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Tony Tomassi démissionne de son poste de député

3 mai 2012 15h04 | La Presse canadienne | Québec
Tony Tomassi avait formellement été accusé, l’automne dernier, de deux chefs de fraude envers le gouvernement et d’un chef d’abus de confiance par un fonctionnaire public.
Photo : Clément Allard - Le Devoir Tony Tomassi avait formellement été accusé, l’automne dernier, de deux chefs de fraude envers le gouvernement et d’un chef d’abus de confiance par un fonctionnaire public.
Le député de la circonscription de LaFontaine, Tony Tomassi, a annoncé aujourd'hui sa démission. M. Tomassi, éjecté du caucus libéral il y a deux ans, avait fait quelques rares apparitions à l’Assemblée nationale, à titre de député indépendant.


Mais il n’avait plus été revu depuis l’automne dernier, après le dépôt d’accusations reliées à des faits qui avaient incité le premier ministre Jean Charest à l’expulser de son équipe, en mai 2010.

M. Tomassi, qui a été ministre de la Famille, a déclaré aujourd'hui dans un communiqué qu’il quittait ses fonctions immédiatement. «Tout au long des années, j’ai représenté avec fierté les électeurs de LaFontaine et je suis reconnaissant de la confiance qu’ils m’ont réitérée à trois occasions depuis 2003, a-t-il dit.

«Dans toute circonstance, j’ai cherché à demeurer un député présent dans le comté, accessible et à l’écoute des citoyens.»

Accusations

M. Tomassi avait formellement été accusé, l’automne dernier, de deux chefs de fraude envers le gouvernement et d’un chef d’abus de confiance par un fonctionnaire public. Les faits qui lui sont reprochés se seraient déroulés entre le 1er novembre 2007 et le 6 mai 2010.

En novembre dernier, M. Tomassi avait exprimé son souhait de demeurer en poste, sans toutefois se présenter à l’Assemblée nationale.

Son attaché de presse avait expliqué qu’il préférait rester à l’écart par crainte de faire l’objet d’attaques de l’opposition en raison des accusations portées contre lui.

Jugeant l’absence de M. Tomassi déraisonnable, la Coalition avenir Québec (CAQ) avait déposé la semaine dernière une plainte au Commissaire à l’éthique et à la déontologie.

Caire satisfait


Le député Éric Caire, à l’origine de la démarche, a affirmé aujourd'hui que l’annonce de M. Tomassi constitue une admission qu’il ne pouvait plus demeurer en fonction sans prendre part aux activités de l’Assemblée nationale.

«C’est le seul geste décent dans les circonstances, a-t-il dit. Par contre, ce que je trouve malheureux, c’est qu’il ait attendu deux ans. Et en posant le geste qu’il pose, dans le fond, M. Tomassi se reconnaît coupable lui-même en vertu de l’article 35 de notre code d’éthique.»

Le code d’éthique des députés stipule que les députés doivent faire preuve d’assiduité et ne peuvent, sans motif valable, «faire défaut de siéger à l’Assemblée nationale durant une période déraisonnable».
 
 
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