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    Conflit étudiant - Les libéraux nuisent à l’image du Québec à l’étranger, dénonce le PQ

    24 mai 2012 |Robert Dutrisac | Québec
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	Les images de manifestations qui dégénèrent, comme celles des derniers jours, font le tour du monde et nuisent à l’image du Québec à l’international, déplore le Parti québécois.</div>
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir
    Les images de manifestations qui dégénèrent, comme celles des derniers jours, font le tour du monde et nuisent à l’image du Québec à l’international, déplore le Parti québécois.
    Le Parti québécois accuse le gouvernement Charest de nuire à l’image du Québec à l’étranger en maintenant la ligne dure avec les étudiants.

    Lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations internationales, Alexandre Cloutier, a relevé que des milliers d’articles et de reportages ont été publiés à l’étranger depuis le début du conflit étudiant il y a plus de 100 jours. « L’entêtement du premier ministre ne cause pas juste un tort ici au Québec, mais cause également un tort à l’image du Québec à l’étranger », juge-t-il.


    « L’image d’un Québec ouvert, fier de ses jeunes, fier de ses politiques sociales, d’un Québec respectueux des droits fondamentaux est carrément mise à mal par le gouvernement libéral », a avancé Alexandre Cloutier.


    Le député péquiste a cité Le Figaro qui, dans un article publié lundi, écrit : « Le gouvernement a tenté sans succès de briser le mouvement contre la hausse des frais universitaires en adoptant une loi polémique restreignant le droit de grève et instaurant de fortes amendes. » Le quotidien constate aussi que, « bien loin de restaurer l’ordre, l’adoption de la loi 78 a fait grimper d’un cran la tension au sein des manifestations nocturnes », signalant que « samedi soir, 69 personnes ont été arrêtées pour des agressions armées, lancers de projectiles sur les policiers et incendies criminels. Le lendemain, 305 manifestants ont été interpellés lors d’une soirée particulièrement violente ».


    Alexandre Cloutier a cité La Tribune de Genève qui parle d’une « violation des droits fondamentaux ». Mais c’est un jugement que le quotidien impute aux étudiants et à l’opposition. Le député a aussi fait état de reportages de la BBC, vendredi, de CNN, mardi, et d’al-Jazira. « Le blocage du gouvernement a d’importantes répercussions sociales, mais, pire, le premier ministre est en train de ternir l’image du Québec à l’international », a-t-il déploré.


    « La seule solution réelle qu’il vous reste, la seule solution réelle qui s’inscrit dans le respect des droits fondamentaux, dans le respect de nos chartes, c’est de vous asseoir et de négocier avec les étudiants », a-t-il poursuivi.


    Ce n’est pas la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, mais le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, qui lui a donné la réplique. « Hier [mardi], la meilleure preuve que l’on peut donner et que nous respectons le droit de manifester, c’est qu’il y a eu une manifestation qui s’est très bien déroulée », a déclaré le ministre qui, une heure plus tôt, reconnaissait que la loi 78 avait été défiée lors de cette manifestation à Montréal.













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