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    Sondage - Une majorité de Québécois sont en désaccord avec la loi 78

    26 mai 2012 |La Presse canadienne | Québec
    La loi spéciale de Jean Charest ne jouit pas de l’appui populaire.
    Photo: Clément Allard - Le Devoir La loi spéciale de Jean Charest ne jouit pas de l’appui populaire.
    Selon un sondage CROP effectué auprès de 1000 internautes, 60 % des répondants se disent en désaccord avec loi spéciale 78 restreignant le droit de manifester.

    Commandé par Radio-Canada et rendu public hier, le sondage effectué en ligne a démontré que près de la moitié des personnes sondées pensent plutôt qu’une médiation entre le gouvernement du Québec et les fédérations étudiantes serait la meilleure façon de mettre fin à la crise.


    Selon les résultats de ce sondage, la population semble plutôt partagée quand vient le temps d’essayer de trouver un responsable à la crise. Une pluralité de personnes interrogées, 44 %, montre le gouvernement du doigt, tandis que 36 % des répondants jugent que la responsabilité en incombe aux leaders étudiants.


    Pour ce qui est des enjeux, les personnes interrogées sont majoritairement en désaccord avec l’idée que la crise étudiante repose uniquement sur la hausse des droits de scolarité. Il faut dire que l’opinion est sans doute influencée par la levée de boucliers contre l’adoption de la loi 78 qui vise, notamment, à réprimer certains types de manifestations.


    Les répondants sont divisés quant à l’idée voulant que la crise soit le résultat d’un conflit de générations. Cette opinion semble se refléter dans les résultats mêmes du sondage, puisque, comme le faisait remarquer Sylvain Gauthier, vice-président de la firme de sondages CROP, « les opinions varient beaucoup selon l’âge. Plus l’âge des répondants augmente, plus ils appuient le gouvernement, et au contraire, plus leur âge diminue et plus ils appuient les fédérations étudiantes ».


    Clivage gauche droite


    Les résultats du sondage laissent également croire que les gens envisagent la crise étudiante sous l’angle d’un clivage politique. Ainsi, près de 60 % des personnes interrogées sont d’accord avec l’affirmation voulant que la crise étudiante oppose la gauche et la droite.


    Par ailleurs, les répondants au sondage penchent plutôt du côté d’une augmentation des droits de scolarité. En fait, selon le sondage, très peu de gens appuient l’abolition ou le gel de ces droits, même chez les 18-34 ans. Dans cette catégorie d’âge, seulement 12 % des répondants appuient l’abolition des droits de scolarité, tandis qu’un autre 12 % appuie le gel des frais. En fait, la solution qui remporte la palme, peu importe l’âge, est l’indexation des droits de scolarité au coût de la vie, dans une proportion importante de 45 %.


    Le sondage CROP/Radio-Canada a été effectué sur Internet du 23 au 25 mai 2012 auprès de 1000 répondants. Ses résultats ont été pondérés en fonction du sexe, de l’âge, de la région de résidence et de la langue parlée à la maison. L’échantillon étant non probabiliste, la marge d’erreur ne s’applique pas.













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