Le gouvernement Charest ébranlé

La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, annonçant sa démission, hier, à Québec, aux côtés du premier ministre Jean Charest. Mme Beauchamp a estimé ne plus faire « partie de la solution » dans la crise étudiante.
Photo: Clément Allard - Le Devoir La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, annonçant sa démission, hier, à Québec, aux côtés du premier ministre Jean Charest. Mme Beauchamp a estimé ne plus faire « partie de la solution » dans la crise étudiante.

Québec - Ébranlé par la démission de Line Beauchamp, le gouvernement Charest a annoncé hier qu’il ne ferait plus de compromis dans la crise étudiante. L’annulation de sessions et des retours en classe sous escorte policière sont examinés.

Après avoir souligné que le gouvernement avait fait preuve « d’une grande ouverture » depuis 14 semaines, la nouvelle ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a dit souhaiter « ardemment que les représentants étudiants et les étudiants fassent maintenant leur bout de chemin ». Elle a d’emblée exclu toute possibilité d’un moratoire sur la hausse des droits de scolarité alors que Jean Charest, en début d’après-midi, avait écarté explicitement la voie d’une loi spéciale.


Mme Courchesne, qui demeure présidente du Conseil du Trésor, retrouve le portefeuille de l’Éducation qu’elle a détenu de 2007 à 2010. Elle tiendra aujourd’hui à 18 h une rencontre avec les représentants étudiants afin de dresser un « état de situation ». Des rencontres suivront avec les dirigeants des institutions d’enseignement : la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec et la Fédération des cégeps. Elle fera rapport au gouvernement « très rapidement », a-t-elle insisté. « Je connais assez le ministère de l’Éducation pour vous dire qu’en regard de la situation qui prime aujourd’hui, dans ce conflit, le temps presse. »


Jean Charest a précisé qu’à partir de l’état de situation dressé par sa ministre, « on en saura plus sur les échéanciers pour compléter les sessions ». Et au bout du compte, il sera possible au gouvernement de « prendre des décisions », ce qui laisse planer de possibles annulations de sessions.


Ce dernier et sa nouvelle ministre ont répété être résolus à appliquer « la mise en oeuvre du plan de financement des universités », bref la hausse des droits de scolarité décriée par les associations étudiantes et les étudiants en grève. Pour Jean Charest, ces derniers, parmi les étudiants québécois, sont minoritaires ; et les activistes forment un « groupuscule ». Il a souligné à maintes reprises hier que quelque 70 % des étudiants avaient terminé leur programme. Ainsi, à ses yeux, c’est « une minorité d’étudiants qui sont à l’extérieur ». Et de ce groupe, « il y en a beaucoup qui veulent réintégrer leurs cours et qui se font bloquer le passage par des gens qui ne respectent pas les lois ». Il a dit vouloir s’assurer que le « droit de ces citoyens » d’avoir accès à leur salle de cours soit respecté ; tout comme les injonctions des tribunaux. « Là où il devra y avoir des interventions [policières], il y en aura. À chaque fois, on va se soucier de la sécurité des concitoyens », a laissé tomber Jean Charest.

 

« Quand même »


S’il n’y a aucun compromis à faire, pourquoi alors rencontrer les associations étudiantes ? « Je crois quand même qu’il faille se retrouver demain [aujourd’hui]… et continuer… d’échanger, faire ce point-là, faire les constats », a hésité Mme Courchesne. La nouvelle ministre a admis que les « points de rencontre » entre les associations étudiantes et le gouvernement « semblent difficiles à atteindre ». Elle leur reproche d’avoir signé l’entente du 5 mai - qui proposait la création d’un conseil provisoire des universités - « pour ensuite la rejeter en bloc ». Hier, Mme Courchesne a parlé de la nécessité, « quand même », de « se retrouver à une même table ». Beaucoup d’événements se sont produits depuis la signature de l’entente du 5 mai. « Moi je vais partir de là et on va faire ce point-là demain. » Mme Courchesne a présidé les discussions du marathon de 22 heures de négociation du 4 au 5 mai. Les associations étudiantes l’avaient désignée comme étant plus conciliante.

