Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Conflit étudiant - La reprise des négociations passe par la suspension de la loi 78, dit la FEUQ

    23 mai 2012 | Antoine Robitaille | Québec
    Le libéral Pierre Paradis avait un train à prendre
    Pierre Paradis était absent au moment du vote final sur la loi 78, car il avait « un train à prendre ». C’est ce que le député libéral de Brome-Missisquoi a expliqué au Devoir hier. L’ancien ministre avait toutefois participé aux votes sur les amendements, a-t-il souligné. Il a passé la nuit de jeudi à vendredi au parlement.
    Selon des sources bien informées, M. Paradis était profondément mal à l’aise avec certains aspects « répressifs » de la loi. Lors du vote sur le projet de loi d’initiative parlementaire 204 en septembre 2011, M. Paradis avait préféré aller « prendre une marche ». En juin 2006, il avait carrément voté contre la loi par laquelle le gouvernement Charest privatisait le Mont-Orford. Celui que Jean Charest a depuis 2003 exclu des Conseils des ministres ne participe dès lors plus aux caucus de l’aile parlementaire libérale.
    En septembre, il disait au Devoir que si la pratique du vote libre « était bien balisée, ce serait bon pour la démocratie ».
    Pour accepter de retourner à la table de négociation, Martine Desjardins réclame que le gouvernement Charest suspende l’application de la loi 78.

    C’est là la condition qu’a posée la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), hier, lorsqu’on l’a jointe au téléphone, alors qu’elle participait à la manifestation à Montréal. En matinée, Jean Charest avait soutenu que sa ministre avait toujours le mandat « de rester en contact avec les étudiants ». La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a renchéri : « Je réitère aux associations étudiantes que oui, nous souhaitons que les discussions se poursuivent. Il peut y avoir une entente après l’adoption de la loi. »


    Au sujet de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante, la ministre a d’abord eu ces mots : « Si la CLASSE veut être là, je n’ai pas d’objection. » Puis, elle a précisé qu’une association qui prône la désobéissance civile n’aura pas envie de « venir autour de la table ». La CLASSE a répliqué en disant que « le lien de confiance n’est pas au mieux avec le gouvernement ». Le porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois a toutefois fait savoir qu’il se présenterait à une éventuelle rencontre avec la ministre, mais qu’il n’irait « pas le sourire aux lèvres ».


    Quant à Léo Bureau-Blouin, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), il a dit que s’il y avait une « prochaine fois », ce devait être un « véritable dialogue ».


    Alors que la loi 78 sera contestée devant les tribunaux cette semaine, le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil s’en est presque réjoui. Il a dit souhaiter « que la cour se prononce le plus rapidement possible » sur sa validité. À ses yeux, la loi ne risque rien puisqu’elle est conforme à la Charte des droits fédérale. M. Dutil soutient que l’encadrement des manifestations que contient la loi 78 est similaire à celui que se sont donné plusieurs villes situées dans des démocraties. En France, par exemple, les organisateurs d’une manifestation doivent obtenir un permis 20 jours à l’avance et dévoiler leur itinéraire. Los Angeles exige la même chose, mais 40 jours à l’avance.


    Du reste, M. Dutil n’a pas caché son inquiétude à l’égard de la situation actuelle marquée par une « polarisation très mauvaise ». « Le débat est devenu extrêmement émotif. Alors, il faut faire appel au calme de ceux qui croient […] que le calme doit revenir et qu’on peut manifester, on peut être en désaccord, mais on le fait pacifiquement », a-t-il déclaré.


    Au sujet de la fatigue possible des policiers du SPVM et de la SQ, sur la ligne de front, M. Dutil n’a pas exclu la possibilité, si ces deux corps policiers en font la demande, de réclamer des renforts à la GRC. Cette dernière a participé à l’opération de protection des chefs d’État lors du sommet des Amériques en 2001.


    ***
     

    Avec Isabelle Porter

     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel