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Commission Charbonneau - À l’écoute!

8 juin 2012 | Josée Boileau | Québec
L'Unité anticollusion (UAC) - Une chronologie

La commission d'enquête sur l'industrie de la construction, un dossier du Devoir
Enfin, la mise en place est terminée et la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction entend ce matin son premier témoin. Enfin, parce que ce sujet, qui a monopolisé la vie politique des dernières années au Québec, mérite de revenir à l’avant-plan.

Même si le temps a passé, même si les débats passionnés ont trouvé d’autres véhicules — ceux du conflit étudiant puis de la contestation de la loi 78 — pour faire retentir le mécontentement envers le gouvernement libéral, il est fondamental de reprendre, avec tout le sérieux et la rigueur que promet la juge France Charbonneau, le fil des innombrables dérapages survenus dans l’octroi de contrats.


L’actualité parlementaire à Québec nous démontre d’ailleurs que la vigilance est toujours de mise quand il s’agit de projets nécessitant des fonds publics, si facilement assujettis à la discrétion des politiciens ou de leur entourage immédiat… Les apparences de gestion arbitraire qui touchent cette semaine la ministre Michelle Courchesne ne sont qu’une nouvelle version d’un scénario qui soulève interrogations et colère depuis le printemps 2009, moment où pour la première fois la députée Sylvie Roy, de l’Action démocratique du Québec, avait réclamé une enquête.


Ce contexte mouvementé tranche avec le démarrage en douceur de la commission Charbonneau. Hier, on y a attribué les statuts de participants et d’intervenants à différentes instances, dans une décision de 30 pages appuyée sur l’expérience d’autres commissions d’enquête. Un texte sobre, qui porte toutefois la trace du souci d’efficacité que la juge Charbonneau manifeste depuis son entrée en fonction : pas d’avocasseries, pas de temps pour les palabres. Pour juger des demandes d’intervention soumises, « nous nous sommes assurés que le temps et les coûts envisagés demeurent proportionnels à la nature et à la finalité de notre mandat », lit-on dans sa décision.


Aujourd’hui, jour de témoignages, ne s’annonce pas plus spectaculaire. Le premier à prendre la parole est un ancien sous-secrétaire aux marchés publics du Conseil du trésor. Il exposera l’évolution des règles d’attribution des contrats gouvernementaux et sera suivi, sur le même sujet, d’autres représentants du Trésor et du ministère des Transports. Des détails, des détails techniques : rien qui se rapprochera des post-its collés sur des dossiers qui ont rendu célèbre la commission Bastarache !


Pourtant, cette démonstration est fondamentale. Quand ils font les manchettes, on ne mesure pas que les dossiers douteux ont été au départ des affaires complexes, opaques, qu’il a fallu scruter à fond pour y déceler les tours de passe-passe. Avoir un canevas des procédures normales sert grandement l’analyse.


Il ne faut pas s’y tromper, les ratés de la mécanique ont autant d’importance que les filous à identifier, particulièrement en cette ère de grand désordre dans la gestion de la chose publique. C’est pourquoi Monsieur Jacques Lafrance, premier témoin, nous vous écouterons.

 
 
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