 

Démission-surprise


Quant à Line Beauchamp, n’estimant plus faire « partie de la solution », elle a décidé d’abandonner son portefeuille de ministre de l’Éducation ; ce qu’elle a décrit comme étant l’« ultime compromis », soit de quitter la vie politique. Son départ, marqué par une amertume sentie, s’inscrirait pourtant dans ce « mode solution » qu’elle évoquait depuis des semaines, a-t-elle insisté. Il pourrait constituer, à ses dires, un « électrochoc » qui contribuera peut-être à mettre fin au conflit actuel.


Rien ne laissait présager le départ de Mme Beauchamp, aussi vice-première ministre, qui laisse aussi son poste de députée de Bourassa-Sauvé, siège qu’elle occupait depuis 1998. Hier matin encore, elle avait tenu une conférence téléphonique avec les représentants des quatre associations étudiantes : FEUQ, FECQ, CLASSE et TACEQ. Elle a à ce moment suggéré d’ultimes compromis : la tenue d’une commission parlementaire qui aurait été chargée de recenser les sources d’économie dans la gestion des universités « applicables à une diminution de la contribution étudiante ». Elle a essuyé un refus des représentants étudiants. « Les associations étudiantes ne font pas confiance aux élus du peuple », a-t-elle conclu, racontant qu’un porte-parole avait même ajouté que les députés n’avaient « pas prouvé leur capacité d’analyse » pour se pencher sur la reddition de comptes des universités. Cherchant à mieux comprendre la position des étudiants, Mme Beauchamp a révélé avoir lancé l’idée d’un moratoire sur la hausse des droits de scolarité. Mais les représentants étudiants ont indiqué que cette proposition « ne suffisait pas pour qu’ils invitent leurs membres à rentrer en classe ». Ils y ont même ajouté une condition ; soit la tenue d’États généraux sur les universités. Mme Beauchamp estime avoir par conséquent « perdu confiance en la volonté des leaders étudiants d’être en recherche de solutions et à la recherche d’une véritable sortie de crise ».


Ces dernières semaines, Mme Beauchamp avait été l’objet de plusieurs menaces anonymes. Aurait notamment été trouvé devant sa résidence un récipient plein d’essence. Mme Beauchamp a formellement nié hier démissionner « devant la violence et l’intimidation ». « À tous ceux et celles qui seraient tentés de voir dans ma démission une confirmation que leur tactique de déstabilisation a réussi, je lance le message suivant : comme simple citoyenne au Québec, vous me trouverez sur votre chemin avec mes propres armes : le respect de la démocratie, le courage de mes convictions, les valeurs de paix et de civisme, l’honnêteté, la capacité de s’indigner.»


Enfin, le Parti québécois a réagi hier en soutenant que le gouvernement était en déroute et « incapable de gérer la crise ». Le chef de la Coalition avenir Québec François Legault a imputé la situation au « manque de leadership » de M. Charest et a insisté pour que le gouvernement protège le droit des étudiants à retourner en classe même s’il faut le faire « avec les policiers, de façon forcée ».

167 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 15 mai 2012 02 h 21

    Après l’approche par compétences … la pédagogie policière !

    Il est étonnant que tous ces chercheurs appliqués à élaborer de nouvelles pédagogies, d’objectifs en compétences, de transversalité en socioconstructivisme réformé, etc, n’en aient pas eu l’inspiration ou l’intuition ! La pédagogie policière est donc la voie de l’avenir, et dans le relai entre deux ministres de l’éducation, c’est le premier ministre qui en a eu la révélation !

    On aura remarqué que la CAQ aura revendiqué en pure perte la paternité de cette innovation pédagogique !

