Retour aux choses sérieuses
Mercredi dernier, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai essayé de m’y retrouver dans tout ce qui avait été écrit, dit aussi, depuis le début des 12 semaines de grève étudiante. Tout un travail. Je voulais comprendre d’où venait le dérapage. Certains journalistes répètent ad nauseam que tout le monde en a assez de voir les étudiants se promener dans les rues en faisant peur au monde et qu’il serait temps de leur donner une leçon de savoir-vivre. On les engueule, on dit qu’ils exagèrent et qu’ils n’ont rien compris, que c’est leur tour de payer et que s’ils pensent que nous, on a tout eu gratuit, on a des petites nouvelles pour eux autres. Il y en a même un qui a dit qu’il y avait des coups de pieds au c… qui se perdaient. Et puis, ils se prennent pour qui, ces petits morveux de rouges, demandent-ils ?
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