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Marois s’attend à une campagne négative

16 juin 2012 | Robert Dutrisac | Québec
Au terme de la dernière session parlementaire, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, est déjà en mode électoral, s’attendant de la part de Jean Charest à une campagne fondée sur le dénigrement.

« Nous savons maintenant qu’il va faire une campagne de dénigrement avec de la publicité négative. J’invite les Québécois à ne pas se laisser manipuler par M. Charest », a déclaré Pauline Marois en livrant son bilan de la dernière session.


Pauline Marois est tellement convaincue que Jean Charest déclenchera des élections pour un scrutin en septembre qu’à l’Assemblée nationale, elle a fait ses adieux à ses députés qui ne se représenteront pas.


« On a vu que M. Charest n’a jamais voulu régler la crise sociale. Il a, au contraire, nourri la crise et il a perdu le contrôle », a dit la chef péquiste, qui croit que « la fixation du chef libéral pour le carré rouge s’explique par son désir de faire oublier son bilan ».


« Jamais, jamais un gouvernement du Parti québécois n’aurait laissé les jeunes dans la rue plus de deux semaines, deux semaines et demie. Parce que c’est ça qui a fait que ç’a dégénéré », a-t-elle affirmé. Seules des élections générales permettront aux Québécois de retrouver la paix sociale, croit-elle.


Pauline Marois est tellement convaincue que des élections se tiendront en septembre qu’elle a dévoilé, hier, les grands thèmes qu’elle entend exploiter : « S’affirmer, s’enrichir, s’entraider. » Il faut que l’identité soit au coeur de l’élection, a-t-elle dit. Il sera aussi question d’indépendance énergétique.


La chef péquiste s’est montrée fort sceptique quant à la possibilité d’une alliance des partis progressistes et souverainistes, comme le souhaite le mouvement Un front uni qui fait circuler une pétition en ce sens. Selon elle, Françoise David et Amir Khadir ont rejeté cette idée dans une lettre ouverte qu’ils ont signée dans Le Devoir jeudi. « Le Parti québécois, c’est déjà en soi une coalition », a-t-elle réitéré. Et non pas un vieux parti, mais « un parti d’expérience ».

 
 
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