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    Dutil défend la SQ, alors qu'un des blessés serait toujours entre la vie et la mort

    D'autres manifestations ont eu lieu aujourd'hui à Victoriaville, mais sans la violence de la veille. <br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir D'autres manifestations ont eu lieu aujourd'hui à Victoriaville, mais sans la violence de la veille.
    Victoriaville - Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a défendu le travail de la Sûreté du Québec alors que deux jeunes qui ont participé à la manifestation d’hier sont à l’hôpital, victimes de blessures graves à la suite de la charge des policiers.

    «La Sûreté du Québec a le devoir de maintenir l’ordre dans notre société», a rappelé Robert Dutil alors qu’il prenait part au Conseil général du Parti libéral du Québec. «Elle a le droit d’utiliser la force nécessaire pour le maintenir.»

    «Un étudiant qui serait entre la vie et la mort, c’est terrible. Mais c’est un risque qui arrive quand il y a de la violence comme on en a connu hier», a fait valoir Robert Dutil. «La violence n’a pas sa place et c’est dangeureux.»

    «Des images de violence, on en voit tous les soirs qui viennent de tous les pays du monde. Et c’est toujours disgracieux et c’est toujours déplorable», a-t-il poursuivi.

    «Depuis le début, je crains beaucoup que les violences dégénèrent», a-t-il dit, évoquant la déclaration ministérielle qu’il a faite à l’Assemblée nationale où il a comparé la violence à un feu facile à allumer mais difficile à éteindre.

    Le ministre a vanté la qualité de la formation des policiers de la SQ. «Ce n’est pas une classe particulière qui est là pour opprimer la population. Ce sont des jeunes de tous les milieux du Québec, des jeunes hommes, des jeunes femmes qui reçoivent une des meilleures formations au monde.»

    Les citoyens qui se croient victimes d’actions des policiers ont des recours et peuvent porter plainte au Comité de déontologie policière, a indiqué Robert Dutil.

    Pour sa part, le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, n’a guère prisé qu’un journaliste lui demande si le gouvernement n’avait pas un intérêt politique à faire traîner le conflit, quitte à attiser la violence. «La violence est condamnable à la première journée qu’elle s’exprime. Il n’y a rien qui la justifie.»

    Lourd bilan

    Trois manifestants ont été gravement blessés lors de la manifestation. Deux jeunes hommes ont subi des traumatismes crâniens et une femme a été sérieusement atteinte au visage. Lors du transfert de l'un des jeunes hommes dans une autre centre hospitalier hier soir, sa vie était en danger. Selon les dernières informations obtenues, un des jeunes hommes aurait perdu un oeil.

    Trois membres du collectif Lux Editeur, qui étaient sur place hier, ont indiqué sur le réseau social Facebook qu'un des manifestants blessés l'a bel et bien été «d'une balle de caoutchouc [qu'il a] reçu en plein visage.» Ils mentionnent que «la police a refusé d'envoyer une ambulance sur les lieux et nous a dit d'appeler le 911» et qu'elle aurait aussi «empêché les secouristes de faire leur travail en les gazant délibérément et les chargeant.»

    Un point de presse a été tenu en avant-midi à Victoriaville par les forces policières, la municipalité et le Centre de santé et de services sociaux d'Arthabaska-et-de-l'Érable, qui visait à faire le bilan des évènements survenus la veille. Des manifestations ont dégénéré en émeutes devant le Palais des congrès de Victoriaville.

    Josée Simoneau, du CSSS d'Arthabaska-et-de-l'Érable, a indiqué que neuf personnes ont été traitées à l'urgence pour des blessures subies lors des affrontements. De ce nombre, trois sont des policiers, qui ont tous reçu leur congé.

    Plus de 100 arrestations

    Le capitaine Jean Finet a indiqué que les policiers ont procédé à 106 arrestations, dont plusieurs ont été faites lorsque des autobus ont été interceptés alors qu'ils étaient en route vers Montréal. En avant-midi, la plupart avaient été relâchés sous promesse de comparaître. M. Finet a aussi indiqué que trois des individus interceptés sont des récidivistes qui avaient déjà été arrêtés dans des circonstances semblables.

    Les accusations auxquelles feront face les suspects vont d'agression arméeà entrave au travail des policiers, en passant par attroupement illégal.

    La capitaine Finet a estimé que les policiers avaient bien fait leur travail au cours de cette soirée chargée et que leur plan de match sera à peu près le même pour le reste de la fin de semaine.

    Il a affirmé que la plupart des manifestants semblaient vouloir s'exprimer dans le calme et que plusieurs ont quitté rapidement lorsque la situation a dégénéré.

    Le maire de Victoriaville, Alain Rayes, s'est dit heureux de constater que peu de dégâts matériels aient été recensés dans la ville, mis à part le secteur du Palais des congrès. Il a toutefois manifesté son désarroi devant les violences observées.

    Selon la Sûreté du Québec, environ 2000 personnes manifestaient dans le calme lorsque des casseurs se sont mis de la partie, en lançant toutes sortes de projectiles, dont des boules de billard. Les policiers anti-émeute ont riposté en ayant recours à des gaz et des balles de caoutchouc.

    Hier, plusieurs manifestants dénonçaient plutôt l’attitude agressive des policiers. « On déplore l’usage excessif de la force policière, a dit Véronique Laflamme du Front d’action populaire en réaménagement urbain, membre de la coalition organisatrice de la marche. Des balles de caoutchouc ont été utilisées et les gaz ont été utilisés abusivement. La police n’a donné aucun avis de dispersion. »


     
     
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