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    Les dirigeants étudiants manquent de crédibilité, dit Pierre Reid

    8 mai 2012 18h10 |Antoine Robitaille | Québec
    Droits de scolarité: les rejets de l'entente se multiplient
    Québec — «La base étudiante est noyautée par des gens qui ne prennent pas leurs études très au sérieux», croit l'ancien ministre de l'Éducation libéral, Pierre Reid. Et cela enlève toute crédibilité aux représentants de leurs associations, a-t-il déclaré à l'entrée du caucus libéral en matinée.

    Dans une rare sortie sur les questions étudiantes, le député d'Orford et ancien recteur de l'Université de Sherbrooke a soutenu que si l'entente de principe intervenue en fin de semaine a du plomb dans l'aile, c'est que «les dirigeants étudiants ont échappé le ballon». Il soutient que pour un gouvernement, il est difficile d'avoir face à soi «des intervenants qui ne sont pas crédibles». À preuve, a-t-il insisté, ces intervenants ont signé une entente avec le gouvernement et par la suite, «la base ne les suit pas».

    Le gouvernement n'a peut-être pas aidé l'entente en insistant, comme Line Beauchamp et Jean Charest, sur le fait que la hausse des droits était maintenue, a-t-il ajouté: «Est-ce que les bons mots qui ont été choisis à ce moment-là? C'est très facile de critiquer.» Mais il fallait quand même dire quelque chose, a-t-il opiné, car «on entendait les étudiants dire qu'on venait de régler les problèmes de droits de scolarité, qu'on avait trouvé un moyen de ne pas payer de droits de scolarité. Ce n'était pas ça l'entente non plus. Fallait trouver une façon de le dire».

    M. Reid, qui avait été remplacé comme ministre de l'Éducation par Jean-Marc Fournier lors d'une crise des prêts et bourses de 2004-2005, a soutenu qu'à ses yeux, l'entente est «très claire»: les étudiants et le comité provisoire des universités devront faire la preuve qu'il y a des économies à faire, lesquelles pourraient servir à compenser la hausse des droits de scolarité. «Pour avoir géré une université pendant huit ans, je ne pense pas qu'il y ait des millions et des millions, mais il y peut-être des choses qui pourraient être améliorées», a-t-il commenté.

    Une bonne piste

    Bref, les «frais afférents» ou «frais institutionnels obligatoires», qui sont au cœur de la voie de solution esquissé en fin de semaine, sont une bonne piste. «Je pense que ça mérite aussi d'être regardé parce qu'il y a des frais qui sont incontournables comme par exemple à l'université de Sherbrooke, il y a des frais de stage. Ça prend du monde qui prend soin des stages. Il faut trouver le moyen de les payer, mais il y a peut-être d'autres frais qui sont peut-être des droits de scolarité, des remplacements des droits de scolarité à ce moment-là, il faudrait peut-être.»

    Les propos de M. Reid ont instantanément soulevé un tollé sur les réseaux sociaux. «Est-ce que l'ancien MIN de l'éducation Pierre Reid est crédible? Le mouvement étudiant se le demande», lançait par exemple plusieurs intervenants sur Twitter.

    Par ailleurs, la ministre de l'Éducation Line Beauchamp, à l'entrée du caucus, a repris son discours d'hier selon lequel les étudiants peuvent adopter cette entente sans renoncer à leur lutte contre la hausse des droits de scolarité. Elle s'est aussi dite ouverte à apporter des «précisions» au texte.

    Marois implore Charest

    Quant à la chef Pauline Marois, elle a fait cette déclaration, à l'entrée de son caucus : «Comme la majorité des Québécois, nous nous sommes réjouis, en fin de semaine, du fait qu'il y avait une solution qui apparaissait suite aux échanges et aux ententes, projets d'entente... entre les étudiants et le gouvernement. Malheureusement, on est à même de constater que l'impasse n'est toujours pas dénouée. Alors aujourd'hui, et au-delà de toute partisanerie, je demande au premier ministre de continuer à dialoguer avec les étudiants pour qu'ils ne perdent pas leur session. Vous avez vu que nous avons été très silencieux sur le projet d'entente parce que nous souhaitions que ce projet permette de dénouer l'impasse. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Le premier ministre a une responsabilité. Je lui demande de l'assumer.»

    Le chef de la Coalition avenir Québec François Legault a pour sa part exigé que le gouvernement prenne tous les moyens pour que les étudiants reviennent en classe dès lundi.
     
     
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