Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Droits de scolarité - Les étudiants disent non à Legault

    Le chef de la CAQ propose une hausse modérée pour régler le conflit

    31 juillet 2012 |Kathleen Lévesque | Québec
    François Legault a expliqué hier sa solution pour la rentrée scolaire.
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir François Legault a expliqué hier sa solution pour la rentrée scolaire.
    L’ex-journaliste Jocelyne Cazin à la CAQ?

    L’ancienne journaliste et animatrice de TVA Jocelyne Cazin pourrait faire le saut en politique aux côtés de François Legault. Mme Cazin serait l’une des candidatures vedettes que le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) annoncerait au cours des prochains jours, tout comme celle du président de la Fédération des médecins spécialistes, Gaétan Barrette.

    Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) François Legault a beau prétendre que sa proposition d’une hausse modérée de 200 $ des droits de scolarité peut régler le conflit étudiant, les associations étudiantes n’y voient que du marketing politique qui ne touche pas le coeur du problème.


    D’un seul bloc, les trois principales associations étudiantes ont rejeté hier ce que François Legault appelle un « compromis » afin d’assurer un retour en classe «paisible» dans deux semaines. Mais s’il accuse Jean Charest d’avoir favorisé le bras de fer avec les étudiants par son entêtement, il ne semble pas récolter plus d’appuis.


    « C’est encore pire que les libéraux », a tranché hier Martine Desjardins de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). « On nous avait proposé 325 $ par année, puis 254 $. Et là, la CAQ parle de 200 $. C’est un peu comme des enchères. C’est une fausse proposition », a commenté Éliane Laberge, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).


    Quant à la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), que François Legault estime pouvoir contourner afin de dénouer l’impasse, on rappelle que l’objectif est d’éliminer la hausse dans une perspective de gratuité scolaire. De plus, que M. Legault propose la division pour mieux régner n’ébranle pas la solidarité étudiante, assure la porte-parole de la CLASSE, Camille Robert. « La division du mouvement a été essayée par le gouvernement libéral et ça n’a pas fonctionné. On voit que la Coalition avenir Québec ne vole pas beaucoup haut que ça ! », a laissé tomber Mme Robert.


    Flanqué de huit de ses candidats issus du monde de l’éducation (enseignants, ex-directeur d’école, chargé de cours), le chef caquiste a pris les devants dans la campagne électorale qui doit prendre officiellement son envol demain. Sur le campus de l’Université de Montréal, il a expliqué sa solution pour la rentrée.


    Il propose de reporter la hausse des droits de scolarité à janvier prochain. Entre-temps, les universités bénéficieraient d’une aide financée à même le crédit d’impôt pour les études postsecondaires. En contrepartie, elles auraient l’obligation de présenter un plan de rationalisation de leurs dépenses.


    La hausse s’établirait à 200 $ par année plutôt que 254 $, pendant cinq ans, après quoi, il y aurait indexation. La CAQ propose également que les mesures annoncées pour améliorer le Régime d’aide financière aux études soient maintenues. De plus, M. Legault demande au gouvernement de suspendre les dispositions de la loi 78 qui encadrent le droit de manifester. Selon la CAQ, il s’agit là d’une proposition « raisonnable ».


    « En politique, il faut être ferme sans être fermé. On a écouté la population et elle nous dit oui à la hausse des frais de scolarité, mais pas de 75 % », a affirmé le chef caquiste.


    La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, n’a pas manqué l’occasion d’écorcher François Legault, peu impressionnée par son compromis. Selon elle, la proposition gouvernementale est plus avantageuse et correspond, dans les faits, lorsque le crédit d’impôt s’applique, à une hausse nette de 176 $ par année. « Je suis étonné que M. Legault ne sache pas ça. C’est un comptable », a affirmé Mme Courchesne avant d’ajouter : « De deux choses l’une, ou il est irresponsable, ou il n’est pas crédible. »













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.