    Les enseignants, assistés par de nouveaux conseillers pédagogiques en uniforme, n’auront que peu de temps pour adapter leurs plan de cours à la nouvelle approche, dans un retour en classe quelque peu précipité, mais ils pourront amplement se réjouir du fait qu’avec ce nouveau service d’“escorte policière”, ils seront assurés d’une bonne discipline en classe, et pourront se “concentrer sur la matière” devant des auditoires parfaitement attentifs.

    Au fait, assistées par les “escortes policières”, et par un système judiciaire également innovateur en matière pédagogique, les écoles ont-elles encore vraiment besoin d’un ministère de l’éducation ?

    Yves Claudé - adepte de la nouvelle pédagogie et du réalisme budgétaire

    • Sébastien bouchard - Inscrit 15 mai 2012 06 h 53

      Je suis totalement avec toi, il s'agit d'une excellente pédagogie. Elle pourrais également se nommer la pédagogie du totalitarisme...

      Mais bon, c'est tout de même assez impressionnant, voire épeurant, de constater que les élèves seront forcés à leur retour en classe sous escorte policière!!! L'éducation n'est-elle pas un droit, qui sera sous peu limité à ceux ayant les meilleurs moyens financiers, et non une obligation!

      Anyway, ce sera une action qui selon moi n'a pas sa place. Cela montre les compétence en matière de négociation du gouvernement et probablement de la partie étudiantes. Attention travailleurs, qu'elle sera le prochain conflit règlé avec les forces policières?

    • Claude Lachance - Inscrite 15 mai 2012 08 h 00

      Cette façon innovatrice de faire pourrait-elle s'apliquer aux députés de l'opposition?

    • Francois Robitaille - Inscrit 15 mai 2012 08 h 31

      Bravo pour le mélange des saveurs!!! Ici on parle du droit pour les étudiants qui VEULENT étudier!!! Personne n'est obligée d'aller à ses cours! L'escorte semble nécessaire parce qu'il y a des gens qui n'ont pas l'air de comprendre c'est quoi le droit des autres!

    • Jacques Dubuc - Inscrit 15 mai 2012 09 h 34

      Sébastien Bouchard écrit : "Mais bon, c'est tout de même assez impressionnant, voire épeurant, de constater que les élèves seront forcés à leur retour en classe sous escorte policière!!! L'éducation n'est-elle pas un droit, qui sera sous peu limité à ceux ayant les meilleurs moyens financiers, et non une obligation!"

      N'est-ce pas un peu démagogique car enfin aucun élève ne sera forcé de retourner en classe. Ceux qui ne veulent pas se présenter sont tout à fait libres de ne pas se présenter. Toutefois, ceux qui veulent étudier pourront le faire, voilà la différence.

    • Viviane Genest - Inscrite 15 mai 2012 10 h 35

      La greve a ete votee democratiquement. Les etudiants qui veulent retourner en classe ont perdu le vote ou n'ont pas ete voter. Ils doivent accepter le verdict de la majorite. Moi je dois vivre avec Charest meme si j'aurais jamais vote pour un liberal.

    • Francois Robitaille - Inscrit 15 mai 2012 12 h 53

      La grève n'a pas été voté démocratiquement partout, c'est loin d'être général et en plus on ne parle pas de greve ou de boycott, on parle d'actions illégales...

      Dans les loi qui encâdre la grève ou les manifestations, il n'y pas de mentions qu'on peut bafouer le droits des autres.

      Même en cas d'une grêve d'entreprise, personne n'a le droit d'empêcher l'accès à l'établissement ciblé.

    • Michaël Lessard - Abonné 15 mai 2012 13 h 20

      C'est certain qu'aucune loi ne peut obliger des gens à retourner en classe. Les médias manquent juste de temps pour réfléchir et nommer les choses comme du monde. M'enfin, ces lois vont forcer les enseignant-es à donner les cours.

      Au niveau moral, je suis d'accord qu'il est mieux de respecter la décision démocratique de la majorité des étudiant-es. Sauf que les juges doivent composer avec le droit écrit et actuel, qui n'interdit pas à une personne d'aller à un cours qui se donne de facto. Le Québec pourrait modifier ses lois pour que les professeur-es ne soient pas obligés d'enseigner malgré une grève étudiante.

