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    À chacun son test

    PLQ, PQ et CAQ s’appliquent pour l’instant à diminuer les attentes en vue des élections partielles, lundi, dans LaFontaine et Argenteuil

    Qui veut gagner les élections partielles de lundi dans LaFontaine et Argenteuil ? À deux jours du scrutin, les stratèges des trois principaux partis concernés rivalisent de prudence pour maintenir les attentes basses. La stratégie est classique, mais n’empêche : ces élections ont valeur de test pour chaque parti.

    Les électeurs de LaFontaine (est de l’île de Montréal) et Argenteuil (autour de Lachute, dans les Laurentides) sont donc appelés lundi à remplacer les députés démissionnaires Tony Tomassi et David Whissell. Les deux ont en commun d’avoir connu un dernier mandat mouvementé. Ancien ministre de la Famille plongé dans une controverse sur l’attribution de places en garderie, M. Tomassi est actuellement accusé au criminel de fraude contre le gouvernement et d’abus de confiance.


    Quant à M. Whissell, il a dû démissionner de son poste de ministre du Travail en 2009, dans la foulée de révélations indiquant qu’une entreprise dans laquelle il détenait des actifs avait obtenu des contrats gouvernementaux sans appel d’offres.


    Dans LaFontaine, le résultat final fait peu de doute. Les libéraux possèdent la circonscription depuis 1985, et les avances de M. Tomassi ont toujours été astronomiques : jamais moins de 62 % du vote depuis 2003, soit plus de 40 points d’avance sur son plus proche adversaire. C’est davantage le deuxième rang qui suscite l’intérêt… En 2003, le PQ a devancé l’ADQ. L’inverse s’est produit en 2007, quand l’ADQ est devenue l’opposition officielle à Québec. Et en 2008, le balancier est revenu vers le PQ.


    Mais c’est bien plus vers Argenteuil que les yeux seront tournés lundi. Libérale depuis 1966 (Claude Ryan en a été le député), la circonscription n’est pas nécessairement un bastion imprenable. En 1998, David Whissell l’a emporté par 148 voix devant le PQ. Ses résultats ont ensuite fluctué : 53,3 % en 2003, 37,5 % en 2007 (l’ADQ avait alors terminé 1015 voix devant le PQ), et 49,5 % en 2008.


    C’est ce qui fait dire à un organisateur libéral impliqué de près dans les campagnes en cours qu’Argenteuil « n’est pas une forteresse, et encore moins lors d’une élection partielle, où le gouvernement est rarement favorisé ». En coulisse, on soutient donc « que rien n’est acquis » pour les libéraux, même si « on travaille pour deux victoires lundi ».

     

    La crise sociale


    Parmi les facteurs qui pourraient influencer le vote, les libéraux ne s’inquiètent pas trop des répercussions de la crise sociale. « Le dossier étudiant occupe une place démesurée dans les médias, estime le stratège. Le PQ et la CAQ ont tenté d’amener cette actualité nationale dans les comtés, mais je ne pense pas que la population embarque beaucoup. C’est clair que ça peut avoir une résonance, mais c’est différent d’une région à l’autre. Il faut regarder ça avec une vision locale. »


    Pas d’inquiétude non plus sur de possibles ressacs liés aux controverses ayant touché MM. Tomassi et Whissell dans les dernières années. « Ils étaient appréciés des électeurs », soutient-on. Par contre, la présence d’un candidat de poids de la Coalition avenir Québec - l’ancien député bloquiste Mario Laframboise - pourrait brouiller les cartes, reconnaît-on.


    À la CAQ, on estime avoir une « bonne carte » avec la candidature de M. Laframboise. « Il a été maire, préfet et député, explique un stratège. Il a une bonne notoriété, et c’est un politicien aguerri. Pour nous, il compense notre plus gros problème : être peu connu. Sa présence a un effet sur notre crédibilité comme organisation », croit-on.


    Mais le défi demeure gros pour la CAQ, qui se pliera au test des urnes pour la première fois. « Nous sommes une nouvelle organisation et c’est difficile de se lancer dans une partielle : l’attention est moins soutenue, il n’y a pas de campagne nationale, se faire connaître est plus compliqué ». La CAQ dit « recevoir un bon accueil » et perçoit « un sentiment de déception face aux libéraux sur le terrain ». « Mais il faut pouvoir transformer cette indignation en votes », prévient-on en rappelant que le parti n’a aucun point de comparaison en matière de résultat électoral.


    Au Parti québécois, on affiche le même discours prudent. « On sent un ras-le-bol assez clair envers le gouvernement », soutient un organisateur. Mais de là à afficher une pleine confiance pour lundi dans Argenteuil… « La côte est haute à remonter, dit-il. Nous sommes certains de faire bonne figure, mais on ne veut pas présumer du résultat. »


    Une troisième place derrière le PLQ et la CAQ serait-elle un échec ? L’organisateur refuse de « chiffrer les attentes. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte : le taux de participation, la portée de la loi 78, le passé des deux députés qui ont démissionné, le fait que c’est un premier test pour la CAQ… Même de l’intérieur, c’est difficile de voir précisément à qui la CAQ va gruger des votes ».


    Réponse lundi, donc. Dans Argenteuil, Mario Laframboise (CAQ) affronte Lise Proulx (PLQ), Roland Richer (PQ) et six autres candidats. Dans LaFontaine, 10 candidats sont inscrits, dont Marc Tanguay (PLQ), Frédéric St-Jean (PQ) et Domenico Cavaliere (CAQ).

     
     
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