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Le temps était venu de tourner la page, dit la ministre Gagnon-Tremblay

18 juillet 2012 | La Presse canadienne | Québec
Monique Gagnon-Tremblay a été élue à l’Assemblée nationale sans interruption depuis 1985.
Photo : La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot, Archives Monique Gagnon-Tremblay a été élue à l’Assemblée nationale sans interruption depuis 1985.

La ministre des Relations internationales et députée de Saint-François, Monique Gagnon-Tremblay, a confirmé hier qu’elle quitte la politique, contribuant ainsi à alimenter la rumeur voulant que des élections seront déclenchées prochainement.


Elle a confirmé l’information qui circulait depuis quelques jours déjà, lors d’une rencontre avec la presse dans sa circonscription de l’Estrie hier matin. Elle achève actuellement son septième mandat à l’Assemblée nationale, ayant été élue sans interruption depuis 1985.


En entrevue, Mme Gagnon-Tremblay a justifié son départ par le fait qu’elle avait déjà une longue carrière derrière elle. « Si j’avais été dix ans plus jeune, j’aurais fait cette campagne électorale auprès de Jean Charest. Mais compte tenu de mon âge, et après avoir donné 27 ans de ma vie à la politique, et après mûre réflexion, je pense qu’il était normal pour moi de tourner la page. »


Elle a occupé plusieurs postes ministériels, parmi lesquels la présidence du Conseil du trésor, les Finances, la Condition féminine, les Communautés culturelles et l’Immigration, de même que les Relations internationales et la Francophonie. Elle a également agi comme vice-première ministre, en 1994 et en 2008.


Elle a été la première femme à occuper le poste de chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale. « J’espère avoir ouvert des portes pour les femmes. Depuis le tout début de ma carrière, même lorsque j’étais notaire, j’ai toujours travaillé pour les femmes. J’espère avoir été un modèle ; j’espère que ça a permis à des femmes d’être inspirées et qu’on en aura davantage en politique », affirme-t-elle.


Patrimoine familial


Ses projets, pour le moment, consistent à renouer avec sa famille, ses amis, des relations qui sont souvent mises à mal par une vie politique active. Elle souhaite aussi faire un peu plus d’activité physique et coucher sur papier certains souvenirs, certaines idées, « pour m’en rappeler plus tard ».


Elle compte bien demeurer membre du Parti libéral du Québec et active. Elle offrira d’ailleurs ses services à son successeur, le cas échéant. « Pour la prochaine campagne, je ne veux pas, bien sûr, faire ombrage à mon successeur, mais, en même temps, je ne serai pas loin. J’ai l’intention de m’impliquer pour la prochaine campagne. Je serai présente. Je vais épauler mon successeur et je vais épauler aussi mon grand ami Jean Charest », confie-t-elle.


Parmi les réalisations dont elle est particulièrement fière, elle note la loi sur le patrimoine familial et une entente sur l’immigration.


Sur le plan régional, elle souligne la reconversion de l’économie, l’agrandissement de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, le centre de pharmacologie et plusieurs infrastructures.

 
 
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