Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Des élections automnales pour dénouer le conflit étudiant

Raymond Bachand y voit une issue à la crise plus probable que la médiation

26 juin 2012 | La Presse canadienne | Québec
<div>
	Le ministre des Finances, Raymond Bachand</div>
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le ministre des Finances, Raymond Bachand
Le ministre québécois des Finances, Raymond Bachand, rejette l’idée d’une médiation pour résoudre le conflit étudiant, et soutient que la solution réside désormais dans la tenue d’élections générales cet automne.


« La seule sortie de crise possible est à travers la tenue d’élections […] Nous sommes en campagne préélectorale pour un scrutin fort probable à l’automne », a déclaré le ministre au quotidien français Le Monde, qui consacre la moitié de son dernier cahier « Géo & Politique » au printemps québécois.
 
Dans cette entrevue, le ministre écarte sans réserve l’idée de recourir à une médiation pour sortir de l’impasse. « Le budget de l’État ne se gère pas par l’entremise de médiateurs. Les deux tiers de l’électorat appuient la position du gouvernement », a-t-il tranché.

De la même manière, il n’envisage nullement que les négociations avec les leaders étudiants, rompues depuis le 31 mai, puissent reprendre leur cours. « Ils ne veulent pas négocier. Il y aura discussion quand ils seront prêts à accepter le principe d’une hausse des frais. Sur les trois fédérations estudiantines, l’une d’entre elles, la CLASSE, exige un gel, et les deux autres ne veulent pas se désolidariser », a dit M. Bachand.
 
En préambule de l’entrevue, Le Monde rappelle — sous la plume de la journaliste Martine Jacot, grande spécialiste du Québec — que Raymond Bachand est l’un des membres du gouvernement Charest qui « s’exprime le plus souvent — et sans ambages — sur la crise sociale » que traverse le Québec.
 
Pendant cet entretien, le ministre libéral a fermement défendu la hausse des droits de scolarité et l’adoption du projet de loi 78 (qui ont très mauvaise presse en France), tout comme il a pleinement assumé le fait d’avoir assimilé les étudiants à des « radicaux », à des « marxistes » et à des « communistes ».
 
« Avant l’adoption de la loi 78, une centaine de jeunes gens en chemises noires sont entrés à la faculté de droit de l’UQAM, bousculant et expulsant des amphis les étudiants prêts à reprendre les cours. Le droit à l’éducation est un droit fondamental. Les injonctions des tribunaux pour la reprise des cours étaient ignorées. Il fallait une loi très dure, sinon c’était l’anarchie », a-t-il soutenu.
 
Par ailleurs, Le PLQ a mis en ligne hier une courte publicité sans narration montrant la chef du Parti québécois Pauline Marois frappant ensemble deux couvercles de casseroles lors d’une manifestation. Cette publicité sera diffusée à la télévision à compter d’aujourd’hui.

***
 
Avec Le Devoir
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel