Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Déclaration du premier ministre

    15 mai 2012 | Le Devoir | Québec
    Fonctions additionnelles de madame Michelle Courchesne à titre de vice-première ministre et ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport

    Québec, le 14 mai 2012


    LA VERSION LUE FAIT FOI

    Je veux, en m’adressant à vous, m’adresser à tous les Québécois.

     

    J’ai confié à madame Michelle Courchesne une des plus importantes responsabilités qu’un élu québécois puisse assumer : celle de ministre de l’Éducation.

     

    Elle conservera ses responsabilités de présidente du Conseil du trésor et assumera également la responsabilité de vice-première ministre.

     

    Cela confirme l’importance de son rôle au sein de mon gouvernement.

     

    Madame Courchesne arrive au ministère de l’Éducation dans une période de débats intense sur l’enjeu de l’avenir de nos universités.


    Je vous rappelle qu’elle connaît très bien le milieu de l’enseignement pour avoir assumé les responsabilités de ministre de l’Éducation de 2007 à 2010.

     

    Madame Courchesne a été directement impliquée dans les décisions et dans les plus récentes négociations dans le but de conclure une entente avec les représentants des associations étudiantes.

     

    Bref, elle connaît très bien le dossier.

     

    Madame Courchesne va, dans les heures qui viennent, convoquer les représentants des associations étudiantes à une rencontre pour faire le point.

     

    Une autre rencontre aura lieu avec les représentants des universités et des collèges également pour faire le point.

     

    À la suite de ces rencontres, madame la ministre Courchesne fera un rapport au gouvernement.

     

    Ce conflit a déjà trop duré.

     

    La patience des Québécois a atteint ses limites.

     

    Je vous rappelle qu’il s’agit d’un enjeu majeur pour l’avenir de nos enfants et de toute la société québécoise.

     

    Le financement et l’avenir de nos collèges et de nos universités, nous en débattons au Québec depuis des dizaines d’années.

     

    Il y a deux ans maintenant, nous avons fait une large consultation et nous avons annoncé très clairement notre décision de mettre en place une nouvelle politique pour pallier au sous-financement de nos universités.

     

    Il y a plus d’un an, au budget de mars 2011, cette nouvelle politique fut annoncée et favorablement accueillie.

     

    Le plan de financement des universités prévoit des investissements majeurs.

     

    Sur une période de six ans, c’est 850 M$ qui seront investis.

     

    Cette hausse de financement est répartie entre les contribuables, surtout les

     

    Le Québec, même après la hausse des droits de scolarité, demeurera l’endroit au Canada où il en coûte le moins cher pour étudier à l’université.

     

    À cela, il faut ajouter que nous avons ici le régime des prêts et bourses qui est de loin le plus avantageux.

     

    Depuis que certains groupes nous demandent de revoir notre politique, nous avons été à leur écoute.

     

    À trois reprises, nous avons fait des modifications et tendu la main, et en retour nous obtenons toujours la même fin de non-recevoir. La réponse est toujours la même. C’est NON.

     

    Voici un bref résumé de la situation :

     

    Le 5 avril dernier :


    Le gouvernement a annoncé une bonification de l’aide financière pour assurer l’accessibilité aux études. Nous avons annoncé un soutien financier additionnel mis en application dès septembre 2012 afin de compenser la hausse des droits de scolarité pour un enfant dont les parents ont un revenu inférieur à 100 000 $.


    À la même occasion, nous avons annoncé la mise en place pour l’automne 2013 du nouveau régime de remboursement des prêts en proportion du revenu de l’étudiant (RPR).

     

    Le 27 avril :


    Nous avons annoncé des mesures supplémentaires :


    Notamment :


    Étalement de la hausse des droits de scolarité, passant de 5 à 7 ans.


    Ajout de 39 M$ en bourses pour la classe moyenne.

     

    L’ensemble de ces mesures font en sorte que les étudiants les moins favorisés ne subiront aucun impact, car la hausse des droits de scolarité leur sera compensée sous forme d’aide financière.

     

    Le 4 mai :


    La ministre de l’Éducation, la présidente du Conseil du trésor et le ministre délégué aux Finances ont réuni les représentants étudiants afin d’en arriver à une entente permettant de créer un espace de discussion. Cette entente est maintenant rejetée par les associations étudiantes.


    Le fiscaliste Luc Godbout de l’Université de Sherbrooke a fait le constat suivant à la suite de nos décisions :

     

    « On se retrouve avec une réforme qui favorise beaucoup plus l’accès à la scolarité que le statu quo. Si on opte pour le statu quo, les enfants des familles qui gagnent entre 35 000 $ et 65 000 $ vont être pénalisés ». ( La Presse, le mardi 1er mai 2012)

     

    Pour la suite des choses, il serait utile de vous rappeler que l’État québécois doit également financer plusieurs autres programmes sociaux, dont la santé, l’aide aux familles, l’aide aux personnes âgées et tous les autres services que nous nous sommes donnés.

     

    De surcroît, depuis plusieurs semaine, les Québécois, incluant des étudiants, sont périodiquement victimes d’actes d’intimidation et de violence.

     

    À Victoriaville, lors du Conseil général du Parti libéral du Québec, que nous avions pourtant déplacé par souci de sécurité, nous avons été témoins d’une émeute d’une violence rarement vue au Québec avec des personnes gravement blessées, tant chez les policiers que chez les manifestants.

     

    Depuis plusieurs semaines, et encore aujourd’hui, des manifestants empêchent des étudiants d’accéder à leurs cours et briment le droit fondamental à l’éducation dans notre société.

     

    Jeudi dernier, le centre-ville de Montréal fut complètement paralysé et la vie de milliers de personnes a été perturbée.

     

    Tout ça pourquoi?

     

    Une augmentation annuelle qui équivaut à 0,50 $ par jour. Pour avoir finalement les plus bas droits de scolarité au Canada avec le plus généreux régime de prêts et bourses au Canada.

     

    Nous avons été patients.

     

    Nous vivons en démocratie et nous croyons à la liberté d’expression sous toutes ses formes.

     

    Cette liberté d’expression est indissociable du droit à la sécurité de chacun et au respect de l’autre.

     

    C’est ça la paix sociale.

     

    Elle ne s’obtient pas avec des menaces et de l’intimidation.


    Dans les prochaines heures, madame Courchesne consultera, et, à la suite de son rapport, le gouvernement assumera ses responsabilités et prendra ses décisions.

     

    En terminant, je demande encore une fois aux étudiants de réintégrer leurs cours et surtout de respecter le droit de chacun d’avoir accès à ses cours et à son éducation.

     

    Je tiens à donner à tous les Québécois l’assurance que tous les moyens sont et seront pris pour assurer leur sécurité et le respect de nos lois et de notre démocratie.

     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel