Commission Charbonneau: rapports déjà tendus entre Québec et Duchesneau avant son entrée à l'UAC
La commission d'enquête sur l'industrie de la construction, un dossier du Devoir
Les rapports entre le gouvernement du Québec et Jacques Duchesneau au étaient tendus avant même son embauche à l’Unité anticollusion (UAC) du ministère des Transports du Québec (MTQ).
M. Duchesneau a bien failli ne jamais prendre la tête de l’Unité tellement il était irrité et insulté par une déclaration assermentée que Québec voulait lui faire signer avant de finaliser son embauche.
Comme condition préalable, M. Duchesneau devait affirmer solennellement qu’il n’avait aucun ami dans le crime organisé et qu’il avait respecté à la lettre la loi électorale lors de sa campagne ratée à la mairie de Montréal, en 1998.
Pour ce policier de carrière, menacé de mort par le crime organisé pour avoir mis en place l’escouade Carcajou, cette lettre était une insulte. Il a refusé de la signer. «Ça commençait très mal pour une aventure qui s’annonçait riche en rebondissements. J’étais prêt à retourner dans mes terres», a-t-il dit au début de son témoignage, fort attendu, à la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (CEIC).
Finalement, le ministère des Transports ne l’a pas obligé à signer la déclaration assermentée.
M. Duchesneau a dirigé l’Unité anticollusion de février 2010 à octobre 2011, avant d’être remercié de ses services par le patron de l’UPAC, Robert Lafrenière, pour son manque de loyauté. Durant son court séjour à l’UAC, il a produit un rapport fracassant sur la corruption, la collusion et l’infiltration du crime organisé dans l’industrie de la construction.
Le procureur adjoint de la Commission Charbonneau, Claude Chartrand, a expliqué hier que le témoignage de M. Duchesneau permettra de «faire l’autopsie» de son rapport, un document jugé essentiel par la juge France Charbonneau.
D'autres détails suivront.
M. Duchesneau a bien failli ne jamais prendre la tête de l’Unité tellement il était irrité et insulté par une déclaration assermentée que Québec voulait lui faire signer avant de finaliser son embauche.
Comme condition préalable, M. Duchesneau devait affirmer solennellement qu’il n’avait aucun ami dans le crime organisé et qu’il avait respecté à la lettre la loi électorale lors de sa campagne ratée à la mairie de Montréal, en 1998.
Pour ce policier de carrière, menacé de mort par le crime organisé pour avoir mis en place l’escouade Carcajou, cette lettre était une insulte. Il a refusé de la signer. «Ça commençait très mal pour une aventure qui s’annonçait riche en rebondissements. J’étais prêt à retourner dans mes terres», a-t-il dit au début de son témoignage, fort attendu, à la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (CEIC).
Finalement, le ministère des Transports ne l’a pas obligé à signer la déclaration assermentée.
M. Duchesneau a dirigé l’Unité anticollusion de février 2010 à octobre 2011, avant d’être remercié de ses services par le patron de l’UPAC, Robert Lafrenière, pour son manque de loyauté. Durant son court séjour à l’UAC, il a produit un rapport fracassant sur la corruption, la collusion et l’infiltration du crime organisé dans l’industrie de la construction.
Le procureur adjoint de la Commission Charbonneau, Claude Chartrand, a expliqué hier que le témoignage de M. Duchesneau permettra de «faire l’autopsie» de son rapport, un document jugé essentiel par la juge France Charbonneau.
D'autres détails suivront.









