Bulletin du gouvernement
Le plan d’action de Pierre Arcand pour lutter contre les changements climatiques a été bien accueilli, mais le rapport du commissaire à l’Environnement a établi que le gouvernement était incapable de vérifier l’efficacité des mesures qu’il finance et leurs effets sur la réduction des GES. Sous réserve des modalités d’une stratégie encore à venir, son projet de loi sur les aires protégées sur le territoire du Plan Nord a également été bien reçu. B
Après le placement dans la construction, Lise Thériault a lancé une audacieuse réforme du régime de santé et sécurité du travail. Elle a obtenu l’expulsion de la CCQ du président du Conseil provincial de la construction, Gérard Cyr, qui avait tenté de l’intimider. Elle n’a cependant pas déposé le projet de loi qui doit éliminer l’échappatoire utilisée par les propriétaires d’entreprises reconnus coupables de fraude fiscale. B
Appelé d’urgence à remplacer Sam Hamad à la tête d’un ministère accusé de tous les maux et responsable d’un réseau d’infrastructures dans un état de délabrement avancé, Pierre Moreau a éteint les feux les uns après les autres, qu’il s’agisse des contrats accordés aux compagnies de Tony Accurso ou de la sécurité du pont Mercier. Pas étonnant que certains commencent à voir en lui un successeur possible à Jean Charest. B
Le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a eu le bon sens de rejeter les méthodes de matamore préconisées par le maire Labeaume, qui réclamait pour les municipalités un droit au lockout qui affecterait inévitablement les services offerts à la population. En mars dernier, il avait rejeté une autre demande de M. Labeaume, qui voulait que les contrats reliés au futur amphithéâtre échappent aux lois régissant les municipales. Une indulgence excessive envers le maire de Mascouche. B-
Le ministère de la Santé n’est plus le casse-gueule qu’il était. Même si le temps d’attente dans les urgences a augmenté depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux en 2003, les critiques semblent glisser sur Yves Bolduc comme l’eau sur le dos d’un canard. Le ministre de la Santé a quand même battu en retraite précipitamment, après avoir permis à la RAMQ de recourir à un service privé de médecins et d’infirmières pour ses employés. B-
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L’arrestation de Tony Accurso a démontré que la mise sur pied de l’UPAC n’était pas simplement de la poudre aux yeux. Suspendre les cours dans les cégeps jusqu’à la mi-août aurait été suffisant, mais le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil (Sécurité publique), disait vrai en affirmant que les limites imposées par la loi 78 au droit de manifester étaient moins contraignantes que dans d’autres démocraties occidentales. De là à compter sur la « déontologie » policière pour prévenir un usage abusif de la force, c’était une autre affaire. C
La ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, s’est fâchée contre l’ONU qui a estimé que la loi 78 « restreint indûment le droit d’association et de réunion pacifique au Québec ». Elle entend « leur mentionner que le Québec, premièrement, est une démocratie ». Une belle initiative. C
« La langue de travail, c’est sûr que c’est le français au Québec », estime la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, qui n’a cependant vu aucune incongruité à ce que le gouvernement offre des cours d’anglais aux immigrants pour leur permettre de s’intégrer au marché du travail. Le projet de loi sur les accommodements raisonnables dans l’administration publique continue de s’empoussiérer. C-
La ministre Marguerite Blais promet toujours « une société où il fait bon vieillir dans le respect et la dignité », mais plusieurs CHSLD ont encore fait l’objet de rapports si choquants que la ministre elle-même a dit en avoir perdu le sommeil, tandis que la Protectrice du citoyen s’est dite « vivement préoccupée » par le détournement à d’autres fins des sommes qui devraient être consacrées aux services à domicile. C-
Le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Yvon Vallières, a fait un aveu d’impuissance inhabituel en déclarant que le gouvernement Harper avait complètement « oublié » le Québec depuis les élections fédérales du 2 mai 2011. Même dans un dossier aussi mineur que l’ouverture d’un aéroport privé dont personne ne veut à Neuville, le pauvre a été incapable de se faire entendre. C-
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Politique et bonne foi ne font pas toujours bon ménage, mais un ministre de la Justice devrait normalement être capable de faire la distinction entre la « désobéissance civile » et le « vandalisme ». Rapportée par Le Monde, cette association douteuse faite par Jean-Marc Fournier n’a pu que renforcer la mauvaise réputation qu’on nous a faite à l’étranger. D
Depuis qu’elle a succédé à Tony Tomassi, Yolande James est poursuivie par le « scandale des garderies ». Une volte-face gênante quand elle a dû se résoudre à remettre aux enquêteurs de l’UPAC les rapports d’évaluation des projets qu’elle a toujours refusé de rendre publics. D
Le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, continue de décevoir. Il s’est grossièrement ingéré dans le conflit à Rio Tinto. Il ignorait que le budget Bachand avait prévu des travaux de 275 millions à la centrale nucléaire de Gentilly. Lancer à Pauline Marois qu’elle pourra bientôt acheter des diamants québécois chez Birks manquait de classe. D
À l’époque où il était ministre des Transports. Sam Hamad n’avait même pas osé « mettre ses empreintes digitales » sur le rapport Duchesneau, a révélé son auteur devant la commission Charbonneau. Il est vrai que le premier ministre Charest n’avait pas voulu le lire. À entendre M. Hamad, des dizaines d’investisseurs de calibre international étaient intéressés par la relance d’Aveos. À la clôture des appels d’offres, il n’y en avait aucun. E
Christine St-Pierre a compromis ses relations avec l’ensemble du milieu culturel avec sa réplique maladroite à Fred Pellerin sur la signification du carré rouge. Ses excuses du bout des lèvres ont été d’autant moins convaincantes qu’elle a d’abord refusé d’en présenter. E
Triste fin de carrière pour Michelle Courchesne. Elle a accepté de cautionner la loi spéciale à laquelle Line Beauchamp ne pouvait se résoudre. Après avoir été sévèrement critiquée par le vérificateur général pour avoir octroyé des places en garderie (à des contributeurs à la caisse libéraux) contre l’avis de ses fonctionnaires, elle a fait l’objet d’un nouveau blâme pour sa gestion du Fonds pour le développement du sport. E








