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    Le carré rouge crée de la confusion dans un bureau de vote d’Argenteuil

    5 juin 2012 |Isabelle Porter | Québec
    Le carré rouge n’appartient pas à un parti, mais bien au mouvement étudiant.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le carré rouge n’appartient pas à un parti, mais bien au mouvement étudiant.
    Deux citoyens de la circonscription d’Argenteuil ont été forcés de retirer leur carré rouge lorsqu’ils sont allés voter dimanche au scrutin par anticipation.

    « Ma conjointe et moi portons à chaque jour le carré rouge puisque nous supportons la lutte des étudiants », a raconté hier Gilles Beauchamp. « On nous a demandé de retirer notre carré rouge, sinon on nous retirait notre droit de vote et on nous expulsait de la salle. »


    Après quinze minutes de pourparlers avec le personnel, le couple a cédé, mais M. Beauchamp a rapporté l’incident au Directeur général des élections (DGE).


    Vérification faite, l’employé du bureau de vote avait tort. « C’est quelqu’un qui a mal compris la directive », a expliqué hier la porte-parole du DGE, Cynthia Gagnon.


    Un représentant de la direction des affaires juridiques du DGE a d’ailleurs présenté des excuses par courriel à M. Beauchamp en le remerciant d’avoir porté l’incident à son attention.


    L’article 352 de la Loi électorale stipule que dans un bureau de vote, « nul ne peut utiliser un signe permettant d’identifier son appartenance politique ou manifestant son appui ou son opposition à un parti ou à un candidat ».


    Or, comme l’explique le professeur de sciences politiques Réjean Pelletier, « le carré rouge n’appartient pas à un parti » et est « identifié au mouvement étudiant ». Et ce, « même si les gens d’un parti l’ont porté ».


    Par contre, le personnel du bureau de vote, lui, ne peut pas arborer le carré rouge, explique Mme Gagnon. « C’est pour le personnel, non pas pour les électeurs. » Cette directive, poursuit-elle, est justifiée par « le devoir de réserve » et la « neutralité » de la fonction.


    Selon le professeur Pelletier, elle vise à « éviter que les gens soient choqués en allant voter » et pour « afficher une plus grande neutralité ».


    Le vote par anticipation pour l’élection partielle se poursuivait hier dans la circonscription d’Argenteuil. À la suite de cet incident, un rappel a été transmis au directeur de scrutin pour qu’il avise les préposés à l’entrée des règles en vigueur. « Aujourd’hui, ils ont été bien informés, ça ne devrait pas se reproduire », a précisé Mme Gagnon.













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