Lettres - Tout cela sonne faux
Je ne suis pas ce que l’on pourrait appeler un militant. Mes jeunes années m’ont montré que la politique ronge inutilement ceux qui s’y collent, monte des ego en épingle, créée des montres de vanité, surtout s’ils y sont depuis plus de 10 ans. La machine (langage du milieu politique pour désigner les ministères) devient l’extension de leur volonté. Le bunker, une espèce de Versailles de béton…
J’ai cru à ce qu’on m’avait appris : le respect, l’honnêteté, le devoir, le bien commun.
Puis sont venues les blagues de notre premier ministre. Certains y ont vu de banales galéjades, je n’y ai vu que du mépris. Pourquoi le fil s’est-il cassé à ce moment précis ? Je l’ignore… Les politiciens sont ce qu’ils sont, me direz-vous. Et vous aurez raison. Reste que le mépris n’a pas sa place en politique quand on parle d’une partie de la population. Reste que la condescendance n’a pas de mise quand on est premier ministre. Reste que l’arrogance, résidu de trop d’années au pouvoir, est le résultat d’une suite de trop de courbettes. Reste que je ne peux croire que notre démocratie se résume à élire un roi tous les quatre ans.
Il y a quelque chose qui sonne faux dans tout cela…
Le reste sera histoire. Peut-être. Sans victime. Sans bourreau. Nous sommes en Amérique quand même… Mais les stratagèmes ignobles d’un gouvernement qui cherche seulement sa réélection sont pour moi des claques en plein visage.
À mon intelligence, à ce que l’on m’a appris, aux efforts de mon père, à mon filleul que j’aime et à notre avenir. Tout cela sonne faux. J’aimerais croire que je ne suis pas le seul.
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Jacques Bouchard - Le 26 avril 2012








