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    Pirates et opposants à la loi 78 à l’assaut du Web

    22 mai 2012 |Le Devoir | Québec
    À 22 h hier, 1893 personnes s’étaient manifestées sur arretezmoiquelquun.com.
    Photo: arretezmoiquelquun.com À 22 h hier, 1893 personnes s’étaient manifestées sur arretezmoiquelquun.com.
    Des pirates informatiques se disant liés au groupe « Anonymous » ont bloqué plusieurs sites Internet du gouvernement du Québec hier.

    Le site du ministère de la Sécurité publique et celui de la Déontologie policière étaient inaccessibles, tout comme ceux du ministère de l’Éducation, de l’Aide financière aux études et du Parti libéral du Québec.


    Sur le site de la Sécurité publique, on pouvait lire « Nous sommes Anonymes. Nous sommes Légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n’oublions pas. Redoutez-nous ». Samedi, le groupe avait lancé un avertissement au gouvernement du Québec par l’entremise d’une vidéo diffusée sur le site Internet YouTube. Les pirates informatiques avaient annoncé qu’ils lançaient l’« Opération Québec » en réponse à l’adoption de la loi 78 qui, selon eux, bafoue le droit des étudiants de manifester.


    Lors de sa conférence de presse d’hier après-midi, la CLASSE a annoncé le lancement du site Internet www.arretezmoiquelquun.com. Les internautes qui souhaitent afficher leur volonté de désobéir à la loi 78 peuvent y télécharger leur autoportrait avec leur nom et la mention « je désobéis à la loi 78 ». À 19 h 30 le site pétition comptabilisait plus de 1200 inscrits, et leur nombre augmentait rapidement. « Si cela nous vaut des poursuites pénales en vertu de la loi 78, nous nous engageons à y faire face », affiche le site sur sa page d’accueil.


    Enfin, durant la journée d’hier, il semble que les serveurs courriels de Videotron aient bloqué les messages contenant www.loi78.com, une adresse menant à une pétition en ligne pour appuyer une requête en nullité de la loi spéciale 78. Selon un technicien de la compagnie joint au téléphone, le problème serait dû à une surcharge des serveurs qui auraient associé le terme à un pourriel en raison de la grande quantité de messages le mentionnant de manière subite. Un essai effectué à 19 h 10 au sein de la rédaction du Devoir n’a cependant pas laissé apparaître de problème.

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    Avec La Presse canadienne













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