Nouvelle grogne au Parti québécois
La candidature désignée de Raymond Archambault dans Groulx entraîne des démissions
Quelques heures avant l’assemblée d’investiture de M.Archambault, en compagnie de la chef Pauline Marois, le président Mario Charron a annoncé sa démission et celle de cinq autres membres de son exécutif - lequel comptait 10 personnes -, dont sa femme et sa fille. Le président démissionnaire a déploré que l’exécutif national ait imposé la candidature de M.Archambault et a soutenu que les règles des candidatures ont été modifiées pour lui permettre de déposer son bulletin seulement à la permanence du PQ, alors qu’il aurait dû l’être aussi auprès de l’exécutif local.
Dans un entretien à RDI diffusé en soirée, Raymond Archambault n’a pas nié qu’il y a des règles à respecter, mais a défendu la décision du Conseil national. « Si c’était à refaire dans une circonscription, l’exécutif national prendrait la même décision. Dans le cas qui nous intéresse […] une partie de l’exécutif, dont la secrétaire, travaillait avec mon adversaire, M.Descôteaux. Dans un cas comme celui-là, on ne va pas déposer un document hautement stratégique dans les mains de l’adversaire », a-t-il soutenu en ondes.
Mario Charron a affirmé qu’il n’avait jamais eu l’intention de travailler pour M.Archambault et soutient n’avoir « aucune affinité » avec lui et ne pas lui accorder sa confiance. M.Charron appuyait plutôt M.Descôteaux, un ancien député libéral de Groulx et un fédéraliste converti à la souveraineté, qui a annoncé mardi qu’il renonçait à briguer la candidature, ouvrant la voie au couronnement de M.Archambault.
« Il y a des gens parfois qui sont déçus et mécontents, ils l’ont exprimé, mais c’est quatre personnes », a fait valoir Mme Marois, en marge de l’investiture tenue en soirée à Sainte-Thérèse.
Démission de Sylvain Simard ?
Les milieux politique et médiatique se sont perdus en conjectures hier, en fin d’après-midi, à l’annonce d’un point de presse commun de la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, et du député péquiste vétéran de Richelieu, Sylvain Simard. L’hypothèse d’un retrait de la vie politique à la fin de son mandat est la plus probable, mais les doutes ne seront dissipés que ce matin, en point de presse à Montréal.
Âgé de 67ans, seul député péquiste à ne pas avoir arboré le carré rouge durant le conflit étudiant, Sylvain Simard a notamment été ministre des Relations internationales et ministre de l’Éducation. Le cabinet de la chef de l’opposition a refusé de confirmer hier les rumeurs d’une éventuelle démission.
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Avec La Presse canadienne








