin que ce sommet sur le financement des universités sera l'occasion de débattre de tous les aspects du financement des études supérieures. Les étudiants auront le tiers des voix lors de ce sommet. Selon Mme Marois, cette rencontre de tous les intervenants du milieu permettra d'offrir une «véritable écoute» à toutes les parties prenantes.
Le PQ entend y défendre l'idée d'une simple indexation des droits de scolarité en fonction de la hausse du coût de la vie. Mais Mme Marois a soutenu ce matin qu'aucune option ne serait écartée, y compris la question de la gratuité. Une idée défendue depuis des mois par la CLASSE.
Le candidat de Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin, a dit qu'il souhaitait qu'un «consensus» se dégage d'un éventuel sommet. Même s'il a dit défendre l'idée du gel, comme il le faisait lorsqu'il présidait la Fédération étudiante collégiale du Québec, il a dit être ouvert à la discussion. «Nous n'arriverons pas au sommet avec des idées définitives», a-t-il simplement indiqué. Il n'a pas précisé s'il jugeait que l'indexation constituerait un obstacle à l'accessibilité.
M. Bureau-Blouin a aussi souligné que bien la question des droits de scolarité a «monopolisé» le débat sur l'accessibilité aux études supérieures depuis quelques années, d'autres aspects mériteraient davantage d'attention. Selon lui, il faut aussi étudier les enjeux du logement, de l'aide financière et du remboursement des dettes d'études.
En faveur d'une trêve
Entre temps, Mme Marois et Léo Bureau-Blouin se sont dit en faveur d'«une trêve électorale». Cela voudrait dire que les associations étudiantes qui doivent se prononcer bientôt sur la poursuite de la grève mettraient un frein à leur mouvement, le temps des élections.
Par ailleurs, la leader péquiste estime que le «sous-financement des universités» mis de l'avant par le Parti libéral pour justifier la hausse de 82 % des droits de scolarité sur sept ans ne tient tout simplement pas la route. Elle a ainsi rappelé que le Québec investit plus par étudiant que plusieurs autres provinces canadiennes.
Pauline Marois juge qu'il faudrait plutôt regarder du côté de la «gestion» des universités, et notamment des primes de départs généreuses — les «parachutes dorés» — accordées à certains hauts dirigeants. Elle estime aussi que les campus délocalisés qui se multiplient un peu partout au Québec sont trop coûteux et produisent une concurrence inutile entre les universités. Elle a chiffré le manque à gagner en raison de ces campus à 56 millions de dollars.
Encore une fois, les questions posées à Mme Marois et à M. Bureau-Blouin ont surtout tourné autour de la crise étudiante et de l'appui du PQ à cette «rue» dénoncée par Jean Charest. «C'est beaucoup mieux d'être dans la rue avec les citoyens qu'à Sagard avec les mieux nantis», a laissé tomber la jeune recrue péquiste.
«Si les gens sont dans la rue, c'est à cause de lui, a ajouté la chef souverainiste. Il a ridiculisé les jeunes lors d'un sommet sur le Plan Nord. Il a dit aux jeunes d'aller se trouver une job dans le Nord. C'est cruel et méchant d'agir comme ça.»
Reprenant l'idée des libéraux voulant que ce soit au tour de la «majorité silencieuse» de s'exprimer, Mme Marois a affirmé que cette «majorité» était en fait constituée «des députés libéraux qui sont demeurés silencieux dans le dossier de la collusion et de la corruption».
Maintenant, a-t-elle ajouté, il «instrumentalise» une crise qu'il a «provoquée et envenimée» afin de «masquer son bilan». La chef péquiste se dit convaincue que les élections ont été déclenchées en plein été, alors que plusieurs électeurs sont en vacances, pour éviter que celles-ci coïncident avec la reprise de la Commission Charbonneau.
Mme Marois consacre aujourd'hui une bonne partie de sa journée pour aller à la rencontre des électeurs en se livrant à un certain nombre de bains de foule. Elle a notamment fait un long trajet en métro, accompagnée par une meute de journalistes. Elle est accompagnée de plusieurs candidats et députés de la région montréalaise. Dans le cas de certains, il s'agit de leur première activité du genre.
Cette journée tournée vers la «rue» a donné lui à un accrochage entre libéraux et péquistes. Lors d'une marche au marché Atwater, la candidate du PQ dans Saint-Henri-Sainte-Anne, Sophie Stanké, s'est retrouvée nez à nez avec son adversaire libérale, la ministre Marguerite Blais. Les deux femmes sont restées polies, mais le ton de leurs échanges a été pour le moins ferme.
Mme Stanké lui a dit que le premier ministre «dénigre les gens qui sont dans la rue», soulignant qu'il s'agit là d'un mouvement social multigénérationnel. Mme Blais a répliqué que les libéraux condamnaient la «désobéissance civile». Il faut rappeler que ce moyen d'action souvent employé au cours de l'Histoire récente n'implique absolument pas le recours à des actes violents.










