Un enjeu électoral
Qu’auront à dire les partis sur les enjeux de l’éthique, du laxisme, de la confiance?
Du même coup, nous avons soulevé des interrogations sur toute la question du financement occulte des partis politiques, et ce, dans tous les ordres de gouvernement. Ce qui était des rumeurs et des racontars est devenu des faits avérés au cours des dernières années. Aujourd’hui, la population exige avec raison plus de sens moral, de transparence et d’intégrité dans notre société.
Nous devons prendre acte du fait que la contribution des journalistes a permis à notre démocratie au Québec de faire une sérieuse prise de conscience tout en dévoilant ces manquements à l’éthique. Car notre démocratie est malade et elle a besoin d’opérer un virage important dans son évolution. Les travaux de la commission Charbonneau ne manqueront d’ailleurs pas de nous le rappeler cet automne.
Un défi urgent
Les entreprises, les ordres professionnels, les organisations et les divers regroupements publics se doivent de relever le défi éthique afin de favoriser le développement d’une société qui mise sur des règles du jeu plus transparentes. La démocratie québécoise peut et doit être améliorée en apportant des changements majeurs à nos comportements dans nos institutions, nos organisations, nos ordres professionnels et nos partis politiques.
En ce sens, la prochaine campagne électorale est sans doute la meilleure occasion de lancer un appel à toutes les formations politiques afin qu’elles nous proposent des mesures draconiennes pour mettre fin au laxisme qui a miné la confiance de la population en son système démocratique.
Ainsi, quelles sont les propositions de toutes les formations en présence afin de mettre fin au financement occulte des partis politiques ? Comment nous assurer d’une plus grande imputabilité des élus de tous les ordres de gouvernement ? Quelles sont les règles proposées par les partis politiques afin de favoriser plus de transparence au sein des ordres professionnels, des entreprises et des organisations qui font affaire avec le gouvernement ? Voilà quelques-unes des questions qui méritent certainement un large débat public.
Nous devons souhaiter que ces questions soient sérieusement abordées lors de la campagne électorale. Nous ne pouvons plus nous permettre une politique de laisser-faire à cet égard. De plus, nous avons une dette envers la jeunesse du Québec, qui se méfie de notre système électoral et de nos institutions.
Il nous appartient à nous, citoyens et citoyennes, d’exiger de tels engagements des formations politiques. Relever le défi éthique constitue une urgence au Québec.








