Lettre - Pas de conflit, pas de diversion
19 juin 2012
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Gilles Théberge et Micheline Thibault, Retraités - Notre-Dame-de-Ham, le 17 juin 2012
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Québec
Les associations étudiantes doivent prendre conscience du fait que leurs actes seront d’une importance cruciale dans le résultat du prochain rendez-vous électoral. En effet, le moindre chaos social favorisera le vote libéral. Même si l’on sait que les étudiants ne sont bien souvent pas mêlés aux actes de violence lors des manifestations, vous pouvez être sûrs que Jean Charest les récupérera pour lancer son fameux « Le gouvernement ne peut céder à la violence », qui a malheureusement un effet-choc sur une grande partie de la population. Aussi, les associations étudiantes ont tout intérêt à axer leur stratégie sur la défaite du Parti libéral et à s’ouvrir aux propositions du Parti québécois sur la question des droits de scolarité. Cette attitude ne fera très certainement pas l’affaire du Parti libéral qui a besoin du désordre social pour faire diversion à son bilan et conserver le pouvoir. C’est pourquoi d’ailleurs, il prend un soin méticuleux à entretenir le conflit.
Oui vraiment, la stratégie gagnante des associations étudiantes lors de la prochaine campagne électorale est de demander à leurs membres de retourner en classe et de les inciter à aller voter. Il est évident que si par leurs actions elles contribuent à la réélection d’un gouvernement libéral, « leur chien est mort », comme on dit en langage populaire, et le Parti libéral pourra crier victoire… Leur seule chance de donner une issue positive à leur lutte est de travailler à l’élection d’un gouvernement péquiste. De façon réaliste, il n’y a aucune alternative pour mettre fin au conflit dans l’honneur et la dignité.








