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    La CLASSE veut se débarrasser des néolibéraux

    13 juillet 2012 |Caroline Montpetit | Québec
    Pour les coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, ne pas s’impliquer dans la prochaine campagne électorale serait un mauvais choix .
    Photo: François Pesant Le Devoir Pour les coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, ne pas s’impliquer dans la prochaine campagne électorale serait un mauvais choix .
    Si elle refuse de donner son appui à quelque parti politique que ce soit, la CLASSE se donne clairement pour but de bouter les libéraux hors du gouvernement du Québec aux prochaines élections.

    C’est ce que le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, a signifié en conférence de presse hier à Montréal, au moment de présenter le manifeste de la CLASSE et d’annoncer son plan d’action des prochaines semaines. « Nous n’appuyons aucun parti politique, mais à l’évidence, nous sommes contre un parti », a-t-il dit. Sur des affiches annonçant une manifestation prévue le 22 juillet prochain à la place Émilie-Gamelin, à Montréal, on lit « 22 juillet, dehors les néolibéraux ». Au verso d’un tract où on dénonce les politiques néolibérales des 20dernières années, on lit aussi que « le gouvernement libéral est le dernier de cette lignée ».

    Au bureau du Directeur général des élections du Québec, on spécifiait cependant hier qu’il est interdit à un tiers d’engager des dépenses pour soutenir ou combattre un parti engagé dans les élections. « On est au courant de la Loi électorale, a ajouté hier le responsable des relations avec les médias de la CLASSE, Ludvic Moquin-Beaudry. Et on va redoubler de prudence à partir du moment où la campagne électorale sera déclenchée. » M. Moquin-Beaudry précise d’ailleurs que l’appellation « néolibéraux » ne sied pas seulement au gouvernement libéral en place, mais aussi à la CAQ et à une bonne frange du Parti québécois. « Il est clair qu’on ne fera pas une tournée des régions pour dire aux gens comment voter », dit M.Moquin-Beaudry.


    Hier, Gabriel Nadeau-Dubois et sa collègue Jeanne Reynolds n’ont pas voulu s’avancer sur les discussions qui se tiendront au congrès de la CLASSE, ce week-end, à l’Université Laval.


    « Ne pas s’impliquer dans la prochaine campagne électorale serait un mauvais choix », a cependant dit Nadeau-Dubois. On sait cependant que les étudiants n’ont pas coutume de voter en masse lors d’élections provinciales. Le manifeste de la CLASSE, que Le Devoir a publié dans l’édition d’hier, établit clairement que les objectifs de la CLASSE dépassent de très loin la lutte contre la hausse des droits de scolarité. Depuis le début, soutient Jeanne Reynolds, il y avait d’ailleurs derrière cette revendication tout « un projet de société ». Le manifeste revendique entre autres l’égalité entre les sexes, met de l’avant des préoccupations environnementales, se préoccupe de justice sociale et de démocratie.


    Ce sont sur ces thèmes, au-delà de la mobilisation contre la hausse des droits de scolarité, que plusieurs délégués de la CLASSE amorceront leur tournée des différentes régions du Québec, qui doit se terminer à la mi-août.


    Par ailleurs, les représentants de la CLASSE se sont engagés à ne pas perturber les assemblées générales qui doivent se tenir dans différents établissements scolaires, cégeps et universités, avant ou dès la rentrée scolaire, sur un éventuel vote de grève. Mais à partir du moment où des mandats de grève seront donnés, la CLASSE soutiendra les associations qui se seront prononcées pour la grève, ainsi que les individus qui défieront la loi 22 (anciennement connue comme le projet de loi 78), qui vise à restreindre les manifestations.













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