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    Marois mise sur l’intégrité

    Le PQ propose des élections à dates fixes et un nombre limité de mandats pour le premier ministre et les maires

    Pauline Marois a qualifié de «très intéressante» la proposition du député Sylvain Simard d’éliminer les primes de départ des députés qui quittent leurs fonctions en cours de mandat.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Pauline Marois a qualifié de «très intéressante» la proposition du député Sylvain Simard d’éliminer les primes de départ des députés qui quittent leurs fonctions en cours de mandat.
    Québec — Les péquistes préparent leur campagne électorale et leur stratégie commence à se dévoiler. Contre Jean Charest, la chef Pauline Marois compte jouer la carte de l’intégrité et de l’unité. « À l’arrogance, à la corruption et à la politique de division des libéraux de Jean Charest, nous allons opposer une équipe qui veut rassembler les Québécois », a déclaré hier la chef du Parti québécois lors d’une annonce à Québec. La vision du PQ, ajoute-t-elle, se résume en trois mots simples : « s’affirmer, s’enrichir et s’entraider ».

    Au chapitre de l’intégrité, Mme Marois propose un système de financement des partis politiques à 100 % public, mais avec un plafond de 100 $ par personne. Elle s’engage aussi à imposer des élections à dates fixes et un nombre limité de mandats pour le premier ministre (deux) et les maires des grandes villes (trois).


    Hier, elle a en outre qualifié de « très intéressante » la proposition du député Sylvain Simard d’éliminer les primes de départ des députés qui quittent leurs fonctions en cours de mandat. Pour la chef péquiste, ces mesures devraient redonner « aux institutions et à ceux qui les dirigent leurs lettres de noblesse ».


    Elle a aussi avancé que, contrairement aux libéraux, les péquistes n’avaient rien à cacher. « Regardez l’histoire d’un gouvernement du PQ. Jamais, jamais, on n’a vu une telle gabegie que celle qu’on constate du côté d’un gouvernement du Parti libéral. Cherchez-les, les cas, cherchez-les, les situations ! »


    Mme Marois a finalement commenté hier la vidéo des libéraux dans laquelle elle apparaît et elle persiste à dire qu’elle a pris la bonne décision en « battant la casserole ». « Je le referais parce que ça s’est fait dans un moment très festif, à l’occasion de l’élection complémentaire, dans Argenteuil. Je n’aurais pas pris l’initiative d’aller battre la casserole, mais […] j’étais très heureuse d’échanger avec les gens du comté sur la vision qu’ils avaient du Québec », a-t-elle expliqué.

     

    Publicité négative : « Assez ordinaire », juge Marois


    Quant à l’impact des événements sur son image, elle en a minimisé la gravité. « Ce que l’on doit retenir, c’est les valeurs que l’on porte, la vision et l’expérience que j’ai et, surtout, ce que j’ai à proposer à la population québécoise. C’est sur cela que je serai jugée », a-t-elle assuré.


    Selon elle, Jean Charest cherche à « manipuler » les Québécois avec cette pub pour faire oublier son bilan. Ils ont « trafiqué une vidéo amateur, a-t-elle souligné. C’est assez ordinaire comme façon de faire. »


    Pour contrer cette soi-disant manipulation, les carrés rouges seront mis de côté pendant la campagne, a-t-elle fait savoir. Ces députés pourront participer à des manifestations et les porter, mais pas « à l’occasion de la campagne électorale ». « Cette cause, elle est valable, mais vous avez vu que M. Charest […] a voulu accoler violence et intimidation aux carreaux rouges, et il aurait bien voulu que je continue de le porter », a-t-elle dit. « Nous ne lui donnerons aucune chance de manipuler l’opinion publique en se servant de nous. »


    Le député de Richelieu, Sylvain Simard, a par ailleurs soutenu hier que sa retraite politique n’avait rien à voir avec sa décision de ne pas arborer le carré rouge.


    Il s’agit, dit-il, d’une démonstration qu’il est possible « de marquer un peu parfois sa différence » au sein du PQ. « J’ai pris une décision avec le respect total de ma chef, avec aussi l’amitié de mes camarades du caucus. Il n’y a jamais eu de tension là-dessus », a-t-il souligné.


    Sylvain Simard quitte la politique après avoir été élu à cinq reprises, sans interruption, dans Richelieu. À 67 ans, il ne souhaite pas s’engager pour un autre mandat de quatre ou cinq ans. Son départ ne signifie toutefois pas qu’il s’éloignera du PQ ; il dit réfléchir avec sa chef à la possibilité de participer à un éventuel comité de transition pour permettre un retour au pouvoir du Parti québécois.


    Les péquistes prêts pour la campagne


    La chef péquiste estime que son parti est fin prêt pour un déclenchement rapide des élections. « Jamais nous n’avons été aussi bien préparés », a-t-elle lancé avec le sourire. À ce jour, 90 candidats ont déjà été choisis et le programme électoral a été soumis aux membres pour adoption il y a déjà deux mois. « Et il n’y a eu aucune voie discordante », a précisé Mme Marois. Elle a d’ailleurs présenté trois nouveaux candidats hier à Québec. Neko Likongo affrontera, pour la deuxième fois, le ministre de la Santé Yves Bolduc dans Jean-Talon. Âgé de 40 ans, il est actuellement conseiller au ministère des Relations internationales.


    Le candidat dans Charlesbourg, Christophe Fortier-Guay, 32 ans, est lui aussi un expert en relations internationales. Quant à Marie-Ève D’Acosla, 34 ans, elle dirige une école et est conseillère municipale à Stoneham.


    Mme D’Acosla sera candidate dans la circonscription convoitée par le ministre des Ressources naturelles Clément Gignac, dont le député actuel est le caquiste Gérard Deltell.


    Signe de la faiblesse de la Coalition avenir Québec dans les sondages, Mme Marois a concentré toutes ses attaques d’hier sur Jean Charest. Invitée à commenter le projet de changer le nom de la CAQ, elle a rétorqué sèchement que c’était « tristounet » pour les membres du parti que M. Legault ne leur fasse pas confiance et qu’il « éprouve le besoin de mettre son nom de l’avant ».


    Concernant les difficultés de son parti dans la région de Québec, elle a avancé qu’elle saurait convaincre les réticents avec des arguments économiques, soulignant que les libéraux avaient « accumulé une dette de 63 milliards en deux mandats ».

     
     
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