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Commission d’enquête - La FTQ-Construction est déjà sur la défensive

La juge France Charbonneau a commencé l’audition des parties demandant un statut de participant ou d’intervenant

5 juin 2012 | Brian Myles | Québec
La juge France Charbonneau siège notamment en compagnie de l’ancien vérificateur général, Renaud Lachance.
Photo : Jacques Nadeau - Archives Le Devoir La juge France Charbonneau siège notamment en compagnie de l’ancien vérificateur général, Renaud Lachance.
L'Unité anticollusion (UAC) - Une chronologie

La commission d'enquête sur l'industrie de la construction, un dossier du Devoir
La Commission Charbonneau n’a pas entendu ses premiers témoins que la FTQ-Construction (FTQ-C) redoute déjà d’être montrée du doigt à l’issue de l’enquête.

« La FTQ-Construction peut faire l’objet d’un blâme directement », a dit hier l’avocat du syndicat, Robert Laurin. Comme bien d’autres, il a demandé le statut de participant pour la centrale, ce qui lui permettrait de contre interroger les témoins. « Il est important que nos droits soient reconnus pour qu’on puisse se défendre », a-t-il dit.


Au total, 16 organisations et 5 individus ont demandé de participer aux travaux de la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (CEIC). Le Parti libéral du Québec est sans contredit le plus grand absent de la liste.


Seules 5 des 21 parties sont prêtes à se contenter d’un statut moins important d’intervenant, qui vient sans droit au contre-interrogatoire des témoins. Il s’agit du Directeur général des élections (DGE), de l’Ordre des architectes, de l’Ordre des ingénieurs, de Québec solidaire et de l’Union des municipalités. Ils estiment tous détenir une expertise particulière et pertinente dans les domaines étudiés par la CEIC.


Tous les autres, dont le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), les associations patronales de la construction, Hydro-Québec, la Ville de Montréal et le Parti québécois réclament le statut de participant. Parmi les individus, le maire de Mascouche, Richard Marcotte, demande un statut de participant si jamais la commission Charbonneau s’aventure dans les méandres de la gestion de sa ville et de sa propre conduite.


Il va de soi que certaines parties, comme le Procureur général du Québec, obtiendront sans problème le statut de participant puisqu’elles détiennent « un intérêt important et direct » à l’égard des sujets à l’étude (octroi et gestion des contrats de construction, infiltration du crime organisé sur les chantiers, pistes de solution pour prévenir la collusion et la corruption).


La présidente de la CEIC, France Charbonneau, a cependant paru étonnée par la prétention de plusieurs groupes, dont celles de l’Association de la construction du Québec (ACQ) et de l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ). Les deux regroupements d’entrepreneurs prétendent jouer des rôles bien distincts et sollicitent chacun une place à la CEIC.


Mme Charbonneau, qui a expédié les audiences en une demi-journée, a laissé entendre qu’il pourrait y avoir des regroupements de parties aux intérêts et missions similaires. Elle siégeait en compagnie de l’ancien vérificateur général, Renaud Lachance. Le troisième commissaire, Roderick Macdonald, était encore absent. Il est toujours en convalescence.


La juge fera connaître jeudi le sort qu’elle réserve aux parties. Dès le lendemain, les premiers témoins, issus du ministère des Transports et du Conseil du Trésor, viendront expliquer l’évolution des règles d’attribution des contrats gouvernementaux.

 
 
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