      Nuances :
      - la majorité ont terminé leurs cours;
      - d'autres mettent sur pause la grève pour les terminer;
      - une grève n'est pas une religion: c'est un moyen d'action et une stratégie avec laquelle on peut jouer, adapter, etc.

      L'essentiel étant la cause ou la lutte en question. À mon avis, la majorité des étudiant-es sont pour la gratuité scolaire et j'estime qu'elle est tout à fait viable tant aux niveaux fiscal, économique (si un économiste n'est pas vendu et de courte vue) et social.

    • Geneviève Labrèche - Inscrit 16 mai 2012 23 h 16

      C'est bien connu aussi que les juges sont choisis en fonction de leur mode de pensée noé-libérale. Ça a fait quelques scandales il y a quelques années. Il n'y a qu'un juge, à Terrebone, qui a penché du côté social. Pendant les causes d'injonctions, le juge est carrément celui qui va trancher par son opinion de la société. Quel est le droit le plus important: le droit de grève d'une majorité ou le droit de l'individu? Je rappele aux gens qu'aux endroits où la grève n'a pas été votée les cours ont repris sans que les rouges viennent leur en empêcher. Même les étudiants qui voulaient faire la grève n'ont pas arrêté en respectant cette décision de groupe (ils auraient eu de graves conséquences sinon, alors voilà l'utilité de voter une grève plutôt que de faire un "boycott"). Ils respectent leur démocratie, alors qu'on respecte celle des facultés ayant voté rouge!

  • Yves Côté - Abonné 15 mai 2012 03 h 09

    Jean Charest a raison...

    Jean Charest a raison, "la patience des Québécois a atteint ses limites"...
    Pour une fois, on ne pourra pas l'accuser de manquer de clairvoyance.
    Il ne lui reste donc plus qu'à prendre les plus strictes moyens pour calmer le jeu.
    J'attend donc avec grande impatience qu'il disolve son gouvernementet et qu'il déclenche des élections générales.

    Vive le Québec libre !

    • Chantale Desjardins - Abonnée 15 mai 2012 06 h 47

      La seule solution serait de retirer les frais de scolarité qui est une erreur de son gouvernement. Il vient de sacrifier sa ministre de l'Education et s'apprête à le faire avec Madame Courchesne. Il a fait assez de dommage à notre Québec, il est temps qu'il corrige la situation.

    • Lorraine Dubé - Inscrite 15 mai 2012 07 h 14

      Je ne saurais mieux dire monsieur Côté.
      Solidairement
      « Nous sommes prêts »

      Jean Charest: «Les Québécois savent très bien qu'un gouvernement minoritaire est un gouvernement instable»
      - 5 novembre 2008

      «Aujourd'hui, au Québec, on s'est donné un gouvernement du 21e siècle»
      - 14 avril 2003

      « Peu importe ce que je ferai dans ma carrière politique, si je ne peux donner le Canada à mes enfants, j'aurai failli à la tâche. »
      - décembre 1998

      Paul Martin a dit de lui : « Il n'a pas de difficulté à énoncer une vision, mais lorsque vous allez au-delà des principes et demandez du concret, vous en obtenez beaucoup moins. » - 1993

    • André Meloche - Inscrit 15 mai 2012 12 h 24

      À mon humble avis, vous serez plusieurs à être déçus. Il ne déclenchera pas des élections mais enverra plutôt l'armée et prorogera l'Assemblée Nationale.

  • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit 15 mai 2012 03 h 19

    Surprise?

    Franchement, personne ne peut sérieusement être surpris. C'est arrivé tôt, certes, mais il était écrit dans le ciel qu'elle n'allait pas se représenter.

    Elle n'a été responsable du dossier du printemps uniquement parce qu'elle devait partir, car il était prévu que cette crise montée de toutes pièces allait durer, dans le but de constituer la seule possibilité de réélection des Libéraux.

    On croit que Charest quittera aussi : voulait-il monter une belle élection, pour vendre une victoire électorale clé en main en manipulant notre belle jeunesse?

    • Lorraine Dubé - Inscrite 15 mai 2012 07 h 26


      Le PLQ évacue toute source de controverse.

      Stratagème: Opération camouflage. Opportunisme électoral.Du déjà vu.

      Selon une rumeur, Jean Charest aurait un poste chez Total. On peut imaginer un retour d'ascenseur du clan Desmarais.

  • Claude Simard - Inscrit 15 mai 2012 04 h 11

    Théâtre

    Et voilà que le Ministre Bachand joue son rôle de Scaramouche bien assis à la table de nouvelles radio-canadienne , un chat dans la gorge. Moi je pleure les étudiants blessés dans ce conflit. Je regrette, mais voir des jeunes se faire matraquer par la police et les seules larmes que je vois de nos dirigeants sont celles réservées à leur collègue de travail démissionaire, comme disait Chartrand,- '' Moi le '' Human Interest '' me fait c..... ''

    • Carole Dionne - Inscrite 15 mai 2012 07 h 24

      N'exagère, pas quand même

      Ils ont courru apprès. S'il y a eu des étudiants blessés, c'est qu'ils se sont retrouver à la mauvaise place mais par leur faute. Se battre pour empêcher les autres d'entrer dans une école...

    • Michel Simard - Inscrit 15 mai 2012 07 h 57

      Tu as raison Carole, on devrait matraquer et blesser tous ceux qui manifestent afin d'assurer la loi et l'ordre et le maintien de l'ordre de la corruption. On devrait également mettre en fonction 3 policiers dans chaque classe afin de s'assurer que les enseignants communisses n'endoctrinent pas nos enfants. La méthode libérale-conservatrice ressemble de plus en plus à l'approche syrienne.

    • RONALD LESAGE - Inscrit 15 mai 2012 08 h 33

      Moi , si j'ai à pleurer c'est pour les montréalais qui auront à payer la "CASSE" ; c'est pour les commerçants qui ont vu leurs vitrines fracassées et leur clientèle disparaître , c'est de m'apercevoir comment irresponsable sont les professeurs , les politiciens , les parents et les journalistes qui ont envenimé le débat en appuyant des gens qui ont ouvertement déclaré que c'est la faute du gouvernement s'ils sont poussés à endommager véhicules , vitrines , commerces et que c'est socialement acceptable . Cette jeunesse enfant-roi qui se croit tout permis car on leur demande en premier lieu moins d'un dollar par jour , puis par la suite moins de 50 sous avec bonification des bourses et qui se glorifie de coûter des millions aux pauvres payeurs de taxe mérite bien aujourd'hui de perdre leur année scolaire .

    • Frédéric Cailloux - Inscrit 15 mai 2012 10 h 10

      M. Roland Lesage,
      Merci de nous rappeler l'ensemble des préjugés et clichés marketing martelés par le gouvernement et certains chroniqueurs populistes . Enfant-roi, 50 cents par jour, pauvres payeurs de taxe, faire perdre leur année scolaire... Ce sont de tristes racourcis intellectuels qui enveniment le débat mais efficaces au plan propagande. Chacun ne résiste pas à un minimun de regard critique.
      Je vous invite à rencontrer ces jeunes avec lesquels je travaille depuis 30 ans. Vous y trouverez des jeunes travaillants et allumés dont il faut accepter les changements. Je vous invite aussi à lire davantage Le Devoir.
      Mes meilleures salutations.

    • Robert Dufresne - Inscrit 15 mai 2012 10 h 50

      Ben voyons, les propriétaires de café verront revenir les "bobo", les vitres seront réparées et la suprématie du commerce reprendra. Seul le monde de l'éducation aura des plaies à panser.

    • Geneviève Boivin - Inscrite 15 mai 2012 12 h 27

      Merci Frédéric Cailloux!

      Par contre, pour avoir une bonne vision d'ensemble, lire un journal de gauche n'est pas mieux que de lire les journaux de droite OU qui sont affilliés à l'un ou l'autre des partis politique. Pour avoir une bonne vision d'ensemble, nous devons voir les deux côtés de la médaille. Malheureusement dans notre belle société capitaliste où les gens sont centrés sur eux-même, la vision de droite gagne la plupart du temps. Plusieurs personnes de mon entourage sortent exactement les mêmes commentaires que Rolland Lesage et, les connaissant plus intimement, je peux affirmer que ce sont souvent des gens égocentrique qui ne pensent qu'à leur petit monde à eux.

      Alors lisons, faisons notre devoir de citoyen. Les deux côtés de la médaille sont toujours très importantes.

    • RONALD LESAGE - Inscrit 15 mai 2012 19 h 15

      Mr. Frédéric Cailloux et M. Geneviève Boivin .
      Remarquez que j'utilise vos bons prénoms . Je vous vois voter pour qui donc . Un qui veut faire une taxe sur l'industrie , elle sera retransmise au consommateur , une dont le parti fut au pouvoir et qui est prête à tout pour du crédit politique sans établir une solution au problème . Je regrette mais si John James est au pouvoir c'est que moins de 60% des gens habiles à voter se sont prémunis de leur droit et l'ont nommé . Ce ne fut pas un push militaire , il n'a pas usurpé le pouvoir , il lui fut conféré par le peuple . Son mandat achève et même s'il aurait forcé une augmentation , celle-ci pourrait être par la suite enlevée . Ce que je ne peux accepter c'est quelqu'un qui exprime ouvertement que détruire la propriété d'autrui n'est pas un crime ; celui-là je le juge centré sur lui même . Je ne vous juge pas , ni mon entourage selon vos opinions mais les actes posées et les justifications farfelues .

  • Raymond SAINT-ARNAUD - Inscrit 15 mai 2012 04 h 34

    La déroute

    La déroute de Charest est commencée.

    Ses rotomontades vont le jeter par terre.

    • Lysette Laurier - Inscrite 15 mai 2012 08 h 48

      J'espère Monsieur St-Arnaud que vous avez raison!

    • Marc-André Fortier - Abonné 15 mai 2012 09 h 07

      Quelle déroute? Monsieur Charest s'assure lentement mais sûrement d'une nouvelle victoire aux prochaines élections. Cet homme que je suis depuis près de 30 ans est un arriviste et il a déjà une stratégie en poche.

      Combien de fois depuis 2003 a-t'il dit ne pas vouloir aller en élection pour les déclencher tout de suite après en accusant l'opposition de lui forcer la main... Arriviste un jour, arriviste toujours.

    • Gilbert Talbot - Abonné 15 mai 2012 10 h 25

      Bien d'accord avec vous, ce gouvernement est en déroute. Il se replie sur la force policière pour faire respecter les injonctions, elles-mêmes un moyen de répression pour casser le mouvement étudiant. Ce faisant, charest applique les suggestion de François Legault de la CAQ. Peut-être est-ce là le signe que Charest lui-même a reçu son congé du Seigneur de Sagard. François Legault s,annonce comme aspirant pour remplacer celui aui a failli à la tâche : Legault étant lui-même un millionnaire faisant partie de l'oligarchie québécoise, ce ne serait pas surprenant qu'il se révèle être le nouveau champion de la oi et l'Ordre. Lorraine Dubé, (commentaire plus haut) reprend même la rumeur qui veut que Charest aurait un poste chez Total, une pétrolière française, sous le contrôle de Desmarais.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 15 mai 2012 12 h 44

      moi, il a mon vote pour l'instant. (s'il ne lâche pas)

    • RONALD LESAGE - Inscrit 16 mai 2012 16 h 37

      Faudrait plutôt écrire rodomontades M. Saint-Arnaud . Malheureusement M. Dominic Lamontagne je dois être d'accord avec vous . Les autres semblent plier d'où le vent souffle en apparence mais du à la majorité silencieuse au prochain scrutin ils pourraient être surpris .