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    Congrès du PLQ: l'antiémeute intervient à Victoriaville

    4 mai 2012 19h29 | La Presse canadienne | Québec
    La manifestation a été déclarée illégale par la Sûreté du Québec (SQ) vers 18h30 et les escouades antiémeutes présentes en grand nombre ont usé de grenades assourdissantes et de gaz irritants pour repousser la foule de manifestants, qui bordait le centre des congrès de Victoriaville accueillant les libéraux.
    Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir La manifestation a été déclarée illégale par la Sûreté du Québec (SQ) vers 18h30 et les escouades antiémeutes présentes en grand nombre ont usé de grenades assourdissantes et de gaz irritants pour repousser la foule de manifestants, qui bordait le centre des congrès de Victoriaville accueillant les libéraux.

    Victoriaville - Les habituelles scènes d’affrontements entre forces policières et étudiants dans la métropole se sont transportées à Victoriaville, en soirée, où les militants libéraux de Jean Charest se réunissent en conseil général pour se donner un programme électoral.



    Une manifestation a été déclarée illégale par la Sûreté du Québec (SQ) vers 18h30 et les escouades antiémeutes présentes en grand nombre ont usé de grenades assourdissantes et de gaz irritants pour repousser la foule de manifestants, qui bordait le centre des congrès de Victoriaville accueillant les libéraux.
     

    Des manifestants, dont certains étaient masqués, auraient lancé divers projectiles en direction du bâtiment.
     

    Le conseil général, qui se déroule à huis clos, a commencé aux environs de 18h45, après que les portes de l’édifice aient été verrouillées. Une vitre du hall du centre des congrès a volé en éclats, tandis que la police antiémeute forçait les étudiants aux abords de l’édifice à s’éloigner.
     

    Plus tôt en journée, le premier ministre Jean Charest avait déclaré ne pas croire que les manifestations étudiantes allaient perturber les travaux des militants libéraux réunis en à Victoriaville, tout le week-end. Devant les journalistes, M. Charest s’était montré serein et rassurant.
     

    «Ça fait partie de la vie politique qu’il y ait des moments comme ça qui sont plus intenses. Espérons que ça se passe bien, je pense que ça va bien se passer», a dit M. Charest, lors d’un bref point de presse non planifié, à son arrivée à Victoriaville, accompagné de son épouse Michèle Dionne.
     

    Des mesures de sécurité exceptionnelles entourent le centre des congrès, ceinturé de clôtures, où se situe l’événement. La Sûreté du Québec a déployé un imposant contingent de policiers, beaucoup plus qu’habituellement pour ce genre d’événement, afin de permettre aux libéraux de se rencontrer sans être intimidés.


    À l’Hôtel Le Victorin, attenant au centre des congrès, ce sont des policiers de la SQ qui accueillent visiteurs et clients. Dans les couloirs de l’hôtel, on ne peut faire un pas sans croiser un agent de la SQ.
     

    Le premier ministre Charest doit s’adresser vers 19h20 à quelque 500 militants venus de toutes les régions pour discuter autour du thème «Ensemble pour un Québec plus grand».
     

    Demain, le moment fort de la journée sera un dîner-conférence coprésidé par la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, et le ministre des Finances, Raymond Bachand, venus expliquer aux militants la position du gouvernement sur la hausse controversée des droits de scolarité.


    Tout le week-end, les travaux des militants libéraux feront suite aux résolutions adoptées lors du congrès du PLQ de l’automne dernier.
     

    Depuis des jours, la ville de Victoriaville est sur un pied d’alerte. Aujourd'hui, devant le centre des congrès, le maire de la ville, Alain Rayes, multipliait les entrevues, comme il le fait depuis quelques jours, pour énumérer les nombreuses mesures préventives prises en vue d’éviter que les commerçants subissent des dommages à la suite du passage des manifestants.


    Le maire a mis sur pied une cellule de crise, pour s’assurer que les services d’urgence (pompiers, ambulances) seraient disponibles, au besoin.
     

    Voisin du centre des congrès, un concessionnaire d’automobiles a dû soustraire ses véhicules à la vue des passants.
     

    À quelques kilomètres du centre des congrès, le cégep de Victoriaville, qui a tourné le dos au mouvement de grève, a fermé ses portes il y a deux jours, pour éviter tout risque de casse.
     

    L’événement a aussi provoqué un déploiement médiatique impressionnant.

    Tout ce branle-bas fera l’affaire des hôteliers: à des kilomètres à la ronde, on ne trouve plus une seule chambre d’hôtel.

    La manifestation a été déclarée illégale par la Sûreté du Québec (SQ) vers 18h30 et les escouades antiémeutes présentes en grand nombre ont usé de grenades assourdissantes et de gaz irritants pour repousser la foule de manifestants, qui bordait le centre des congrès de Victoriaville accueillant les libéraux.
     
     
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