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    Faire campagne sur la crise étudiante serait irresponsable, dit un élu libéral

    1 mai 2012 |Antoine Robitaille | Québec

    Faire une campagne électorale sur la crise étudiante ne serait « pas responsable du tout » et serait « cynique en maudit » de la part du gouvernement, a soutenu le député libéral Gerry Sklavounos, en entrevue au Devoir dimanche.


    Les rumeurs d’élections générales de plus en plus prégnantes veulent que le gouvernement Charest songe à profiter de la crise, un dossier où il a l’appui de près de 60 % de la population, pour convier le peuple aux urnes dès la mi-juin. « Je n’aime pas ça ! Ce serait machiavélique un peu. Je ne pense pas que je serais à l’aise avec ça », a confié le député. Il convient que si son chef faisait un tel choix, il pourrait gagner certains points : « C’est sûr que ça peut jouer. On n’est pas déconnectés. C’est sûr que certains pourraient se dire : “Charest a tenu son bout et je vais l’appuyer”. » Mais le député estime que ce serait trop risqué de « manufacturer » ainsi une crise.


    Un tel stratagème est selon lui un « couteau à deux tranchants ». Il pourrait entraîner des « accidents », « des blessés ». « S’il y arrivait un accident et quelqu’un perdait la vie… Honnêtement, ce serait terrible comme responsabilité. »


    Tout en soutenant qu’il n’a pas été avisé qu’une élection s’en venait, le député de Laurier-Dorion souligne que, si cela se présentait, les troupes libérales « préféreraient faire campagne sur l’économie ». Les Québécois voient que partout, l’économie est difficile, mais qu’ici, « une certaine confiance règne ». « La campagne peut se faire là-dessus. »


    Et le Plan Nord ? En étude de crédit la semaine dernière, Jean Charest a rappelé avec enthousiaste la décision de Jean Lesage de déclencher des élections en 1962 sur le thème de la nationalisation de l’électricité. M. Sklavounos estime que le Plan Nord fait partie d’un discours économique du PLQ. Mais il est « complexe », ajoute-t-il. Notamment à cause du discours selon lequel le gouvernement « brade les ressources ». Le député estime qu’il faudra expliquer aux Québécois que les investisseurs prennent des risques en venant dans le nord et qu’« on ne peut pas tout leur enlever » lorsqu’ils exploitent les ressources.


     
     
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