Pour en finir avec l'attentisme: la souveraineté continue - Il ne s'agit plus d'espérer la souveraineté, il s'agit de la faire (2)
À partir de cette nouvelle approche, il faut savoir établir et affirmer les gains que nous entendons faire. Il faut savoir marquer notre volonté collective de souveraineté dans certains secteurs, celui de la fiscalité par exemple, celui des relations internationales ou des programmes sociaux.
Dans cette perspective, la tenue de référendums sectoriels m’apparaît être une voie à explorer très sérieusement lorsque les questions en jeu comportent des conséquences majeures pour le peuple québécois.
Un Québec souverain ouvert au partenariat
Ces orientations ne couvrent pas tous les aspects de ma réflexion. Se pose par exemple la question du partenariat avec le Canada. Le cadre des relations internationales a évolué depuis 1867, et il faut en prendre acte. C’est le privilège des États d’établir les alliances et les partenariats qu’ils jugent nécessaires à leur développement. Mais la souveraineté du Québec ne peut être ni conditionnée ni subordonnée à quelque partenariat que ce soit. Elle viendra nécessairement avant, et si le partenariat avec le Canada est souhaitable, il n’est pas absolument nécessaire. Cela étant, il se justifie à la fois pour les raisons géopolitiques et historiques que nous connaissons et qui font de celui-ci un partenaire important. Nous établirons de même des liens avec beaucoup d’autres pays, notamment les États-Unis, avec lesquels nous avons déjà établi des rapports privilégiés. Après tout, la souveraineté ne vise pas à nous isoler de nos partenaires mais plutôt à nous permettre de définir le type de liens que nous voulons développer avec eux à l’avenir.
Si la souveraineté est un projet continu, il s’ensuit que nous pouvons et devons y travailler dès maintenant. Que pouvons-nous proposer, aujourd’hui, au peuple québécois? Je crois profondément qu’il n’y a pas meilleure pédagogie que celle qui consiste à réfléchir immédiatement au pays que nous voulons et à tenter de le réaliser dès maintenant, quitte à investir les zones grises laissées dans la Constitution canadienne. Il faut que notre parti renouvelle son programme et pense à conquérir de nouveaux espaces de souveraineté, en matière d’environnement, de politique familiale, de culture et d’immigration, en matière de communication, d’agriculture, de relations internationales, en matière de sécurité du revenu, pour ne nommer que ceux-là. On apprend la marche en marchant.
L’avenir économique et social des Québécois, le dynamisme de notre culture, la solidité de notre identité passent plus que jamais par l’accession du Québec au statut de pays. Même si notre peuple a gagné une place très enviable sur la scène internationale au cours des dernières décennies, même si son économie atteint maintenant des niveaux de développement très élevés, il reste limité dans tous les domaines par son statut minoritaire et par l’envahissement constant de l’État fédéral dans de nombreux champs relevant pourtant de nos compétences. Cette situation réduit nos ambitions et les restreint aux limites que d’autres nous imposent. Elle contredit notre ambition de faire s’épanouir en Amérique du Nord une nation de langue française qui contribuerait à la diversité culturelle du monde contemporain.
Il appartient au peuple québécois de choisir son destin: aucune loi fédérale ne peut nous en empêcher. Nous avons placé la barre démocratique très haute depuis 30 ans, et c’est tout à notre honneur. Nous continuerons dans ce sens, mais il nous faut apprendre de notre passé. Il ne s’agit plus d’espérer la souveraineté, il s’agit de la faire.
Dans cette perspective, la tenue de référendums sectoriels m’apparaît être une voie à explorer très sérieusement lorsque les questions en jeu comportent des conséquences majeures pour le peuple québécois.
Un Québec souverain ouvert au partenariat
Ces orientations ne couvrent pas tous les aspects de ma réflexion. Se pose par exemple la question du partenariat avec le Canada. Le cadre des relations internationales a évolué depuis 1867, et il faut en prendre acte. C’est le privilège des États d’établir les alliances et les partenariats qu’ils jugent nécessaires à leur développement. Mais la souveraineté du Québec ne peut être ni conditionnée ni subordonnée à quelque partenariat que ce soit. Elle viendra nécessairement avant, et si le partenariat avec le Canada est souhaitable, il n’est pas absolument nécessaire. Cela étant, il se justifie à la fois pour les raisons géopolitiques et historiques que nous connaissons et qui font de celui-ci un partenaire important. Nous établirons de même des liens avec beaucoup d’autres pays, notamment les États-Unis, avec lesquels nous avons déjà établi des rapports privilégiés. Après tout, la souveraineté ne vise pas à nous isoler de nos partenaires mais plutôt à nous permettre de définir le type de liens que nous voulons développer avec eux à l’avenir.
Si la souveraineté est un projet continu, il s’ensuit que nous pouvons et devons y travailler dès maintenant. Que pouvons-nous proposer, aujourd’hui, au peuple québécois? Je crois profondément qu’il n’y a pas meilleure pédagogie que celle qui consiste à réfléchir immédiatement au pays que nous voulons et à tenter de le réaliser dès maintenant, quitte à investir les zones grises laissées dans la Constitution canadienne. Il faut que notre parti renouvelle son programme et pense à conquérir de nouveaux espaces de souveraineté, en matière d’environnement, de politique familiale, de culture et d’immigration, en matière de communication, d’agriculture, de relations internationales, en matière de sécurité du revenu, pour ne nommer que ceux-là. On apprend la marche en marchant.
L’avenir économique et social des Québécois, le dynamisme de notre culture, la solidité de notre identité passent plus que jamais par l’accession du Québec au statut de pays. Même si notre peuple a gagné une place très enviable sur la scène internationale au cours des dernières décennies, même si son économie atteint maintenant des niveaux de développement très élevés, il reste limité dans tous les domaines par son statut minoritaire et par l’envahissement constant de l’État fédéral dans de nombreux champs relevant pourtant de nos compétences. Cette situation réduit nos ambitions et les restreint aux limites que d’autres nous imposent. Elle contredit notre ambition de faire s’épanouir en Amérique du Nord une nation de langue française qui contribuerait à la diversité culturelle du monde contemporain.
Il appartient au peuple québécois de choisir son destin: aucune loi fédérale ne peut nous en empêcher. Nous avons placé la barre démocratique très haute depuis 30 ans, et c’est tout à notre honneur. Nous continuerons dans ce sens, mais il nous faut apprendre de notre passé. Il ne s’agit plus d’espérer la souveraineté, il s’agit de la faire.
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