Lettre - Un manque d’intégrité
Madame Courchesne,
Le jour où vous avez repris le flambeau des mains de Line Beauchamp, personne ne parvenait à cerner vos intentions quant à la crise étudiante actuelle.
Tous doivent admettre aujourd’hui que vous avez confirmé votre réputation de gestionnaire que même la raison ne parvient pas à dompter. Les exemples fourmillent. La fameuse loi 78, contestée par de très nombreuses voix parmi lesquelles l’ONU, en fait partie. Réintégrant votre ancien poste le 14 mai dernier, vous avez mentionné vouloir que le marasme s’achève aussi vite que possible. En contradiction avec ce souhait, vous avez sorti de votre poche le projet de loi 78 seulement trois jours plus tard, le 17 mai. Bien qu’il ait été adopté le lendemain avec certains amendements, croire cette législation lénifiante sur le mouvement contre la hausse des droits de scolarité relève du déni de l’évidence.
Ayant claqué la porte de la salle de négociation le 31 mai, vous continuez de prétendre qu’elle reste ouverte. Comment pouvez-vous affirmer cela alors que vous avez vous-même mis fin aux rencontres? Ce geste illustre bien l’hypocrisie du gouvernement depuis le début de la crise. Arguant des demi-vérités, méprisant les étudiants et carburant aux sondages, vos collègues et vous-même révélez un profond manque d’intégrité quant à vos fonctions d’élus.
Vous n’avez plus depuis longtemps la légitimité et la crédibilité d’autant plus nécessaires ces temps-ci pour gouverner. Souvenez-nous notamment de l’attribution de places en garderies à des donateurs de votre parti. S’ajoutent à la liste le favoritisme envers les écoles juives au sujet du calendrier scolaire et, plus récemment, l’augmentation des subventions d’établissements au régime pédagogique douteux.
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Rapahëlle Élément - Le 14 juin 2012








