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Lettre - Vive le son, vive le son !

29 mai 2012 | André Hamel - Grand-Mère, le 28 mai 2012 | Québec
J’apprends ce matin (lundi), à quelques heures à peine de la reprise des négociations entre le gouvernement et le mouvement étudiant, que Mme Courchesne exigerait des représentants étudiants d’établir qu’ils ont un mandat clair de négocier avec le gouvernement. Ce que je lis entre les lignes, c’est qu’elle s’attend à ce qu’ils s’engagent à faire accepter par leurs « commettants » tout compromis qui pourrait résulter des rencontres. Voilà l’erreur.

Les partis politiques dominants assimilent un mandat électoral à un mandat d’inaptitude tandis que les partis émergents et le mouvement étudiant pratiquent une démocratie participative qui présume de l’aptitude des citoyens à prendre des décisions. Les uns ont des chefs, les autres des porte-parole.


Plus le temps passe, plus claire est cette opposition entre deux conceptions de la démocratie : celle du temps où l’information circulait à la vitesse des chevaux ou du chemin de fer et où les mandats duraient des années et celle où l’information circule à la vitesse des réseaux sociaux et dans laquelle les citoyens conservent en tout temps leur pouvoir de nommer et de révoquer. S’affrontent ici la démocratie au service des maîtres de l’économie et la démocratie du peuple souverain ; la démocratie du contrôle et celle du partage ; le cauchemar annoncé et l’espoir rêvé.


Dansons la casserole, vive le son, vive le son !


Dansons la casserole, vive le son du chaudron !

 
 
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